Une semaine en quarante jours : Jour 13

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Je vous invite cordialement à vous joindre à moi chaque jour d’ici le dimanche des Rameaux pour lire le récit de la dernière semaine de la vie de Jésus, tel que raconté par Jean.

En Jean 15.18-27, Jésus nous explique pourquoi il est si important que nous nous aimions les uns les autres.

Jésus,

Nous vivons dans un monde qui ne te connaît pas et ne t’aime pas. L’être humain a tendance à préférer les dieux qui sont le fruit de son imagination au Dieu qui est là! Même lorsque tu es venu chez les tiens, ils ne t’ont pas reçu. Jamais leader religieux n’a été moqué, dénigré, renié ou attaqué comme tu l’as été et comme tu continues de l’être!

Le monde qui te rejette et te persécute nous persécutera aussi.  Nous le constatons en étudiant l’histoire : tous ceux qui veulent t’aimer et te suivre font face à de l’opposition, et parfois même à une persécution acharnée! Même aujourd’hui, nous voyons des frères et des sœurs payer de leur vie leur amour pour toi!

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...

Nous avons une effrayante capacité comme êtres humains : la capacité de haïr notre Créateur et tous ceux qui lui sont fidèles.

Tu sais que le monde te hais, mais tu es tout de même venu dans le monde. Dans ton grand amour pour nous tous, tu es venu parmi nous pour nous révéler le Père. Tu nous as parlé ouvertement, tu as accompli des miracles jamais vus parmi nous… Mais ce n’était pas assez… Tu ne peux jamais en faire assez pour convaincre ceux qui décident de te haïr.

Tu veux que nous partagions ton amour pour ce monde. Tu ne veux jamais que nous répondions au mal par le mal. Tu nous envoies plutôt pour faire le bien à ceux qui nous haïssent, pour bénir ceux qui nous maudissent, pour prier pour ceux  qui nous persécutent. Tu nous envoies, tout comme le Père t’a envoyé, pour témoigner de ton amour parfait à tes ennemis, par la puissance de ton Esprit. Il est difficile de persévérer dans cette tâche, si nous ne nous aimons pas les uns les autres… si nous ne sommes pas convaincus de ton amour!

Jésus, tu as affronté seul  cette haine, mais tu ne veux pas que nous l’affrontions seuls. Merci de ne pas nous envoyer seuls dans cette bataille. Tu nous y envoies plutôt en famille… avec des amis à nos côtés! Merci pour l’amour qui nous unit à toi et les uns aux autres! Merci pour ton Esprit qui témoigne aussi de toi! Merci!

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