En avent, avec Jésus: Jour 9

Auteur: Anne-Marie Montgomery

Il n’y a rien de plus pénible pour un parent que de voir son enfant bien-aimé en train de mourir d’une maladie incurable. Tout parent se sent si impuissant, si désemparé, en de telles circonstances!

En Jean 4.43-54, nous trouvons l’histoire d’un tel parent…

Jésus,

Tu quittes un lieu où l’accueil est des plus chaleureux, la Samarie, pour retourner dans une région qui ne t’a pas bien accueilli en premier.

Mais les choses ont changé. L’accueil est plus chaleureux cette fois-ci. La nouvelle s’est répandue : tu peux guérir les gens! Tu peux faire des merveilles! Tu n’es pas simplement un prophète : tu te classes parmi les plus grands prophètes!

Tu es de nouveau à Cana, lieu de ton premier signe en Galilée. Et tu reçois la visite d’un homme très important, venu de Capernaüm : un intendant royal, un haut fonctionnaire au service du roi Hérode.

Il est évident que son titre, son statut social n’ont aucune influence sur toi. Tu n’arrêtes pas tout pour acquiescer à sa demande. Tes premières paroles semblent même lui refuser sa demande : « À moins de voir des signes miraculeux et des choses extraordinaires, vous ne croirez donc pas? »

Tu viens d’arriver de la Samarie, où une multitude a cru sans voir des signes miraculeux. C’est toi qu’ils ont vu, et cela leur a suffi.

Nous sommes beaucoup aujourd’hui à chercher des signes miraculeux, des choses extraordinaires, des preuves de ton existence et de ton pouvoir. Beaucoup disent : « S’il fait si ou ça pour moi, alors je croirai. » Mais, ce que tu cherches, ce sont des personnes qui te recherchent, toi, et non pas toutes sortes d’avantages temporels que tu peux offrir. Ce que tu recherches, ce sont de vrais adorateurs, qui adorent le Père en esprit, et en vérité.

Tu invites donc cet homme si important à vivre par la foi, et non par la vue. Tu l’invites à croire pour voir et non à voir pour croire.

Tes paroles envers lui sont une promesse, mais aussi un défi, un ordre : « Va, rentre chez toi, ton fils est bien portant. »

En cet instant, ce père avait un choix à faire : mettre sa confiance en ta parole et retourner chez lui, ou continuer à insister que tu viennes chez lui pour guérir son fils, comme la Sunamite l’a fait avec le prophète Élisée.

Il choisit de faire confiance à ta simple parole : il choisit de croire, sans voir.

Les serviteurs n’ont pas attendu son retour pour lui annoncer la nouvelle : ils ont couru à sa rencontre, pour lui dire que l’impossible était arrivé : le fils avait survécu à la fièvre qui le menaçait! Le père constate que c’était l’heure même où tu lui avais dit : « Ton fils est bien portant. » Dès lors, il croit, lui et toute sa maisonnée.

En arrivant à Cana, il pensait sûrement qu’il te fallait être physiquement présent pour accomplir un miracle. En te faisant confiance, il a découvert que le temps et l’espace ne te présentent aucun obstacle.

C’est comme ça la foi : nous croyons, parfois d’une toute petite foi, une foi trépidante… Nous avons juste assez de foi pour obéir à ta Parole… mais c’est assez. Car la foi suffisante, c’est la foi qui te prend sur parole et qui obéit à tes directives. Nous pouvons avoir des hésitations, des craintes, des doutes, mais si nous agissons sur ce que tu nous dis, si nous faisons ce que tu nous demandes, cela suffit.

Et lorsque nous obéissons, lorsque nous prenons ce pas de foi, nous te voyons agir, et notre foi s’affermit, comme elle s’est affermie pour ce papa, pour cette famille. Nous découvrons plus que jamais ta beauté, ta puissance, ta grandeur!

Nous croyons, et nous voyons… Nous voyons, et nous croyons plus fermement encore.  Et nous progressons ainsi, de foi en foi…

C’est toujours le premier pas qui est le plus difficile…

Merci pour toutes les fois que je t’ai vu agir en réponse à ma foi hésitante, malgré mes doutes, mes hésitations, mes craintes. Merci que ce n’est pas la qualité de ma foi qui compte, mais la fidélité et la vérité de ta parole.

Tu ne dis que la vérité. Je peux me fier à tout ce que tu dis. Merci!

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