Un soir, à l’urgence

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Ma fille s’était blessée en faisant du vélo de montagne et craignait une fracture au pied. Nous nous sommes donc rendues à l’urgence après ses cours pour vérifier si tel était le cas. Cela n’a pris que sept heures pour voir un médecin, qui a rassuré ma fille en lui disant qu’il ne s’agissait que d’une foulure.

Cela faisait plus de deux ans depuis notre dernière visite à l’urgence. J’avais oublié à quel point cet endroit est un lieu de souffrance. Pendant nos quelques heures d’attente, nous avons vu une femme souffrir d’une fausse couche, plusieurs personnes blessées par divers accidents, d’autres qui souffraient de crises cardiaques ou de troubles respiratoires, et même une jeune ado en menottes accompagnée de trois policiers et de deux ambulanciers.

Chacune de ces personnes souffrait d’une façon importante. Ce que j’ai trouvé de plus pénible dans tout cela, c’était de constater combien d’entre elles souffraient seules…

Je me suis levée avant l’aube samedi dernier, alors que le monde était silencieux et sombre. J’ai descendu l’escalier sans faire de bruit pour ouvrir les rideaux du salon. À la lueur du lampadaire, je voyais la neige tomber doucement au sol. Le gratte-neige n’avais pas déblayé la route : tout était recouvert d’une douce couette blanche.

« Quelle belle journée pour une promenade! », me suis-je dit. Et c’est alors qu’une petite voix intérieure m’a chuchoté : « Pourquoi tarder? Vas-y! » Et donc, je me suis habillée chaudement pour ensuite m’aventurer dans la pénombre de l’aube.

Tranquillité

Un silence inhabituel m’a accueilli. L’air semblait si pur et frais, nouvellement nettoyé comme il l’était par la descente des flocons. Tandis que je me promenais ici et là dans le quartier, le jour s’est levé, transformant les tons bleuâtres de la neige en une douce blancheur. C’était pour moi l’un de ces moments de bien-être intense qui me remplissent d’une joie transcendante. Mon cœur semblait exploser de reconnaissance envers celui qui avait créé un monde si merveilleux. C’était comme si une nouvelle dimension de la beauté de Dieu se présentait à moi.

Avez-vous déjà vécu un tel moment de transcendance, de sorte que vous aviez l’impression d’entrevoir Dieu alors que vous contempliez sa création en vous émerveillant de sa beauté? En ce moment, avez-vous désiré voir cette conscience de Dieu se transformer en une contemplation de plus en plus profonde de sa personne?

C’est le cas pour moi, et ce, depuis ma tendre enfance.

Qu'en est-il pour vous?

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Cela m’a rappelé que chaque personne que je rencontre a son histoire unique. Cela m’a sensibilisé au fait que trop de personnes dans ma ville, mon quartier, ma rue même, souffrent seules… et que cela ne devrait pas être ainsi.

Le lendemain matin, en travaillant à l’ordi, je suis tombée par hasard sur ce court-métrage qui illustre brillamment l’isolement dans lequel trop d’entre nous vivent notre souffrance:

Au cours de la soirée à l’hôpital, ma fille et moi avons pris le temps de sourire à nos voisins solitaires dans la salle d’attente et de dire bonjour. Cela nous a permis d’en rencontrer deux en particulier, d’entendre leur histoire, et je l’espère, de rendre leur temps d’attente moins pénible.Et si nous faisions plus souvent ce petit effort? Si, en souriant aux gens que nous croisons sur la rue, dans les salles d’attente, et ailleurs, nous disions un petit bonjour? Jusqu’où cela pourrait-il nous amener?

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