Solidaires

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Je me trouvais sur un navire; nous traversions le fleuve Amazone, un trajet d’une trentaine d’heures. J’étais membre d’une équipe qui se rendait en mission dans un coin perdu du Brésil.

Le billet pour le trajet en navire avait annoncé que les repas étaient fournis; nous n’avions donc rien apporté avec nous pour nous restaurer. Les repas promis consistaient en un riz gris qui promettait de nous rendre malades si nous osions l’avaler. Nous vivions donc un jeûne forcé.

En ce beau matin ensoleillé, le deuxième du trajet,  nous nous trouvions le ventre creux, debout sur le pont à regarder les flots passer. Nous avons commencé à passer par une série d’îlots, et c’est alors que nous avons vu des jeunes en haillons s’approcher du navire en pirogues. Je me demandais pourquoi ils agissaient ainsi lorsque j’ai vu les gens dans le navire leur lancer des paquets de linge et de nourriture qu’ils avaient préparés.

Nous avons reçu l’invitation au moins trois semaines avant l’événement. Notre député invitait la population à une épluchette de maïs. Mon mari et moi voulions vraiment y assister, si seulement pour remercier notre député pour son travail assidu. Nous avons donc mis l’invitation sur une tablette, en nous disant qu’il ne fallait pas manquer ça!

Ce n’est que le matin après l’événement que nous avons constaté que nous l’avions complètement oublié.

Cela se comprenait : la veille de l’événement, je me suis rendue à l’urgence de l'hôpital avec une de mes filles, qui s’était blessée aux deux chevilles, et ce n’est que 16 heures plus tard, vers 15 h, que nous sommes retournées chez nous…

Évidemment, j’étais tout simplement trop épuisée pour penser à une épluchette de maïs!

Mon mari, pour sa part, avait aussi oublié l’événement du fait que son horaire était terriblement chargé cette journée-là…

Et c’est ainsi que, malgré nos bonnes intentions, nous avons raté cette fête à laquelle nous aurions voulu participer.

Dieu comprend notre tendance à ne pas répondre aux invitations qui nous sont lancées.

Il nous tend à tous la plus belle invitation possible : Venez vivre avec moi pour l’éternité!

Et, il sait bien que pour toutes sortes de raisons que nous jugeons bonnes, nous pouvons mettre l’invitation sur la tablette, en nous disant : « J’y répondrai… plus tard. »

C’est pour cela que Dieu nous invite à ne pas tarder à répondre à son invitation. Il dit : « Au temps favorable je t'ai exaucé, Au jour du salut je t'ai secouru. Voici maintenant le temps favorable, voici maintenant le jour du salut. » Et encore : « Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas vos cœurs… »

L’invitation est lancée; Dieu attend notre réponse. Pour y dire oui, il suffit de faire le choix contraire de celui d’Adam et Ève.



























Le choix d’Adam et Ève Le choix offert par Jésus
ils ont douté de l’amour et de la bonté de Dieu se fier à l’amour et à la bonté de Dieu, tels que manifestés par Jésus-Christ
ils se sont détournés de la volonté de Dieu pour suivre la voix de Satan, qui introduit le péché dans le monde se retourner vers Dieu pour suivre Jésus, en reconnaissant en lui celui qui enlève le péché du monde en payant lui-même notre dette sur la croix
ils ont ainsi refusé le règne de Dieu, et c'est ainsi que le péché, la condamnation et la mort ont atteint tous les êtres humains accueillir le règne de Dieu pour devenir citoyens du Royaume parfait et éternel de Dieu en reconnaissant Jésus comme Maître
ils ont choisi la séparation d’avec Dieu qui résulte du péché choisir l’union avec Dieu en accueillant son Esprit en nous
ils ont vu l’image de Dieu en eux corrompu par le péché voir l’image de Dieu en nous restaurée par l’Esprit

Ce retour vers Dieu, ce pas de foi, s’exprime en lui parlant honnêtement, du fond du cœur. Vous pourriez exprimer cette décision ainsi :

Père,

Comme Adam et Ève, j’ai refusé par le passé de me soumettre à ton règne parfait et bienveillant. J’ai désobéi à ta volonté à de multiples reprises, méritant ainsi la mort, loin de ta face. Mais, dans ton grand amour, tu m’invites plutôt à accueillir ton don gratuit de pardon et de vie éternelle, et aujourd’hui, j’accepte de plein cœur ton invitation à revenir à toi pour être secouru. Merci Jésus, d’être venu parmi nous nous révéler l’amour et la bonté de ton Père. Merci pour ta mort à la croix pour moi, cette preuve ultime de ton amour, cette mort qui a payé la dette entière de mon péché. Merci pour la vie éternelle et la réconciliation que tu as ainsi rendues possibles pour moi. Viens m’habiter par ton Esprit pour faire de moi la personne que tu veux que je sois. Merci pour cette invitation à vivre éternellement avec toi, et merci d’avoir tout fait pour rendre cela possible.

 

Si vous avez ainsi décidé de vous confier à Jésus pour le suivre, je vous invite à me le laisser savoir en cliquant sur le bouton « Oui! » pour que je puisse m’en réjouir avec vous!

Aujourd'hui, si vous entendez sa voix, n'endurcissez pas votre cœur...

(versets cités dans ce blogue : 2 Corinthiens 6.2 et Hébreux 3.7-8)

Ce geste de solidarité m’a beaucoup touché.

Une autre pensée m’est venue à l’esprit à la découverte de ces jeunes qui vivaient si isolés du monde :

« Anne-Marie, que serait ta vie si tu étais née ici, plutôt qu’au Canada? »

Parfois, nous pensons que nous sommes responsables du succès que nous connaissons en ce monde, mais en ce moment, j’ai compris comme jamais auparavant les multiples influences sur ma vie qui avaient fait de moi la personne que j’étais. J’ai la joie de vivre dans un pays développé où l’État est solidaire de ces citoyens et offre à tous une éducation de qualité et des soins de santé compréhensifs. Mes parents ont travaillé à des emplois rémunérateurs qui leur ont permis de prendre bien soin de nous.

D’autres enfants ne se trouvent pas entourés des mêmes avantages. Ils se trouvent dans des pays en voie de développement qui ne sont pas en mesure d’offrir les mêmes services. Les parents ne reçoivent que très peu comme rémunération de leur travail. Ils se trouvent parfois en manque des nécessités de la vie, incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants.

Je suis revenue de ce voyage au Brésil consciente de l’écart qui existe entre les mieux nantis et les moins nantis de notre planète.

Que pouvons-nous faire pour nous assurer que les enfants en ce monde ont accès aux services nécessaires à leur réussite en ce monde? Comment pouvons-nous devenir plus solidaires les uns envers les autres?

Une façon de changer le monde, c’est en changeant la vie d’une personne à la fois…

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