En avent, avec Jésus : Jour 20

Auteur: Anne-Marie Montgomery

En Jean 9.1-13, Jésus accomplit une œuvre que personne n’a accomplie avant lui. Il donne la vue à un homme aveugle de naissance.

Jésus,

Lorsqu’il fait noir, je suis aveugle, car mes yeux ne captent pas suffisamment de lumière pour voir. Ce matin, je me suis levée en pleine noirceur, mais tranquillement, l’aube s’est levée, et j’ai pu distinguer de plus en plus clairement tout ce qui m’entourait. Pour moi, l’aveuglement est temporaire. Il suffit d’un peu de lumière pour que je voie.

En sortant du temple, tu vois un homme né aveugle. Il n’a jamais vu qui que soit, ni quoi que se soit. Ses yeux ne peuvent capter la lumière qui l’entoure.

Tes disciples  voient en lui un sujet de discussion théologique.  Lorsqu’ils te demandent une explication de son état, tu corriges une pensée répandue à l’époque, une pensée qui venait sûrement ajouter grandement à la souffrance des personnes handicapées ou malades. Beaucoup de gens croyaient que lorsqu’une personne souffrait, c’était parce qu’elle avait péché. Mais ici, tu dis qu’il n’y a pas toujours un lien direct entre le péché et la souffrance. En effet, tu affirmes que dans ce cas particulier, c’est pour manifester les œuvres de Dieu qu’il est né aveugle.

C’est souvent comme ça dans la vie : notre souffrance et notre faiblesse servent à manifester ta puissance. Ton salut ne peut se révéler que dans un monde déchu… Si nous n’étions pas malades, te verrions-nous guérir? Si nous n’étions pas en deuil, te verrions-nous nous consoler? Si nous ne connaissions aucun mal, te verrions-nous nous délivrer du mal? La lumière brille dans les ténèbres. S’il n’y avait pas de ténèbres, serions-nous conscients de l’existence de la lumière?

L’aveugle ne te connaît pas, mais peut-être entend-il tes paroles? L’espoir jaillit-il en son cœur à la nouvelle que son aveuglement servira à manifester les œuvres de Dieu? Est-ce qu’il t’entend lorsque tu dis que tu es la lumière du monde, et que tu dois faire les œuvres de celui qui t’envoie?

Tu lui mets de l’argile sur les yeux, une argile que tu as fabriquée. Il t’entend, et maintenant, il ressent tes mains sur ses yeux, en train d’y appliquer quelque chose d’humide et frais.

Nous sommes tous faits de poussière et d’eau. Nous sommes tous façonnés de ta main. L’argile que tu façonnes et que tu places sur ses yeux serait-elle un symbole d’un acte créateur?

Tu lui dis d’aller se laver, et il t’obéit.  Il s’y rend, il se lave, et il voit, pour la première fois de sa vie! Il regarde tout autour de lui, et découvre un monde d’une beauté insoupçonnée!

Il voit clairement, et la première chose qu’il veut faire, c’est retourner au lieu où tu l’as rencontré.

Comment a-t-il réagi en voyant tout autour de lui tant de couleurs et de formes? Son visage rayonnait-il de joie? Y voyait-on des yeux pétillants d’émerveillement? Ses voisins et les autres gens qui le connaissent n’en reviennent pas en le voyant, car il ne se ressemble presque plus!  Comment est-ce possible? Un aveugle de naissance qui voit! Il faut le montrer aux pharisiens!

Toute sa vie, la lumière entourait cet homme aveugle, mais ses yeux ne pouvaient la capter. Pour lui, la vie n’était que nuit. Mais tu l’as vu, tu l’as touché, tu as recréé ses yeux, et il voit! Les ténèbres se sont transformées en lumière!

Il t’a rencontré, et cette rencontre a tout changé. Il sait que c’est toi, Jésus, qui l’a guéri. Es-tu encore là, où il t’a rencontré? Il ne te retrouve pas… Mais comment pourrait-il te reconnaître dans la foule? Car il était aveugle lorsqu’il t’a rencontré…

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