Avide de liberté

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Lorsque j’étais enfant, je rêvais de prendre mon envol… je voulais planer comme un oiseau, libre des contraintes que m’imposait la gravité. Pour moi, voler comme un oiseau était l’emblème même de la liberté.

Nous sommes avides de liberté. Nous gémissons devant les contraintes et les limites que nous connaissons, et nous voulons agir pour voir ces contraintes effacées.

Récemment, de jeunes artistes canadiens se sont réunis dans l’espoir de voir les Haïtiens jouir d’une plus grande liberté comme peuple. Ils ont chanté leur espoir d’un meilleur avenir pour ces gens, qui comptent parmi les plus pauvres en ce monde. Ils ont posté leur vidéo sur facebook

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...
dans l’espoir de ramasser des fonds pour la reconstruction de ce pays. C’est une chanson qui incarne notre soif de liberté, la chanson Waving flag, de Young Artists for Haiti.

Mais est-ce seulement la pauvreté qui vient brimer notre liberté? Pour qu’un peuple soit libre, suffit-il de pourvoir à ces besoins matériels?   Le simple fait d’être riche garantit-il la liberté? Certes, il faut agir pour soulager la pauvreté en ce monde, mais est-ce suffisant?

Qu’est-ce que la liberté, au juste?

Comment la définir?

Comment y parvenir?

Selon Jésus, la vraie liberté, c’est de pouvoir dire non à toute forme de mal pour ne dire oui qu’au bien. Vivre libre, c’est faire l’expérience au quotidien de cette capacité qu’il nous donne d’aimer Dieu et notre prochain de tout notre cœur…

Que penses-tu de sa vision de la liberté?

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