En avent, avec Jésus : Jour 25

Auteur: Anne-Marie Montgomery

En Jean 11.1-16, Jésus reçoit la nouvelle qu’un de ses amis est malade, sur le point de mourir. Comment réagit-il à cette nouvelle?

Jésus,

Tu étais ami avec Marthe, Marie et leur frère Lazare. Vous vous aimiez tous les quatre.

Lorsque Lazare tombe malade, c’est tout naturel pour Marthe et Marie de t’en aviser. Tu as guéri toutes sortes de maladies et d’infirmités, même à distance. Si tu guéris des étrangers, tu guériras sûrement ton ami!

Le serviteur qu’elles ont envoyé entend ta promesse : « Cette maladie n’aboutira pas à la mort, elle servira à glorifier Dieu; elle sera une occasion pour faire apparaître la gloire du Fils de Dieu. »

Sûrement, en entendant ces paroles, ceux qui t’entouraient pensaient que tu promettais que Lazare allait se remettre de sa maladie?

Lorsque le serviteur est retourné auprès de Marie et de Marthe pour leur annoncer ce que tu as dit, Lazare était-il toujours vivant? L’espoir d’une guérison a-t-il pris racine dans leur cœur, pour ensuite se trouver transformé en désespoir devant cette mort inattendue?

Comment tes paroles ont-elles alors affecté Marie et Marthe? Leurs cœurs étaient-ils remplis de doute? De déception? De colère? De questions?

Jésus,

Parfois, nous pensons que tu répondras à toutes nos requêtes, parce que nous t’appartenons et tu nous aimes. Tu es le Bon Berger. Nous sommes tes brebis…

Parfois, ta Parole semble promettre une aide ou une délivrance qui ne vient pas en temps voulu… Parfois, comme Marthe et Marie, nous t’attendons… et nous voyons nos rêves et nos espoirs s’écrouler devant nous.

Le texte nous dit que tu aimes Marie, Marthe et Lazare. Mais tu les laisses souffrir, quand tu n’avais qu’à dire un mot pour que Lazare  soit guéri.

Jésus,

Tes voies ne sont pas nos voies. Tu ne fais pas toujours les choses comme nous voudrions.

Tu n’as pas accompagné le serviteur sur le chemin de retour. Tu as attendu deux jours avant de décider de retourner en Judée.

Certes, c’était dangereux d’y retourner. Les Juifs avaient essayé de te lapider la dernière fois que tu t’es présenté au temple. Mais lorsque tes disciples te parlent du danger qui t’attend, ta réponse énigmatique leur révèle que ce n’est pas par crainte des Juifs que tu avais quitté la Judée, mais simplement pour accomplir les œuvres de ton Père.

Lazare est mort. Tu le sais déjà. Cela ne t’a pas pris par surprise. Tu connais tout. Ton Père voulait que tu attendes que Lazare meure et soit enseveli avant d’aller vers Marie et Marthe…

Tu as attendu deux jours parce que ton heure n’était pas encore venue. Ton retard va contribuer à la foi de tes disciples, ainsi qu’à la gloire de Dieu. Personne ne peut même imaginer ce que tu vas faire…

Jésus, tu nous aimes, mais ton amour ne nous préserve pas nécessairement du deuil, de la souffrance ou de la mort en ce monde. Tu permets parfois des choses très pénibles dans nos vies, des souffrances qui peuvent nous pousser à douter de ton amour et de ta puissance; des souffrances qui provoquent toutes sortes d’hésitations et de questions.

Parfois, ta réponse se fait attendre. La situation semble désespérée… Mais c’est dans les ténèbres que ta lumière luit…

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