La contemplation

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Je me promène sur notre 200 m2 de terrain pour contempler pendant quelques moments cette vie foisonnante qui m’entoure quotidiennement.

Une douce brise estivale me caresse la joue; le soleil me baigne de ses rayons bienfaisants.

Je me ferme les yeux pour mieux entendre le doux gazouillis des oiseaux du quartier : moineaux, rouges-gorges et tourterelles tristes créent une musique de fond sans cesse renouvelée.

J’ouvre les yeux pour observer l’abeille qui bourdonne près des minuscules fleurs bleues des myosotis qui adornent notre plate-bande chaque printemps.

Dans la cour arrière, notre cerisier, lourd de fruits verts, sert de refuge non seulement aux oiseaux, mais aussi aux écureuils du coin.

Je me suis levée avant l’aube samedi dernier, alors que le monde était silencieux et sombre. J’ai descendu l’escalier sans faire de bruit pour ouvrir les rideaux du salon. À la lueur du lampadaire, je voyais la neige tomber doucement au sol. Le gratte-neige n’avais pas déblayé la route : tout était recouvert d’une douce couette blanche.

« Quelle belle journée pour une promenade! », me suis-je dit. Et c’est alors qu’une petite voix intérieure m’a chuchoté : « Pourquoi tarder? Vas-y! » Et donc, je me suis habillée chaudement pour ensuite m’aventurer dans la pénombre de l’aube.

Tranquillité

Un silence inhabituel m’a accueilli. L’air semblait si pur et frais, nouvellement nettoyé comme il l’était par la descente des flocons. Tandis que je me promenais ici et là dans le quartier, le jour s’est levé, transformant les tons bleuâtres de la neige en une douce blancheur. C’était pour moi l’un de ces moments de bien-être intense qui me remplissent d’une joie transcendante. Mon cœur semblait exploser de reconnaissance envers celui qui avait créé un monde si merveilleux. C’était comme si une nouvelle dimension de la beauté de Dieu se présentait à moi.

Avez-vous déjà vécu un tel moment de transcendance, de sorte que vous aviez l’impression d’entrevoir Dieu alors que vous contempliez sa création en vous émerveillant de sa beauté? En ce moment, avez-vous désiré voir cette conscience de Dieu se transformer en une contemplation de plus en plus profonde de sa personne?

C’est le cas pour moi, et ce, depuis ma tendre enfance.

Qu'en est-il pour vous?

À lire aussi : Éveil à la présence de Dieu

Le gazon est d’un vert étonnant… la pluie l’a arrosé abondamment ces derniers jours. Lorsque je l’observe de plus près, je constate la présence d’une variété d’espèces de plantes vertes et d’insectes, et non seulement de l’herbe.

Ma cour regorge de vie; mon quartier regorge de vie; cette planète entière regorge de vie.

Lorsque j’étais étudiante en biologie, je passais des heures chaque jour à étudier la complexité et la beauté de cette vie abondante. Cela me servait de rappel constant de la grandeur, de la sagesse et de la bonté du Créateur.

Parfois, j’essayais d’imaginer que cela n’était que le produit du hasard et du temps, mais je n’y arrivais jamais. Peut-être pouvais-je imaginer la création aléatoire d’une molécule ou d’une autre, mais imaginer que les milliers de molécules différentes nécessaires à la structure d’une seule cellule puissent se créer, au hasard, en même temps, dans un espace assez restreint pour qu’ils puissent former un tout viable et se reproduire avant de se désagréger? Cela exigeait une foi immense, une imagination bien plus grande que la mienne!

Lorsque j’entends une symphonie de Mozart, je n’attribue jamais l’œuvre au hasard. Je ne me dis jamais que cela est le produit d’une centaine de singes qui picotent au hasard une centaine d’instruments. Lorsque je contemple un tableau de Rembrandt, de Monet ou d’Emily Carr, je ne l’attribue jamais à quelques coups de pinceau envoyés à l’aveuglette. Je sais, instinctivement, que tout chef-d’œuvre a un chef d’œuvre, et je crois que nous savons tous, au plus profond de notre être, que la vie qui nous entoure, l’univers qui nous entoure, manifeste l’existence d’un Chef d’œuvre.

Cependant, il est facile de nier cette connaissance. Nous vivons dans un monde effréné qui n’encourage pas nécessairement la contemplation et la réflexion. Nous vivons dans un monde bruyant qui nous rend souvent sourds à la symphonie constante qui nous entoure. Nous vivons dans un monde distrayant qui nous rend souvent aveugles aux magnifiques tableaux vivants qui nous entourent…

Et, ayant perdu de vue le chef-d’œuvre, nous perdons aussi de vue le Chef de l’œuvre…

Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit… Paul, disciple de Jésus

À lire aussi :

Les merveilles de la création

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