Une semaine en quarante jours : Jour 29

Auteur: Anne-Marie Montgomery

Je vous invite cordialement à vous joindre à moi chaque jour d’ici le dimanche des Rameaux pour lire le récit de la dernière semaine de la vie de Jésus, tel que raconté par Jean.

En Jean 19.6-11, Pilate découvre le vrai motif de la haine des Juifs à l’égard de Jésus.

Jésus,

Tu es là, debout devant la foule, une couronne d’épines au front, un manteau pourpre sur les épaules, marqué de coups de fouet et de gifles. Tu souffres, atrocement!

Mais les chefs des prêtres et les gardes juifs ne sont pas satisfaits. Ta souffrance n’évoque aucune compassion en eux. Ils ne veulent rien de moins que ta mort, et ta mort sur la croix.

Une troisième fois, Pilate déclare publiquement qu’il ne trouve aucune raison de te condamner. Ses paroles indiquent qu’il ne veut pas participer à cet acte injuste. Il veut en finir; il veut te libérer. Se moque-t-il des Juifs en les invitant à enfreindre la loi romaine en te crucifiant eux-mêmes?

Ce n’est qu’alors que les Juifs révèlent le vrai motif de leur haine : tu as dit être le Fils de Dieu. Selon eux, tu as commis un blasphème, et tu dois mourir. Pilate est tenu de respecter leurs lois; c’est le mandat qu’il a reçu de Rome.

Tu as déjà dit à Pilate que tu es né et que tu es venu dans ce monde pour rendre témoignage à la vérité, et que celui qui appartient à la vérité écoute ce que tu dis. Les Juifs, là devant lui, affirment que tu as dit être le Fils de Dieu! Est-ce possible que tu aies dit vrai? Cette pensée effraie Pilate. Et donc, il vient te parler de nouveau pour découvrir si ses craintes sont fondées.

Tu te tiens là devant lui, souffrant de tous les effets de la torture, mais tu ne perds pas ton sang-froid. Tu ne réponds pas à sa question, car tu y as déjà répondu en affirmant témoigner de la vérité, en affirmant que tu es le Roi des Juifs et que ton royaume n’est pas de ce monde. Il doit maintenant choisir de te croire, ou de ne pas te croire.

Lorsqu’il te dit qu’il a le pouvoir de te libérer ou de te crucifier, tu lui réponds que tout pouvoir qu’il pense avoir lui vient d’en haut, pour ensuite prononcer ton jugement contre lui et contre Caïphe : « Celui qui me livre entre tes mains est plus coupable que toi. »

En le prononçant coupable, tu affirmes que tu as l’autorité de le juger.

En le prononçant coupable, tu affirmes que tu es innocent de toute charge contre toi : oui, tu as dit être le Roi des Juifs, le Fils de Dieu, mais tu disais vrai!

En le prononçant coupable, tu affirmes qu’il n’avait nullement le droit de te torturer comme il l’a fait!

Tu te tiens là devant lui, faible, souffrant d’une douleur extrême, mais tu es pleinement maître de la situation.

Tu es venu dans ce monde pour témoigner de la vérité, et tu y témoignes jusqu’à la fin!

Quel courage! Quelle confiance! Quelle autorité!

Tu es le Fils de Dieu! Tu es le Sauveur du monde! Tu es le juste Juge!

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