Une petite voix

Auteur : Anne-Marie Montgomery

J’ai entendu un reportage fascinant hier. Il semblerait qu’une petite statuette du général Wolfe aurait été trouvée dans l’une des toilettes d’un hôtel à Ottawa et remise au personnel de cet établissement. Une note accompagnait la statue (ma traduction) :

Le 22 mai 2011

Monsieur,

Madame,

Pendant les années 1950, j’ai stupidement volé cette statuette de Wolfe de l’édifice situé sur la rue Sussex qui accueillait à l’époque les Archives publiques du Canada. C’est grâce à l’amabilité d’étrangers qu’elle vous est remise parce que ma conscience m’a dérangé pendant longtemps, et que je suis aujourd’hui un vieil homme. Je regrette profondément cet acte de folie et je demande pardon aux autorités d’avoir ainsi dépourvu les Archives de cet artefact.

« T’as pas honte?! »

Cette phrase condamnatrice ne nous a-t-elle pas tous flagellés à un moment ou autre? Ne luttons-nous pas tous contre la honte, ce sentiment désagréable de ne pas être à la hauteur des attentes d’autrui, ou même de nos propres attentes à notre sujet?

La honte se trouverait-elle à la racine de tout manque d’estime de soi?

Tant de choses peuvent devenir sources de honte : un acte destructif que nous regrettons profondément; notre victimisation aux mains des autres; une maladie quelconque; un échec cuisant; une faiblesse ou un manquement dont nous aimerions tant nous trouver délivrés…

Il me semble que la honte prend de plus en plus d'ampleur dans notre société depuis qu’Internet existe. Aujourd’hui, n’importe qui peut afficher nos moindres défauts et méfaits en ligne, aux yeux du monde entier. Et cela peut avoir des effets dévastateurs.

Nous n’avons qu’à songer à toutes ses personnes qui se suicident parce que quelqu’un a affiché en ligne une photo ou un vidéoclip qui leur faisait honte, au point qu’elles ont préféré mettre un terme à leur vie plutôt que de vivre, marginalisées.

« T’as pas honte? » N’est-ce pas le message subliminal de toute annonce publicitaire? « T’as pas honte de faire de l’embonpoint? T’as pas honte de tes vêtements, de tes dents, de tes cheveux, de ta peau, de ta forme physique? T’as pas honte de ta voiture, de ta maison, de tes meubles? T’as pas honte? »

Oui, notre société nous motive par la honte, et ce, constamment. Et cela peut nous anéantir.

Est-ce possible d'être délivrés de cette honte qui nous hante?

La semaine dernière, j’ai regardé un film qui m’a invité à réfléchir à cette question. Il s’agit du film Magdalène, l’histoire de Jésus telle que racontée par Marie de Magdala. Nous y découvrons comment Jésus l’a délivreé de la honte, et comment il peut nous en délivrer aussi. Je vous invite donc à prendre le temps de regarder ce film , en notant surtout la compassion et l'amour étonnants de Jésus pour les personnes les plus marginalisées et seules de son époque…

En voici un clip :

 


Est-ce là la solution à la honte? L’expérience d’une compassion et d’un amour parfaits que nous manifestons alors à notre tour?

Qu’en dites vous?

Voir aussi une étude en ligne:

Libérés de la honte

 

« Ma conscience m’a dérangé pendant longtemps », avoue-t-il…

Nous la connaissons tous, cette petite voix intérieure qui cherche à guider nos pensées et nos actes. Nous avons tous vécu la joie qui suit l’obéissance à cette voix, ainsi que la culpabilité, la honte et le remords qui suivent la désobéissance à ses conseils, n’est-ce pas?

Mais d’où vient cette connaissance innée du bien et du mal? Pourquoi nous habite-t-elle?

Dans le livre Âme avide, Erwin McManus dit ceci : Jésus semble nous dire que notre univers intérieur nous offre plus de possibilités de découvrir Dieu que l’univers qui nous entoure (page 20).

Est-ce possible que ce soit le cas en ce qui concerne notre conscience? Est-ce possible que Dieu l’ait placée en nous pour nous aider à le connaître? Est-ce possible que ce soit l’une des façons qu’il se manifeste à nous?

Les lois d’un État nous révèlent les valeurs de cet État. Est-ce donc possible que ma conscience me révèle les valeurs de Dieu? Est-ce possible que tout ce que ma conscience me dit de faire, Dieu le fait, et que tout ce que ma conscience me demande d’éviter, il évite?

Si tel est le cas, alors :

  • Dieu est un être moral, avec une vision très précise du bien et du mal. Il juge non seulement les actions, mais aussi les pensées et les sentiments de mon cœur, puisque c’est ce que fait ma conscience.
  • Dieu est parfaitement juste, droit, saint et pur. Même la plus petite des offenses est sujette à son jugement.
  • Il dit toujours la vérité. Il ne ment jamais.
  • Il ne vole point. Il est plutôt généreux envers tous.
  • Il est patient et plein de bonté. Il est miséricordieux, un Dieu qui pardonne.
  • Il manifeste la douceur, le respect, la bienveillance. Il veut notre bien, et non notre malheur.
  • Il est fidèle : il ne nous abandonnera pas, il ne nous trahira pas.
  • Il est amour.

Je sais que cette liste n’est pas complète. Vous saurez sûrement y ajouter. Mais cela m’a quand même beaucoup surprise de constater à quel point je peux découvrir la nature et les valeurs de Dieu en écoutant cette petite voix qu’il a placée en moi, et en y réfléchissant, ne serait-ce qu’un peu…

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