À chaque jour suffit sa peine

Auteur : Anne-Marie Montgomery

soleil couchantVoilà près d’un mois que je n’ai rien écrit sur ce blogue, car j’ai eu deux réactions allergiques assez sévères ce dernier mois, et le repos s’imposait. Nous avons vécu un Noël et un Jour de l’An tranquille, en famille, à la maison. Pas de voyage, peu d’activités. J’étais épuisée.

Aujourd’hui, j’ai l’impression que je commence une grippe… C’est encourageant, hein?

Je me rends compte que lorsque mon corps souffre beaucoup, j’ai de la difficulté à me concentrer, à lire et à prier. Comment servir Dieu alors que je me trouve dans cet état?

C’est la question que je me posais ce matin, en priant Colossiens 1.9-11 :

Je me suis levée avant l’aube samedi dernier, alors que le monde était silencieux et sombre. J’ai descendu l’escalier sans faire de bruit pour ouvrir les rideaux du salon. À la lueur du lampadaire, je voyais la neige tomber doucement au sol. Le gratte-neige n’avais pas déblayé la route : tout était recouvert d’une douce couette blanche.

« Quelle belle journée pour une promenade! », me suis-je dit. Et c’est alors qu’une petite voix intérieure m’a chuchoté : « Pourquoi tarder? Vas-y! » Et donc, je me suis habillée chaudement pour ensuite m’aventurer dans la pénombre de l’aube.

Tranquillité

Un silence inhabituel m’a accueilli. L’air semblait si pur et frais, nouvellement nettoyé comme il l’était par la descente des flocons. Tandis que je me promenais ici et là dans le quartier, le jour s’est levé, transformant les tons bleuâtres de la neige en une douce blancheur. C’était pour moi l’un de ces moments de bien-être intense qui me remplissent d’une joie transcendante. Mon cœur semblait exploser de reconnaissance envers celui qui avait créé un monde si merveilleux. C’était comme si une nouvelle dimension de la beauté de Dieu se présentait à moi.

Avez-vous déjà vécu un tel moment de transcendance, de sorte que vous aviez l’impression d’entrevoir Dieu alors que vous contempliez sa création en vous émerveillant de sa beauté? En ce moment, avez-vous désiré voir cette conscience de Dieu se transformer en une contemplation de plus en plus profonde de sa personne?

C’est le cas pour moi, et ce, depuis ma tendre enfance.

Qu'en est-il pour vous?

À lire aussi : Éveil à la présence de Dieu

Aussi, depuis le jour où nous avons entendu parler de vous, nous aussi, nous ne cessons de prier Dieu pour vous. Nous lui demandons qu’il vous fasse connaître pleinement sa volonté, en vous donnant, par le Saint-Esprit, une entière sagesse et un parfait discernement. Ainsi vous pourrez avoir une conduite digne du Seigneur et qui lui plaise à tous égards. Car vous porterez comme fruit toutes sortes d’œuvres bonnes et vous ferez des progrès dans la connaissance de Dieu. Dieu vous fortifiera pleinement à la mesure de sa puissance glorieuse, pour que vous puissiez tout supporter et persévérer jusqu’au bout — et cela avec joie.

Il y a un peu plus d’une semaine, nous lisions Colossiens dans notre groupe maison, à voix haute, ensemble, d’un trait. Lorsque nous sommes arrivés au dernier verset de cette lettre, les larmes me sont venues aux yeux.

Moi, Paul, je vous adresse mes salutations en les écrivant de ma propre main. Ne m’oubliez pas alors que je suis en prison. Que la grâce de Dieu soit avec vous.

Cette lettre qui encourage et fortifie les chrétiens depuis près de 2000 ans, Paul l’a écrite alors qu’il était en prison. Alors qu’il souffrait. Alors qu’il se trouvait limité dans son corps, enchaîné. Paul a persisté à marcher avec Dieu, peu importe les circonstances de sa vie. Il a prié; il a écrit. Il a aimé une église qu’il n’avait jamais visité.

Il a fait ce qu’il pouvait faire, compte tenu de ses limitations.

Faire ce que je peux faire, compte tenu de mes limitations : c’est ce que Dieu m’enseigne dans ces périodes de faiblesse et de maladie. Parfois, j’ai l’impression que c’est très peu… mais est-ce vraiment le cas?

Peut-être Paul pensait-il que prier et écrire en prison, c’était aussi très peu? Peut-être désirait-il sortir de prison pour reprendre ses voyages missionnaires, son « vrai travail »? Ou peut-être avait-il compris que toutes ses circonstances étaient dirigées par Dieu et que Dieu pouvait l’utiliser autant dans cette situation limitée que lorsqu’il se trouvait en pleine liberté?

Aujourd’hui, nous savons que ce qu’il a écrit en prison a eu un impact plus vaste que tout ce qu’il a accompli en personne pendant ses voyages. Dieu savait ce qu’il faisait en le laissant en prison.

Dieu sait ce qu’il fait en me laissant passer par ces moments de faiblesse.

L’important, pour moi, aujourd’hui, c’est de faire ce que Dieu veut, qu’il s’agisse de peu ou de beaucoup.

L’important, c’est de tout supporter, et de persévérer jusqu’au bout… avec joie.

L’important, c’est de comprendre que parfois, la bonne oeuvre que Dieu a préparée pour moi, c’est le repos, en sa présence, à l’écoute de sa voix…

Print


Tags: , , ,

Courriel Imprimer

Aucun commentaire

Afficher vos commentaires

Invitation au dialogue

Publicité pour le livre Publicité pour des clips sur Jésus

Visitez Âme Avide sur facebook!

Sondage

Jésus est-il réellement mort sur la croix?

Voir résultats

Loading ... Loading ...