La guignolée

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Chaque année, juste avant Noël, quelqu’un vient cogner à la porte : c’est la guignolée, une tradition qui remonte de loin, une collecte de denrées et de fonds qui permet aux plus pauvres de participer pleinement aux Fêtes.

C’est une façon tout à fait québécoise de vivre l’entraide en communauté.

L’entraide a joué un rôle important dans l’histoire de notre pays.

Ma mère avait coutume de dire que si nous étions pareils, l’un de nous serait de trop. Les différences entre conjoints créent un grand potentiel de complémentarité, mais ouvrent aussi la porte aux conflits. Précisons toutefois que les conflits sont normaux et peuvent être bénéfiques, à condition d’être gérés de façon ni trop passive, ni trop agressive. On voit souvent jouer la même dynamique malsaine où l’un attaque pendant que l’autre s’isole. Apprenez plutôt à aborder les conflits de façon positive, en gardant confiance en votreconjoint et dans le lien solide qui vous unit. Allez-y, offrez-vous une « bonne » dispute!

  • À ÉVALUER EN COUPLE    Êtes-vous du genre à attaquer ou à vous retirer?

  • À EXPLORER      À quoi un conflit positif ressemblerait-il?

  • À DÉTERMINER ENSEMBLE    Quand vous voyez venir un conflit, oubliez la fuite ou l’attaque.      CHERCHEZ plutôt une solution gagnante pour vous deux.

  • À GARDER EN TÊTE    Les conflits constructifs sont orientés sur la recherche d’une solution, pas sur les personnes. C’est ainsi qu’on approfondit une relation.


 

« Si le cœur d’un homme est pénétré de sagesse, il parlera de façon avisée, et ses paroles serontd’autant plus persuasives. D’aimables paroles sont comme un rayon de miel : douces pour l’âme et bienfaisantes pour le corps. »

Proverbe de Salomon (Proverbes 16:23-24)

Dans le contexte rural, cela se vivait quotidiennement. Il y avait en premier lieu l’entraide en famille : les tantes, les oncles, les frères et les sœurs, solidaires, veillant les uns sur les autres. Ensuite, il y avait l’entraide réciproque entre voisins. En dernier lieu, si les deux premiers modes ne suffisaient pas, il y avait l’aide paroissiale.

Aujourd’hui, surtout en contexte urbain, une telle entraide spontanée se fait plus rare et plus complexe.

Parfois, nous vivons loin de notre famille.
Parfois, nous ne connaissons pas nos voisins.
Parfois, nous ne faisons partie d’aucune communauté.
Parfois, nous nous retrouvons seuls, isolés.

Mais même en milieu urbain, de multiples occasions de participer à la vie en communauté se présentent à nous. Même si nous ne connaissons personne qui a besoin d’aide, nous pouvons offrir des denrées aux banques alimentaires, des vêtements d’hiver aux sans-abri, des fonds aux maisons d’hébergement. Nous pouvons rendre visite aux gens dans les hôpitaux et les foyers d’accueil. Nous pouvons nous offrir comme bénévoles à ces organismes qui œuvrent si souvent dans l’ombre le reste de l’année. Nous pouvons travailler en groupe pour organiser des activités de collectes de fonds, comme les médias le font chaque année avec leur grande guignolée.

Nous sommes héritiers d’une longue et belle tradition d’entraide…

Continuons la tradition… Découvrons de nouvelles façons de la vivre… Nous en sortons tous gagnants!

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