En avent, avec Jésus: Jour 10

Auteur: Anne-Marie Montgomery

Y a-t-il de plus grande solitude que celle provoquée par la maladie chronique? Y a-t-il des paroles plus tristes que celles-ci : « Je n’ai personne… »?

En Jean 5.1-18, nous découvrons ce qui se passe quand un malade solitaire rencontre Jésus.

Jésus,

Quand tu te rends à Jérusalem cette fois-ci, tu visites un lieu de souffrance, une piscine où il se trouve un grand nombre de malades, d’aveugles, d’infirmes.

Mais tu ne t’adresses pas à la foule, mais à un seul et unique individu. Il n’était pas là dans l’espoir de te rencontrer. Il ne te connaissait même pas. Non, son espoir était de pouvoir un jour arriver premier dans cette piscine aux eaux curatives, bien qu’il savait que cela était très improbable, car il était seul. Une foule l’entourait, mais il était seul. Ceux qui l’entouraient souffraient eux aussi; ils n’allaient certainement pas céder leur avantage pour lui venir en aide, car les eaux ne pouvaient guérir qu’une seule personne lorsqu’elles s’agitaient.

Tu viens vers lui, pour lui parler. Parmi toute cette foule, c’est lui seul que tu as choisi d’approcher.

« Veux-tu être guéri? »

« Je n’ai personne… personne pour m’aider… Quelqu’un y arrive toujours avant moi. »

Mais pas aujourd’hui. Aujourd’hui, il est celui qui sera guéri, non du fait qu’un ange a remué des eaux, mais parce que le Fils lui a parlé; non parce qu’il a réussi à se plonger à l’eau le premier, mais parce que l’Eau de vie est venue jusqu’à lui.

« Eh bien, lève-toi, prends ta natte et marche. »

Jésus, tu n’as pas dit : « lève-toi et marche », mais bien « lève-toi, prends ta natte et marche ».

En lui demandant de prendre sa natte, tu lui as demandé d’enfreindre une des règles du sabbat alors en vigueur, une règle imposée non par ton Père, mais par des rabbins. Il devait donc choisir entre obéir à la tradition religieuse de son jour et obéir à ta voix. Il a choisi l’obéissance à ta voix, et il s’est trouvé guéri!

En Samarie, tu as fait fi des règlements religieux concernant la vaisselle. Ici encore, tu t’opposes à toutes ces règles que les hommes viennent ajouter à ta Parole. Tu t’opposes à toute tradition religieuse qui nous aveugle à ta bonté, ta grâce et ton amour!

Comme prévu, les dirigeants religieux se mettent à poursuivre cet homme. Plutôt que de se réjouir de sa guérison, ils le critiquent et le menacent.

Leur colère se tourne rapidement contre toi, la source de tout ce trouble.

Qui es-tu pour oser questionner les traditions de leurs pères? Pour qui te prends-tu?

Ta réponse n’a rien de calmant. À leurs yeux, tu viens d’ajouter au crime de violer le sabbat, le crime de te dire égal à Dieu.

Et le miracle, cette guérison? L’ont-ils complètement oublié?

Jésus,

Tu m’invites à te suivre, toi, le Fils de Dieu, le Sauveur du monde. Tu ne m’appelles pas à une religion humaine, à une série de règles écrasantes, mais à une relation vivante avec toi. Je veux entendre ta voix et la suivre, même lorsqu’elle va à l’encontre des traditions de mon époque, des tabous de mon jour. Montre-le-moi, quand je commence à suivre une autre voix que la tienne.

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