La contemplation

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Je me promène sur notre 200 m2 de terrain pour contempler pendant quelques moments cette vie foisonnante qui m’entoure quotidiennement.

Une douce brise estivale me caresse la joue; le soleil me baigne de ses rayons bienfaisants.

Je me ferme les yeux pour mieux entendre le doux gazouillis des oiseaux du quartier : moineaux, rouges-gorges et tourterelles tristes créent une musique de fond sans cesse renouvelée.

J’ouvre les yeux pour observer l’abeille qui bourdonne près des minuscules fleurs bleues des myosotis qui adornent notre plate-bande chaque printemps.

Dans la cour arrière, notre cerisier, lourd de fruits verts, sert de refuge non seulement aux oiseaux, mais aussi aux écureuils du coin.

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...

Le gazon est d’un vert étonnant… la pluie l’a arrosé abondamment ces derniers jours. Lorsque je l’observe de plus près, je constate la présence d’une variété d’espèces de plantes vertes et d’insectes, et non seulement de l’herbe.

Ma cour regorge de vie; mon quartier regorge de vie; cette planète entière regorge de vie.

Lorsque j’étais étudiante en biologie, je passais des heures chaque jour à étudier la complexité et la beauté de cette vie abondante. Cela me servait de rappel constant de la grandeur, de la sagesse et de la bonté du Créateur.

Parfois, j’essayais d’imaginer que cela n’était que le produit du hasard et du temps, mais je n’y arrivais jamais. Peut-être pouvais-je imaginer la création aléatoire d’une molécule ou d’une autre, mais imaginer que les milliers de molécules différentes nécessaires à la structure d’une seule cellule puissent se créer, au hasard, en même temps, dans un espace assez restreint pour qu’ils puissent former un tout viable et se reproduire avant de se désagréger? Cela exigeait une foi immense, une imagination bien plus grande que la mienne!

Lorsque j’entends une symphonie de Mozart, je n’attribue jamais l’œuvre au hasard. Je ne me dis jamais que cela est le produit d’une centaine de singes qui picotent au hasard une centaine d’instruments. Lorsque je contemple un tableau de Rembrandt, de Monet ou d’Emily Carr, je ne l’attribue jamais à quelques coups de pinceau envoyés à l’aveuglette. Je sais, instinctivement, que tout chef-d’œuvre a un chef d’œuvre, et je crois que nous savons tous, au plus profond de notre être, que la vie qui nous entoure, l’univers qui nous entoure, manifeste l’existence d’un Chef d’œuvre.

Cependant, il est facile de nier cette connaissance. Nous vivons dans un monde effréné qui n’encourage pas nécessairement la contemplation et la réflexion. Nous vivons dans un monde bruyant qui nous rend souvent sourds à la symphonie constante qui nous entoure. Nous vivons dans un monde distrayant qui nous rend souvent aveugles aux magnifiques tableaux vivants qui nous entourent…

Et, ayant perdu de vue le chef-d’œuvre, nous perdons aussi de vue le Chef de l’œuvre…

Depuis la création du monde, les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité se voient dans ses œuvres quand on y réfléchit… Paul, disciple de Jésus

À lire aussi :

Les merveilles de la création

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