Désirs suprêmes

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Un matin, la semaine passée, je me suis trouvée en pleine discussion à mon réveil. Cela m’arrive parfois. C’est à se demander quelles sortes de rêves j’ai!

De toute façon, je me suis réveillée avec cette question en tête : Anne-Marie, pourquoi fais-tu les choses que tu fais? Est-ce possible que tout dans ta vie se résume à la poursuite de désirs?

Ma première réaction était : Bien, non! Je fais beaucoup de choses que je ne veux pas faire, comme… nettoyer la salle de bain, par exemple… Je n’aime pas du tout cette tâche, mais je la fais quand même.

— Mais, pourquoi la fais-tu?

— Bien, parce que je n’aime vraiment pas une salle de bain malpropre, et tôt ou tard, je n’en peux plus.

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...

— Donc, tu fais ce que tu ne veux pas faire pour obtenir quelque chose que tu veux, pour satisfaire un désir?

— Ah… c’est vrai… en fin de compte… même les choses que je n’aime pas faire, je les fais pour satisfaire un désir ou un autre…

C’est ainsi que je me parlais en moi-même (ou peut-être étais-je en train de parler avec Dieu?), quand une autre pensée m’est venue à l’esprit.

Dans ce cas-là, rien n’est plus important dans la vie que notre choix de désirs à poursuivre? Rien n’est plus important que le choix des désirs suprêmes qui l’emporteront sur tous les autres?

Rien n’est plus important que notre choix de désirs à poursuivre…

Depuis, je réfléchis à cette question, et surtout à ce que je choisis comme désirs suprêmes. Et comme d’habitude, je me suis tournée vers Jésus pour une réponse.

Il y a deux mille ans, Jésus nous a invités à poursuivre deux désirs suprêmes. Seraient-ce les meilleurs désirs à poursuivre? Aurait-il, en suggérant ces deux poursuites fondamentales, suggéré la voie vers la vie la plus épanouie?

Voici sa suggestion :

1. Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée.

2. Aime ton prochain comme toi-même.

Depuis, chaque jour, je me demande : Comment cette journée peut-elle se trouver transformée si j’adopte ces deux désirs comme désirs suprêmes de ma vie, aujourd’hui?

Et j’aimerais t’inviter à te joindre à moi dans ce questionnement.

Tout comme pour aimer notre prochain, nous devons premièrement venir à le connaître, de la même façon, pour aimer Dieu, nous devons premièrement venir à le connaître personnellement

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