Enfants victimes de l’agression sexuelle: le passé influence le présent

Enfants, victimes de l’agression sexuelle:  le passé influence le présent

On estime qu’en Amérique du Nord, une fille sur trois et un garçon sur six risquent d’être victimes d’agression sexuelle. Mais il est difficile de connaître les vraies statistiques parce que la majorité des enfants parlent de ces agressions seulement après avoir atteint l’âge adulte, si du tout. Beaucoup des femmes qui se présentent à mon cabinet dans l’espoir de guérir des effets de ces agressions me disent qu’elles n’en ont jamais parlé, ou que, pire encore, elles en ont parlé mais qu’on les a punies pour avoir exposé un secret de famille.

Du désespoir à l’espérance

Parfois, nous avons le goût de tout lâcher. La vie ne se mesure plus à nos attentes; notre avenir nous semble sombre et sans issue.

Que faire en de tels moments? Vers qui se tourner? Y a-t-il moyen d’espérer encore?

La fille dans le miroir

Mon père s’est suicidé alors que j’avais cinq ans. Peu de temps après, un membre de ma famille a commencé à m’agresser sexuellement. Quelques ans plus tard, mon beau-père est mort à cause d’un incendie terrible qui a détruit notre maison. Nous n’avions plus rien, à part nos souvenirs hantés. Plus tard, je me suis tournée vers l’alcool pour diminuer la douleur qui me tourmentait jour et nuit. Je souffrais de dismorphophobie : les agressions et les cicatrices du passé me faisaient croire que j’étais la personne la plus laide du monde. Mon désir était de me suicider, comme mon père l’avait fait.

Moi,  ma poutine, et le vide

En tant qu’êtres humains, nous croyons souvent contrôler notre destinée, savoir où nous allons. Mais dans les faits, bien souvent, nous ne faisons que suivre le courant, sans trop savoir pourquoi.

C’est un peu comme ça que je me suis retrouvé à l’université. J’ai terminé mon secondaire, puis à la lumière de mes aptitudes et de mes intérêts, j’ai fait le choix des sciences au Cégep, pour ensuite poursuivre un baccalauréat en sciences appliquées. Tout ça avec la belle illusion que je savais où je m’en allais.

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