Est-ce que tu m’aimes?

Auteur : Marie-Josée Fortin

Il y a quelques années, une comédie musicale intitulée Un violon sur le toit jouait parfois à la télévision. Il s’agissait de l’histoire d’une communauté juive qui vivait en Pologne, isolée et vivant d’une façon traditionnelle toutes les traditions que cela implique. Le héros de l’histoire était le fier père de quatre filles, qui avaient une vision plus moderne, le moderne des années 30. En effet, elles désiraient se marier par amour et non pas suite aux manigances de la marieuse du village. Leur papa, en écoutant leurs arguments, se mit à réfléchir sur son propre vécu et sur sa relation de couple. Il ne s’était pas marié par amour, mais en suivant la tradition.

Il vint donc, par une chanson mémorable (il s’agit d’une comédie musicale ne l’oublions pas), demander à sa femme : « Est-ce que tu m’aimes? ». D’abord surprise, sa  femme lui demande s’il est devenu fou. Ensuite, comme il insiste, elle commence à énumérer tout ce qu’elle a fait pour lui depuis toutes ces années. Elle a fait le ménage pour lui, a cuisiné et cousu. Elle lui aussi donné quatre enfants et s’est occupé de tout pour lui. Et lui, insistant, redemande : « Oui, mais… est-ce que tu m’aimes? » Et la chanson se termine par l’aveu de sa femme qui déclare qu’en effet, elle l’aime.

En considérant cet épisode, malgré tout un peu humoristique, on peut se demander si nous n’avons pas la même attitude envers Dieu parfois. Face à la question : «Dieu m’aime-t-il? », nous avons tendance à énumérer tout ce qu’il a fait pour nous. En effet, Il est mort pour nous, quoi demander de plus? Et malgré cela, Il fait plus que cela, Il nous donne à manger, nous donne un toit sur notre tête, Il nous donne la santé et nous protège. Mais est-ce que cela répond à la question de son amour? Et si le repas est brulé ou que le toit est percé et que l’eau s’infiltre? Et si notre santé vacille et qu’un accident nous frappe?

Pour quelqu’un qui vit une épreuve, cette question peut parfois rester et causer un doute. Mais même pour quelqu’un qui vit son quotidien sans grands bouleversements, la réponse est nécessaire. Comment savoir que Dieu nous aime, au-delà de ces bénédictions quotidiennes que nous apprenons facilement à prendre pour acquis?

… En lui demandant.

Voilà ce que j’apprends cette année, j’apprends à Lui demander directement : « Est-ce que tu m’aimes? », et j’apprends à écouter la réponse; elle pourra venir d’un verset spécial dans la Bible ou d’une phrase lue dans une revue, du couplet d’un hymne ou du titre d’une chanson populaire, ou même du chant d’un oiseau. La seule limite dans l’expression de son amour pour nous est notre négligence à écouter. Et je peux être rassurée, Dieu ne me considérera pas comme une folle parce que je Lui demande s’Il m’aime. Il va répondre, comme Il le fait continuellement, en utilisant les mots qui me font du bien, une image qui me touche… ou une chanson humoristique dans une comédie musicale.

Moi aussi je t’aime Dieu!

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