Toutes vraies? Toutes fausses? Toutes pareilles?

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Aujourd’hui, je vous invite à imaginer une scène un peu loufoque :

Vous avez entendu parler de La Joconde toute votre vie, et vous avez finalement décidé de vous rendre au Louvre pour contempler ce grand chef-d’œuvre. Vous vous hâtez vers la salle qui accueille ce tableau pour découvrir, à votre plus grand chagrin, qu’il s’y trouve des milliers de tableaux affichant des sourires énigmatiques identiques.

Perplexe, vous vous tournez vers l’agent de sécurité pour lui demander pourquoi toutes ses contrefaçons se trouvent dans la même salle que le tableau original. Il vous répond ainsi :

soleil couchantVoilà près d'un mois que je n'ai rien écrit sur ce blogue, car j'ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s'imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l'An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d'activités. J'étais épuisée.

Aujourd'hui, j'ai l'impression que je commence une grippe... C'est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j'ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C'est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu'il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d'œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu'au bout --- et cela avec joie.



Il y a un peu plus d'une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d'un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m'oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.



Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l'a écrite alors qu'il était en prison. Alors qu'il souffrait. Alors qu'il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu'il n'avait jamais visité.

Il a fait ce qu'il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c'est ce que Dieu m'enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j'ai l'impression que c'est très peu... mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c'était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l'utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu'il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd'hui, nous savons que ce qu'il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu'il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu'il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu'il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L'important, pour moi, aujourd'hui, c'est de faire ce que Dieu veut, qu'il s'agisse de peu ou de beaucoup.

L'important, c'est de tout supporter, et de persévérer jusqu'au bout... avec joie.

L'important, c'est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c'est le repos, en sa présence, à l'écoute de sa voix...

« Le nouveau président-directeur du musée trouvait cela très intolérant de notre part de ne pendre qu’un tableau de La Joconde alors qu’il en existe des milliers en ce monde. Il a donc décidé de tous les pendre aux murs de cette salle pour que chacun puisse choisir celui qu’il aime le plus. Il faut dire qu’il est de l’opinion que l’original n’existe pas et que tous ces tableaux n’ont aucune valeur. »

Vous avez alors un choix à faire :

Allez-vous quitter la salle sans même regarder les tableaux en vous disant qu’ils sont tous faux et que cela ne vaut même pas la peine de les étudier?

Allez-vous jeter un regard rapide autour de la pièce,  décider que tous les tableaux se ressemblent plus ou moins, et vous contenter de choisir celui qui vous plait le plus?

Ou allez-vous les étudier attentivement l’un après l’autre dans l’espoir qu’un d’entre eux portera des indices immanquables qu’il vient de la main de da Vinci?

Heureusement, cette scène est tout à fait fictive. Mais elle illustre bien la situation qui nous affronte lorsque nous partons à la quête de Dieu.

La beauté et la complexité de la création nous parlent d’un Créateur. Notre conscience nous convainc de sa perfection et de notre injustice, tout en nous donnant l’espoir que nous pouvons venir à le connaître et à être acceptés par lui. Mais lorsque nous partons à sa quête, nous découvrons des milliers de religions, alors que nous espérions n’en trouver qu’une.

Comment venir à connaître le vrai Dieu alors qu’il y a tant de religions en ce monde?

Certains, devant tant de choix, décident que toutes les religions sont fausses et abandonnent la quête avant même de la commencer.

D’autres jettent un regard rapide sur ces religions, décident qu’elles se ressemblent toutes plus ou moins, et se contentent de choisir celle qui leur semble la plus attrayante.

D’autres cependant décident d’étudier attentivement chacune d’elles dans l’espoir de trouver celle qui porte des indices frappants qu’elle vient de la main du Créateur.

Lorsque nous décidons d’étudier attentivement les religions pour les comparer, nous découvrons que seulement l’une d’entre elles offre une solution parfaite au problème du mal en ce monde.

  • Seulement l’une d’entre elles offre une solution au mal qui manifeste l’amour et la miséricorde infinie de Dieu sans nier sa justice et sa sainteté absolues.

 

  • Seulement l’une d’entre elles se trouve appuyée par des douzaines de prophéties écrites des centaines d’années avant que cette solution soit manifestée.

 

  • Seulement l’une d’entre elles dit que ce n’est pas l’homme qui résout le problème du mal, mais Dieu lui-même qui le fait.

 

  • Seulement l’une d’entre elles offre à l’être humain l’assurance d’un pardon parfait accompli par Dieu lui-même, ainsi qu’une transformation et une restauration parfaites qui sont elles aussi l’œuvre de Dieu et non des hommes.

 

  • Seulement l’une d’entre elles nous offre l’assurance ferme d’une vie éternelle parfaite en la présence de Dieu, une éternité sans aucune trace de mal, une vie éternelle que nous n’avons pas à mériter, mais que Dieu offre librement à tous, en cadeau.

La semaine prochaine, j’explorerai un peu plus le contraste entre les autres religions du monde et cette voie unique.

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