Eau vive

Auteur : Anne-Marie Montgomery

gain_eauChaque matin, à mon réveil, je me rends à la salle de bain. J’ouvre le robinet, et une eau pure et fraîche en sort. Chaque jour, j’ai facilement accès à toute l’eau qu’il me faut pour me brosser les dents, me laver, préparer mon café, faire le ménage ou le lavage…

Nous sommes si riches en eau au Canada. Mais ce n’est pas le cas pour tout le monde.

Depuis cet été, je réfléchis souvent à ce fait. Cela a commencé lorsque j’ai regardé un documentaire à la télé : A World Without Water. Ce film a soulevé des faits terrifiants.

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...

Plus d’un milliard de personnes sur cette terre n’ont pas de source fiable d’eau potable. On estime que près de 50 % des habitants des pays en voie de développement souffrent de maladies liées aux problèmes d’assainissement des eaux, et que 90 % des maladies diarrhéiques (la deuxième cause de mortalité chez les enfants de moins de 5 ans) sont dues aux problèmes d’hygiène causés par un manque d’eau potable.

Et la situation se complique. Car de plus en plus, l’approvisionnement en eau en milieu urbain relève de sociétés privées. Si les riches peuvent facilement acheter cette eau, les pauvres se voient de plus en plus coupés des sources d’eau potable qui les entourent. Et certains choisissent alors de la voler.

En plus, des compagnies comme Coca-Cola s’installent dans ces pays et embouteillent l’eau qui servait jadis à l’irrigation et à l’approvisionnement en eau de la population environnante. N’est-ce pas voler l’eau des habitants de la région que d’agir ainsi?

Voici d’autres questions que je me pose :

Les municipalités devraient-elles permettre la privatisation de l’approvisionnement en eau et ne l’offrir qu’aux personnes qui peuvent se la payer?

Les personnes qui volent cette eau pour la donner aux pauvres sont-elles dans le droit ou dans le tort?

Devrait-on interdire aux compagnies qui vendent des produits à base d’eau de s’installer là où il existe déjà une carence d’eau potable?

Liens suggérés (en anglais seulement): GAiN, Flow

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