Dieu et la souffrance

Auteur : Anne-Marie Montgomery

haitiLorsque nous voyons des désastres de l’ampleur des séismes en Haïti, nous pouvons commencer à nous poser de sérieuses questions au sujet de Dieu. Je lisais récemment un article de journal dans lequel une personne, face à cet événement, posait les questions suivantes :

Où est Dieu dans tout cela? Pourquoi n’a-t-il pas agi pour empêcher ce fléau? Comment Dieu peut-il être bon s’il permet une telle souffrance?

Ce sont de vraies questions, qui nous invitent à la réflexion.

J’ai découvert au fil des ans que lorsque nous souffrons, les réponses offertes par les gens qui nous entourent ne peuvent nous satisfaire. Seules les réponses que Dieu nous offre peuvent soulager notre cœur, notre âme et notre esprit. Et pour découvrir ses réponses, nous devons venir à lui, lui en parler, et accueillir par la foi ce qu’il nous dit par sa Parole et son Esprit. Il est celui qui peut nous consoler dans toutes nos souffrances.

Je me suis levée avant l’aube samedi dernier, alors que le monde était silencieux et sombre. J’ai descendu l’escalier sans faire de bruit pour ouvrir les rideaux du salon. À la lueur du lampadaire, je voyais la neige tomber doucement au sol. Le gratte-neige n’avais pas déblayé la route : tout était recouvert d’une douce couette blanche.

« Quelle belle journée pour une promenade! », me suis-je dit. Et c’est alors qu’une petite voix intérieure m’a chuchoté : « Pourquoi tarder? Vas-y! » Et donc, je me suis habillée chaudement pour ensuite m’aventurer dans la pénombre de l’aube.

Tranquillité

Un silence inhabituel m’a accueilli. L’air semblait si pur et frais, nouvellement nettoyé comme il l’était par la descente des flocons. Tandis que je me promenais ici et là dans le quartier, le jour s’est levé, transformant les tons bleuâtres de la neige en une douce blancheur. C’était pour moi l’un de ces moments de bien-être intense qui me remplissent d’une joie transcendante. Mon cœur semblait exploser de reconnaissance envers celui qui avait créé un monde si merveilleux. C’était comme si une nouvelle dimension de la beauté de Dieu se présentait à moi.

Avez-vous déjà vécu un tel moment de transcendance, de sorte que vous aviez l’impression d’entrevoir Dieu alors que vous contempliez sa création en vous émerveillant de sa beauté? En ce moment, avez-vous désiré voir cette conscience de Dieu se transformer en une contemplation de plus en plus profonde de sa personne?

C’est le cas pour moi, et ce, depuis ma tendre enfance.

Qu'en est-il pour vous?

À lire aussi : Éveil à la présence de Dieu

Donc, si je partage quelques-unes de mes réflexions ici, c’est en reconnaissant que je ne saurai jamais répondre à ces questions comme il le faut. Tout ce que je peux faire, c’est partager quelques pensées qui me sont venues lorsque j’en ai parlé avec Dieu, dans l’espoir que cela encourage d’autres personnes à aller vers lui pour être consolées par lui.

1. Pourquoi Dieu n’a-t-il pas agi pour empêcher cela?

Même en me posant la question, je suis devenue consciente du fait que c’était une question sans réponse possible. Comment puis-je même affirmer que Dieu n’a pas agi? Je ne sais pas s’il a agi ou non. Comment savoir si ce tremblement de terre, dans ce lieu, en ce moment, n’était pas la meilleure façon de gérer les forces naturelles sur cette planète? Si Dieu avait agi pour empêcher ce séisme, un autre séisme plus grand, plus désastreux aurait-il pu en résulter?

Je n’ai aucune façon de savoir ce qu’auraient été les résultats ou les conséquences d’une intervention divine.

Nous ne pouvons pas savoir ce que Dieu empêche d’arriver, tout simplement parce que ce que Dieu empêche d’arriver n’arrive pas. Nous ne savons pas à quel point Dieu intervient dans le cours des choses, parce que nous ne voyons que la réalité de ce qui se passe et non les multiples possibilités de ce qui auraient pu arriver. Juger Dieu pour ce que nous pensons qu’il n’a pas fait, c’est juger sans connaître les faits.

C’est là un des arguments que Dieu avance vers la fin du livre de Job : nous ne sommes pas le créateur, nous ne comprenons même pas comment il a créé l’univers, alors  comment pouvons-nous évaluer sa façon de le gérer? Nous ne saurions pas gérer cet univers pour une seule nanoseconde, alors n’est-ce pas ridicule de penser que nous pourrions faire mieux que Dieu?

2. Comment Dieu peut-il permettre la souffrance s’il est bon?

Une réponse philosophique à cette question est que Dieu peut être bon  tout en permettant la souffrance si cette souffrance accomplit un bien ultime qui ne pourrait s’accomplir autrement. La vraie question que nous devrions alors nous poser est celle-ci : la souffrance sur cette terre accomplit-elle un bien ultime qui ne pourrait s’accomplir autrement?

Une réponse biblique à cette question est que Dieu travaille à la création d’une éternité sans mal, sans souffrance, sans mort pour les milliards d’êtres humains qui disent oui à son offre gratuit: la participation à son Royaume éternel avec Jésus comme Roi. C’est dans ce but éternel, prévu même avant la création de ce monde, que Dieu a envoyé Jésus souffrir sur cette terre pour nous libérer de toute souffrance et de tout mal. Dieu n’est pas un Dieu lointain qui nous regarde souffrir sans compassion. Il est un Dieu qui est venu partager notre souffrance afin de nous libérer de la souffrance. Nous ne voyons sur cette terre qu’une seule étape de ce processus, un point infime sur une ligne infini : les résultats de notre révolte contre lui et son activité dans l’histoire pour nous libérer pleinement de toutes les conséquences néfastes de notre révolte.

Dieu aurait donc créé cette terre de la meilleure façon possible pour accomplir son plan éternel. La souffrance sur cette terre joue un rôle très important dans la préparation de cette éternité parfaite qui attend tous ceux qui accueillent la solution à la souffrance offerte par Jésus. Sur cette terre qui gémit des effets du mal, nous découvrons notre besoin de Dieu. En d’autres mots, la souffrance sur cette terre nous aide à comprendre pleinement notre besoin de vivre sous le règne de Dieu, en nous permettant de découvrir de première main les conséquences du refus de ce règne.

Par exemple, la souffrance sur cette terre m’apprend que je désire plus que ce que ce monde présent peut m’offrir. Elle m’apprend à désirer cette éternité parfaite sans souffrance qui est mon vrai destin. Et elle me convainc aussi de mon besoin de Jésus comme Roi, car je ne possède ni la sagesse, ni la puissance nécessaires pour bien vivre sans Lui.

Dieu, dans son amour infini et éternel pour nous, a répondu parfaitement au problème de la souffrance. Son Fils unique, Jésus, est venu pour mettre fin à la souffrance, et il  nous invite tous à accueillir sa solution éternelle à la souffrance, et aussi à passer notre vie à soulager la souffrance des gens qui nous entourent. Ne nous a-t-il pas enseigné à aimer Dieu de tout notre cœur et à aimer notre prochain comme nous-mêmes?

Ces thèmes se trouvent expliqués dans ces passages de la Bible, entre autres:

Romains 8

1 Corinthiens 15

Apocalypse 21

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