Le Fils promis

Auteur : Anne-Marie Montgomery

L’amour de Dieu me dépasse. Jamais je ne parviendrai à le décrire ou à l’exprimer. Mais je vais tout de même tenter de le faire, car son amour me transforme et me fait revivre!

Dans mon dernier blogue, j’ai parlé du fait que dès notre premier acte de révolte en tant que race humaine, Dieu nous a redonné espoir en nous donnant une promesse : un jour, la semence d’une femme mettrait fin à la tyrannie du serpent…

Peu à peu, au fil des siècles, Dieu a précisé les circonstances de la venue de ce fils par l’entremise de ses prophètes. Et lorsque tout était finalement prêt, ce fils promis a vu le jour.

« Car Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...
, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle… » Jean 3.16

Quel mystère insondable!

Le Créateur de l’univers entier, le Dieu souverain et éternel, le Tout-Puissant, nous a aimés.

Nous avons douté de sa bonté parfaite; il nous a aimés.

Nous avons refusé son règne et sa loi; il nous a aimés.

Nous sommes devenus des enfants révoltés; il nous a aimés.

Nous avons vécu dans l’indifférence la plus complète à son égard; il nous a aimés.

Nous l’avons remplacé par des dieux qui n’étaient que le fruit de notre imagination; il nous a aimés.

Qui aurait soupçonné que Dieu puisse manifester envers nous un si grand amour, une si grande grâce, quand nous méritions plutôt sa colère et son jugement?

Le fils restaurateur promis à nos ancêtres dès l’aube de l’histoire était non seulement fils d’Adam, non seulement fils d’Abraham, non seulement fils de David… il était le Fils unique de Dieu.

Jésus, éternellement présent auprès du Père, a accepté de prendre sur lui notre humanité, non seulement pour un temps, mais pour toujours! Car, en acceptant de devenir homme, en acceptant de naître, de mourir et de ressusciter des morts en tant qu’être humain, Jésus a du même coup accepté de demeurer à la fois pleinement homme et pleinement Dieu à tout jamais!

Ce n’est que l’amour qui l’a poussé à s’identifier ainsi à nous : le plus parfait des amours, le plus pur des amours, le plus infini des amours : son amour pour nous.

Dieu nous a tellement aimés…

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