L’élection

Auteur : Anne-Marie Montgomery

D’ici une semaine, les citoyens canadiens iront voter pour leur député fédéral. Nous agirons par millions pour choisir les représentants qui seront responsables de la gestion de notre pays.

Je ne trouve pas cela facile de choisir un député. Les élections me demandent de réfléchir à ma vision du monde, à mes valeurs et à mes priorités. Elles m’invitent aussi à réfléchir aux qualités que je désire voir nos dirigeants manifester.

J’ai lu toutes les plateformes des partis; j’ai lu la documentation que chaque candidat m’a envoyée; j’ai suivi les débats. Maintenant, je dois me décider…

J’admire chaque personne qui se présente comme candidat, même si je ne partage pas leurs valeurs ou leur vision du monde. Nos députés travaillent de longues heures, souvent au détriment de leur santé ou de leur vie de famille. Ils sont souvent la cible de mensonges ou de critiques mal fondées. Nous entendons parler des échecs de quelques-uns, mais nous passons souvent sous silence tout le bien que d’autres accomplissent.

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...

C’est tout un privilège de pouvoir voter. Beaucoup de citoyens en ce monde n’y ont pas droit. D’autres donnent leur vie en ce moment dans l’espoir que leurs concitoyens pourront en jouir un jour. Je ne veux pas prendre ce privilège à la légère. C’est pour cela que je ne vote pas aveuglément, mais que je cherche plutôt à faire un choix éclairé. Ce n’est pas facile… il faut aller au-delà des astuces du marketing pour chercher les faits. Il faut savoir rejeter le mensonge pour découvrir la vérité.

C’est un peu comme ça pour toutes les grandes décisions dans la vie. Il est important d’investir le temps qu’il faut pour faire un choix aussi éclairé que possible.

À mon avis, cela devrait inclure notre cheminement spirituel. Cette semaine, à la télé, j’ai entendu un jeune dire que ce que l’on croit importe peu, en autant que l’on croie en quelque chose. Il ne voit aucun bienfait à distinguer le faux du vrai quand cela vient à la foi…

Autant je ne veux pas faire un choix aveugle ou mal informé quand cela vient à l’élection fédérale, autant je ne veux pas choisir aveuglément en quel Dieu je vais me confier.  Je crois qu’il faut prendre le temps de distinguer entre le mensonge et la vérité. Je crois qu’il faut peser les faits et faire un choix aussi éclairé que possible.

Et vous, qu’en dites-vous?

Print


Tags: ,

Courriel Imprimer

Aucun commentaire

Afficher vos commentaires

Invitation au dialogue

Publicité pour le livre Publicité pour des clips sur Jésus

Visitez Âme Avide sur facebook!

Sondage

Croyez-vous aux récits de la naissance de Jésus trouvés dans la Bible?

  • Oui (57%, 228 Votes)
  • Non (28%, 111 Votes)
  • En partie (8%, 33 Votes)
  • Je ne sais pas (7%, 28 Votes)

Total des votes: 400

Loading ... Loading ...