La vie, le souffle, toutes choses

Auteur: Anne-Marie Montgomery

Comment répondez-vous à la question suivante : « Pourquoi existe-t-il quelque chose, plutôt que rien? »

Les réponses à cette question sont si nombreuses et variées qu’elles peuvent nous laisser perplexes et indécis. Nous pouvons même désespérer de trouver la réponse. Mais nous savons qu’il faut la chercher, parce que notre réponse à cette question influencera notre vie à tout jamais.

À l’époque de Jésus, c’était beaucoup comme aujourd’hui. La diversité religieuse était la norme. Les réponses à la question étaient multiples. C’est dans ce contexte multiculturel que le message de Jésus s’est répandu et a pris racine. Comment les disciples ont-ils réussi à le proclamer?

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La réponse pourrait nous surprendre.

Voici un petit extrait de ce que Paul déclare ouvertement devant le grand public à Athènes, une ville remplie de temples divers :

« Dieu, qui a créé l’univers et tout ce qui s’y trouve, et qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples bâtis de mains d’hommes. Il n’a pas besoin non plus d’être servi par des mains humaines, comme s’il lui manquait quelque chose. Au contraire, c’est lui qui donne à tous les êtres la vie, le souffle et toutes choses. » (Actes 17.24-25)

Devant la multiplicité de religions qui existe à Athènes, Paul n’hésite pas à se proclamer monothéiste. Il invite ces auditeurs, adeptes de multiples religions, à considérer une idée nouvelle : l’idée qu’un seul vrai Dieu existe, qu’il est le Créateur d’absolument tout dans l’univers, et qu’il n’a besoin de rien de notre part. C’est plutôt lui qui est la source de tout ce qu’il nous faut : la vie, le souffle, toutes choses.

Il ne nous doit rien; nous lui devons tout.

L’adoption de cette optique change tout :

Reconnaître qu’un seul Dieu existe, c’est rejeter tous les autres dieux comme faux.

Reconnaître qu’il a tout fait, c’est reconnaître que tout lui appartient, incluant nous.

Reconnaître qu’il nous a tout donné, c’est le reconnaître comme la source de tout bien, digne de notre confiance et de notre reconnaissance.

C’est radical comme croyance. Aujourd’hui autant qu’alors.

Qu’en pensez-vous?

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