Un soir, à l’urgence

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Ma fille s’était blessée en faisant du vélo de montagne et craignait une fracture au pied. Nous nous sommes donc rendues à l’urgence après ses cours pour vérifier si tel était le cas. Cela n’a pris que sept heures pour voir un médecin, qui a rassuré ma fille en lui disant qu’il ne s’agissait que d’une foulure.

Cela faisait plus de deux ans depuis notre dernière visite à l’urgence. J’avais oublié à quel point cet endroit est un lieu de souffrance. Pendant nos quelques heures d’attente, nous avons vu une femme souffrir d’une fausse couche, plusieurs personnes blessées par divers accidents, d’autres qui souffraient de crises cardiaques ou de troubles respiratoires, et même une jeune ado en menottes accompagnée de trois policiers et de deux ambulanciers.

Chacune de ces personnes souffrait d’une façon importante. Ce que j’ai trouvé de plus pénible dans tout cela, c’était de constater combien d’entre elles souffraient seules…

Ma mère avait coutume de dire que si nous étions pareils, l’un de nous serait de trop. Les différences entre conjoints créent un grand potentiel de complémentarité, mais ouvrent aussi la porte aux conflits. Précisons toutefois que les conflits sont normaux et peuvent être bénéfiques, à condition d’être gérés de façon ni trop passive, ni trop agressive. On voit souvent jouer la même dynamique malsaine où l’un attaque pendant que l’autre s’isole. Apprenez plutôt à aborder les conflits de façon positive, en gardant confiance en votreconjoint et dans le lien solide qui vous unit. Allez-y, offrez-vous une « bonne » dispute!

  • À ÉVALUER EN COUPLE    Êtes-vous du genre à attaquer ou à vous retirer?

  • À EXPLORER      À quoi un conflit positif ressemblerait-il?

  • À DÉTERMINER ENSEMBLE    Quand vous voyez venir un conflit, oubliez la fuite ou l’attaque.      CHERCHEZ plutôt une solution gagnante pour vous deux.

  • À GARDER EN TÊTE    Les conflits constructifs sont orientés sur la recherche d’une solution, pas sur les personnes. C’est ainsi qu’on approfondit une relation.


 

« Si le cœur d’un homme est pénétré de sagesse, il parlera de façon avisée, et ses paroles serontd’autant plus persuasives. D’aimables paroles sont comme un rayon de miel : douces pour l’âme et bienfaisantes pour le corps. »

Proverbe de Salomon (Proverbes 16:23-24)

Cela m’a rappelé que chaque personne que je rencontre a son histoire unique. Cela m’a sensibilisé au fait que trop de personnes dans ma ville, mon quartier, ma rue même, souffrent seules… et que cela ne devrait pas être ainsi.

Le lendemain matin, en travaillant à l’ordi, je suis tombée par hasard sur ce court-métrage qui illustre brillamment l’isolement dans lequel trop d’entre nous vivent notre souffrance:

Au cours de la soirée à l’hôpital, ma fille et moi avons pris le temps de sourire à nos voisins solitaires dans la salle d’attente et de dire bonjour. Cela nous a permis d’en rencontrer deux en particulier, d’entendre leur histoire, et je l’espère, de rendre leur temps d’attente moins pénible.Et si nous faisions plus souvent ce petit effort? Si, en souriant aux gens que nous croisons sur la rue, dans les salles d’attente, et ailleurs, nous disions un petit bonjour? Jusqu’où cela pourrait-il nous amener?

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