La lutte

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Nous vivons dans un  monde qui semble parfois si rempli de mal et de souffrance. Pour plusieurs, c’est un obstacle important à la foi en Dieu.

Mais avons-nous raison de blâmer Dieu pour le mal qui nous entoure?

J’ai osé rêver en couleurs cette semaine. J’ai essayé d’imaginer ce que serait ce monde si chaque être humain sur cette terre agissait toujours selon sa conscience. Que serait ce monde si nous accomplissions tous fidèlement la volonté de Dieu?

Je vous invite à prendre quelques minutes pour rêver en couleurs avec moi.

Que serait ce monde si aucune personne ne mentait jamais? Comment cela viendrait-il simplifier les affaires, la politique, les ententes internationales, les relations familiales si personne ne trichait, si personne n’était hypocrite, si tout le monde respectait fidèlement tous ses engagements?

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...

Le monde serait-il meilleur, ou pire?

Que serait ce monde si personne ne blessait une autre personne, que ce soit en paroles, en attitudes ou en actes? Que serait ce monde si nous ne manifestions que le respect et l’amour à toute autre personne sur cette terre?

Le monde serait-il meilleur, ou pire?

Que serait ce monde si personne n’était égoïste ou avare, mais que tous partageaient librement et généreusement ce qu’ils ont avec ceux qui se trouvent dans le besoin?

Le monde serait-il meilleur, ou pire?

Que serait ce monde si nous évitions toute source de dépendance et ne cherchions pas à soulager le vide en nous en nous tournant vers l’alcool, la drogue, le sexe, la nourriture, la fantaisie ou toute autre dépendance, mais que nous nous tournions plutôt vers Dieu?

Le monde serait-il meilleur, ou pire?

Que serait ce monde si nous choisissions toujours et en tous lieux d’aimer Dieu de tout notre être et notre prochain comme nous-mêmes?

Le monde serait-il meilleur, ou pire?

 

Lorsque j’y pense, ne serait-ce qu’un peu, je constate que si nous écoutions tous en tout temps notre conscience, nous vivrions dans un monde beaucoup meilleur.

Donc, il faut bien se poser la question : si la loi de Dieu, écrite sur notre cœur (ainsi que dans la Bible), nous invite à une vie meilleure, pourquoi alors est-ce que nous choisissons si souvent de faire le contraire de ce qu’elle nous invite à faire? Pourquoi choisissons-nous tous en tant qu’êtres humains à faire le mal plutôt que le bien, ne serait-ce qu’une fois dans notre vie? (J’avoue que je choisis de faire le mal bien plus souvent que cela!) Pourquoi est-ce que nous choisissons de faire le mal, lorsque cela nous fait souffrir ou fait souffrir les autres, et nous remplit de remords, de regret, de culpabilité et de honte?

C’est un fait : ma conscience ne me révèle pas seulement la perfection de Dieu et la beauté de ses voies. Elle me révèle aussi mon incapacité à vivre selon son standard parfait. Elle me convainc de ma culpabilité devant lui.

Cela est loin d’être réjouissant. Qui veut vivre dans la culpabilité, le remords, le regret et la honte? Aucun de nous.

Et donc, nous cherchons tous à nous libérer de notre culpabilité d’une de trois façons :

Le refus et le refoulement : c’est la voie de l’irréligion

C’est chercher à nous libérer de ce sentiment de culpabilité en nous convainquant que Dieu n’existe pas et que nous n’avons donc aucunement besoin d’écouter notre conscience.

La relativisation : c’est la voie de la religion

C’est chercher à nous libérer de notre sentiment de culpabilité en recréant Dieu à notre image : en l’imaginant moins saint et juste qu’il ne l’est. Nous nous convainquons alors qu’il nous est possible d’être « assez bons » pour lui plaire et cherchons à nous racheter de nos fautes par des actes et des rites religieux et des bonnes œuvres.

La réconciliation : c’est la solution offerte par Jésus

C’est nous libérer de notre culpabilité en reconnaissant notre incapacité de vivre selon les standards parfaits de Dieu, pour nous fier plutôt à sa solution parfaite à notre problème, qui est un don gratuit de sa main.

Dans les prochains blogues, je vous inviterai à réfléchir un peu plus avec moi à chacune de ces voies…

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