Le coeur d’un mentor

Auteur : Debbie Ogrodnick

Par  Debbie Ogrodnick, traduit de l’anglais par G. Paradis

Une jeune femme est entrée silencieusement dans mon bureau, s’asseyant sur une chaise à l’autre bout de la pièce. Je l’ai presque manquée, tellement j’étais concentrée sur l’écran de mon ordinateur. « Puis-je vous aider? » ai-je dit en souriant. Ses yeux se promenaient nerveusement un peu partout. Comme un peu forcée de se confier, elle répondit : « Je me rendais à l’épicerie, et je me suis retrouvée ici. »

A la recherche d’un lieu sûr

Un médecin rempli de compassion avait référé Lana* à un conseiller chrétien; c’était une de ses nombreuses tentatives pour l’aider avec son problème de dépression chronique. Lana avait commencé à fréquenter l’église, puis elle avait décidé que ce qu’elle y entendait à propos de Dieu était vrai.

Lana avait besoin d’un lieu sûr pour vivre un rétablissement, une place pour découvrir plus sur le Dieu dont elle venait juste de faire la connaissance. Elle était donc là, debout dans le bureau de l’église, hésitante et prudente. Notre cheminement ensemble, qui allait durer cinq ans, avait commencé. Ni elle ni moi ne serions plus jamais les mêmes.

Personne d’autre que Dieu n’aurait pu réunir deux personnes aussi différentes. Elle était célibataire, au début de la trentaine. J’étais dans la mi-quarantaine, mariée, avec des enfants. Elle était sans emploi et avait trop de temps pour elle. Je travaillais à temps plein, et j’avais plus d’engagements et de responsabilités qu’il m’était réaliste de pouvoir prendre. Tous les aspects de nos deux vies étaient complètement différents, sauf un : nous avions le même Dieu. Apparemment, cela suffisait.

Prendre le temps d’être mentor

Le rétablissement de Lana ne fut pas instantané. Elle avait un lourd passé, avec des années de dysfonctionnement et de relations malsaines; toute sa vie était plongée dans une grande noirceur.  Le cheminement fut difficile, la marche quotidienne, astreignante, et la tentation de laisser tomber, constante… pour toutes les deux. Et pourtant, Dieu, dans sa miséricorde, nous a donné la force et la détermination dont nous avions besoin pour continuer.

Très souvent, « je n’avais pas le temps » pour les longues visites inattendues à mon bureau ou les appels téléphoniques fréquents. Et pourtant, en dépit des « nombreux points à mon ordre du jour », je réussissais à accomplir l’essentiel. Alors que nous passions du temps ensemble dans la prière, Dieu nous rencontrait puissamment. Dans ces moments, j’ai souvent été la personne qui recevait plutôt que celle qui donnait.

Être un mentor n’est jamais une expérience à sens unique. Même si j’étais la « femme plus âgée enseignant à une femme plus jeune », Lana m’a fréquemment enseigné alors que je luttais avec des situations difficiles dans ma propre vie. Rien n’a été perdu. Comme plusieurs mentors l’expérimentent, je sens que j’ai reçu plus que j’ai donné.

Il y a un verset dans la Bible qui dit que Dieu promet de « restituer les années qu’ont dévorées la sauterelle ». Dans les temps anciens, lorsqu’une nuée de sauterelles s’abattait sur une région, ces bestioles mangeaient toute pousse verte en vue. Des champs prêts pour la récolte devenaient une perte totale. Sauterelles signifiait dévastation. Une fois qu’elles étaient passées, il ne restait plus rien. Dieu nous promet de ne pas nous laisser dévastées. Il ne promet pas que les choses redeviendront comme elles étaient, mais il promet qu’il y aura une récolte – quelque chose à espérer, quelque chose pour nourrir nos âmes.

J’ai récemment eu le privilège d’être la dame d’honneur au mariage de Lana. Sa vie, autrefois désolée et dénudée, avait été plus que rétablie. Beaucoup de joie l’attendait. Je suis privilégiée d’avoir pris part tant au cheminement qu’à ce jour très spécial.

Le Seigneur pourrait faire de vous un mentor aussi.

Souvent nous envisageons le mentorat comme une relation à long terme, vécu en face à face.  Mais en ligne, une heure par semaine suffit pour voir Dieu vous utiliser comme mentor. Tous les sites de TruthMedia offrent aux lecteurs la possibilité de jouir du mentorat en ligne.  Tous les jours, nous recevons des courriels de gens qui partagent leurs soucis avec nous. Des bénévoles formés comme mentors prient pour eux et répondent à leurs courriels.

Beaucoup de nos mentors affirment que Dieu les guide de façon précise dans leur rédaction de courriels. Quelques mentors se limitent à un courriel par personne.   Mais d’autres invitent les gens à écrire de nouveau et parfois un dialogue plus constant s’établit. Notre système de gestion de courriels, ARC, vous permet de répondre aux courriels sans dévoiler votre adresse électronique. Puisque vous êtes libre de choisir l’heure qui vous convient pour répondre aux courriels, ce ministère s’adapte à tout horaire. Si vous cherchez un moyen d’étendre votre influence comme chrétien, le mentorat en ligne pourrait répondre à vos attentes.

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Une réponse à “Le coeur d’un mentor”

  • marc says:

    jemande a dieu de nous donner une grace a moi et chantale.nous vivions un début de relation tres difficile.il y a eu rupture mais je demande a dieu de ce panché sur nous.

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