Mon âme avide



Le plaisir

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Quelqu’un m’a posé cette question récemment : « Si Dieu ne veut pas que l’on fasse certaines choses, pourquoi alors trouvons-nous tant de plaisir à les faire? »

C’est une bonne question, n’est-ce pas?

La première chose qu’il faut comprendre, c’est que Dieu n’est pas contre tout plaisir : il nous a créés avec la capacité de ressentir un plaisir intense, presque enivrant. Nous pouvons savourer la nourriture, nous exclamer devant la beauté qui nous entoure, jouir de relations conjugales d’une beauté indescriptible, nous extasier devant une musique sublime, nous entourer d’arômes exquis, nous envelopper de textures douces…

Oui, Dieu a créé un monde riche en plaisirs légitimes… toute grâce excellente et tout don parfait descendent d’en haut, du Père des lumières (Jacques 1.17).

Mais le mal, en entrant dans ce monde, pervertit et détruit ce qui est bon.

Car qu’est-ce que le mal, sinon la perversion du bien?

En effet, dans la Bible, un des mots pour péché a comme définition « ce qui manque au but ».

Dieu nous a créés de telle façon à ce que nous ressentions du plaisir chaque fois qu’un besoin est assouvi. Mais la façon que nous choisissons d’y satisfaire peut dévier de la façon que Dieu a pourvue pour y satisfaire. Dieu nous révèle clairement dans ses commandements les façons légitimes et les façons illégitimes d’y satisfaire.

Lorsque nous choisissons de satisfaire à un besoin de façon illégitime, nous y trouverons tout de même un certain plaisir. Cependant, puisque nous cherchons à combler ce désir d’une façon qui manque aux buts de Dieu, des éléments destructifs viennent s’y ajouter. Par exemple, nous trouvons tous beaucoup de plaisir à manger. Lorsque nous nous alimentons, nous répondons au besoin de donner à notre corps tout ce qu’il lui faut pour bien fonctionner, et Dieu nous a créés avec la capacité d’en retirer plaisir pour faire de cette tâche essentielle une joie. Mais, si nous pervertissons ce plaisir en devenant gloutons, cela aura des effets négatifs qu’une saine alimentation n’a pas. Il en va de même pour tout péché : le plaisir qu’il nous procure est entremêlé de souffrances dont Dieu voudrait bien nous protéger.

Nous sommes si lents à comprendre que Dieu est bon, et que tout commandement qu’il nous donne est pour notre bien. Jésus le dit ainsi : « Le voleur vient seulement pour voler, pour tuer et pour détruire. Moi, je suis venu afin que les hommes aient la vie, une vie abondante. »

Le péché nous offre un certain plaisir, mais il finit toujours par nous détruire : c’est pour cela que Jésus est venu nous en libérer à un si grand prix.

À lire aussi: Mange, prie, aime, un peu mieux

Le Royaume

Auteur : Anne-Marie Montgomery

C’est si facile pour les enfants de s’imaginer prince ou princesse! C’est comme si nous naissions tous avec l’impression que nous sommes de sang royal, créés pour régner sur cette terre!

C’est certainement l’impression que Jésus nous donne! En lisant les évangiles, nous constatons qu’il parle constamment du Royaume de Dieu — dans ses prières, ses paraboles, ses sermons et ses discussions avec les gens. Et il ne fait pas qu’en parler : nous le voyons régner sur la maladie et la mort, les vagues et le vent, les démons et les dirigeants humains. Il nous donne ainsi un aperçu de ce que sera le Royaume éternel qu’il est en train de préparer : plus de mort ni de souffrance, plus de faim ni de soif, plus de mal ni de honte, plus de crainte ni d’angoisse. Nous régnerons avec Dieu, libres enfin de toute imperfection.

Cette promesse de Jésus me laisse abasourdie : « N’aie pas peur, petit troupeau! Car il a plu à votre Père de vous donner le royaume. » Luc 12.32

Le Royaume de Dieu est un don, une bénédiction de la main de notre Père.  Il nous invite tous et toutes à y entrer, à accueillir son règne éternel en nous pour que nous puissions devenir cohéritiers avec Christ et partager ce Royaume avec lui pour toujours.

Jésus est venu rétablir le règne parfait de Dieu sur cette terre… Il est venu faire de nous des princes et des princesses, enfants du Roi des Rois. Le rêve d’enfant peut devenir réalité.

Car ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu. En effet, vous n’avez pas reçu un Esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la crainte : non, vous avez reçu l’Esprit qui fait de vous des fils adoptifs de Dieu. Car c’est par cet Esprit que nous crions : Abba, c’est-à-dire Père!  L’Esprit Saint lui-même et notre esprit nous témoignent ensemble que nous sommes enfants de Dieu. Et puisque nous sommes enfants, nous sommes aussi héritiers : héritiers de Dieu, et donc cohéritiers du Christ, puisque nous souffrons avec lui pour avoir part à sa gloire. (Romains 8.14-17)

L’Esprit

Auteur : Anne-Marie Montgomery

J’ai entendu parler de Jésus depuis ma tendre enfance. J’ai toujours aimé entendre ou lire les histoires de la Bible, si pleines de péripéties! J’aimais surtout les histoires au sujet de Jésus : comme je le trouvais beau, compatissant, puissant! J’enviais tellement les disciples qui avaient pu le voir, l’entendre et le suivre! Pour eux, Jésus était un ami, un intime. Leur amour pour lui, leur foi en lui et leur fidélité à le suivre malgré toute la persécution, toutes les difficultés, m’impressionnaient!

Pour moi, Jésus semblait si lointain, mystérieux et inconnaissable… J’en ai conclu, à tort, que je n’étais pas assez bonne, assez sainte, pour vivre une telle intimité avec lui.

Je n’avais vraiment rien compris de la Bonne Nouvelle que Jésus est venu nous annoncer…

Je croyais qu’il fallait mériter une relation avec Jésus, et que seule une petite minorité de saints pouvaient vivre en intimité avec lui. Imaginez ma surprise, mon étonnement, lorsqu’à seize ans, j’ai entendu pour la première fois de ma vie que n’importe qui pouvait connaître Dieu, grâce à Jésus. On m’a dit que Jésus avait tout fait pour rendre cela possible, et que je n’avais qu’à reconnaître mon besoin de lui et lui ouvrir tout grand mon cœur en lui demandant de venir habiter en moi par son Esprit, et il le ferait!

Jésus l’a dit ainsi : « Ainsi, moi je vous le dis : Demandez, et vous recevrez; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l’on vous ouvrira. Car celui qui demande reçoit; celui qui cherche trouve; et l’on ouvre à celui qui frappe. Il y a des pères parmi vous. Lequel d’entre vous donnera un serpent à son fils quand celui-ci lui demande un poisson? Ou encore, s’il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion? Si donc, tout mauvais que vous êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, à combien plus forte raison le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent! » (Luc 11.9-13)

Le Père donnera le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent…

Non seulement Dieu est-il venu habiter parmi nous en la personne de Fils, mais il offre de nous donner son Esprit — Dieu en nous — pour que nous puissions vivre sous son règne, transformés par sa puissance, dans l’intimité la plus constante, la plus profonde avec lui… Une vie unie à la sienne!

Il suffit de le lui demander avec foi…

C’est ce que j’ai fait à 16 ans, et ma vie s’en est trouvée à tout jamais transformée… Jésus nous invite tous à lui ouvrir tout grand notre cœur pour recevoir son Esprit, qu’il promet de nous donner… Il a tout fait pour rendre cela possible pour chacun de nous…

Le Fils promis

Auteur : Anne-Marie Montgomery

L’amour de Dieu me dépasse. Jamais je ne parviendrai à le décrire ou à l’exprimer. Mais je vais tout de même tenter de le faire, car son amour me transforme et me fait revivre!

Dans mon dernier blogue, j’ai parlé du fait que dès notre premier acte de révolte en tant que race humaine, Dieu nous a redonné espoir en nous donnant une promesse : un jour, la semence d’une femme mettrait fin à la tyrannie du serpent…

Peu à peu, au fil des siècles, Dieu a précisé les circonstances de la venue de ce fils par l’entremise de ses prophètes. Et lorsque tout était finalement prêt, ce fils promis a vu le jour.

« Car Dieu a tellement aimé le monde, qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle… » Jean 3.16

Quel mystère insondable!

Le Créateur de l’univers entier, le Dieu souverain et éternel, le Tout-Puissant, nous a aimés.

Nous avons douté de sa bonté parfaite; il nous a aimés.

Nous avons refusé son règne et sa loi; il nous a aimés.

Nous sommes devenus des enfants révoltés; il nous a aimés.

Nous avons vécu dans l’indifférence la plus complète à son égard; il nous a aimés.

Nous l’avons remplacé par des dieux qui n’étaient que le fruit de notre imagination; il nous a aimés.

Qui aurait soupçonné que Dieu puisse manifester envers nous un si grand amour, une si grande grâce, quand nous méritions plutôt sa colère et son jugement?

Le fils restaurateur promis à nos ancêtres dès l’aube de l’histoire était non seulement fils d’Adam, non seulement fils d’Abraham, non seulement fils de David… il était le Fils unique de Dieu.

Jésus, éternellement présent auprès du Père, a accepté de prendre sur lui notre humanité, non seulement pour un temps, mais pour toujours! Car, en acceptant de devenir homme, en acceptant de naître, de mourir et de ressusciter des morts en tant qu’être humain, Jésus a du même coup accepté de demeurer à la fois pleinement homme et pleinement Dieu à tout jamais!

Ce n’est que l’amour qui l’a poussé à s’identifier ainsi à nous : le plus parfait des amours, le plus pur des amours, le plus infini des amours : son amour pour nous.

Dieu nous a tellement aimés…

La promesse

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Avez-vous déjà noté combien il nous est facile de ne faire aucun cas de tout ce que nous possédons, pour mettre plutôt l’accent sur ce que nous ne possédons pas? Peut-être avez-vous déjà noté cette tendance chez les enfants qui jouent ensemble? Ils peuvent se trouver entourés de jouets, mais ils veulent presque toujours celui qui se trouve dans la main de leur camarade.

Il semblerait que c’est là une tendance qui date de très loin. Nous la trouvons décrite dans la première histoire que Dieu raconte dans la Bible : l’histoire d’Adam et Ève.

Connaissez-vous l’histoire? Dieu vient de préparer un merveilleux habitat pour le premier couple humain. Il les place au beau milieu d’un jardin de délices où tous leurs besoins sont pleinement satisfaits. Ils vivent en harmonie avec Dieu, entre eux, et avec la nature tout entière. C’est le paradis sur terre!

Dieu est comme un père pour eux. Il leur donne la vie, offre la femme en mariage à l’homme, leur enseigne un métier, entretient une relation étroite avec eux et les responsabilise en leur donnant un règlement à suivre : une seule et unique loi.

Imaginez vivre une telle liberté : n’avoir qu’une seule loi à suivre! Comparez cela à notre réalité : combien de lois devons-nous suivre aujourd’hui? Des milliers! Et nos dirigeants continuent à en ajouter, d’année en année!

Mais Dieu ne leur donne qu’un seul commandement, pour qu’ils puissent choisir librement son règne plutôt que de se le voir imposé.

Et voilà que tout à coup, un personnage mystérieux s’infiltre dans l’histoire, sans explication: un serpent sans nom vient s’interposer entre les humains et Dieu. Adam et Ève ne le connaissent pas, ce serpent qui ne leur offre rien du tout. Et pourtant, lorsque celui-ci les invite à refuser le règne de Dieu, ils choisissent tous les deux de l’écouter. Ils décident de faire confiance au serpent inconnu plutôt qu’au Créateur, et enfreignent la seule loi que le Créateur leur avait donnée. C’est comme s’ils étaient devenus aveugles à tout le bien que Dieu leur avait fait pour ne voir que ce mal auquel ils voulaient maintenant goûter.

Si nous lisons cette histoire pour la première fois, la terreur nous saisit à ce point dans le récit, car nous savons que Dieu avait averti Adam et Ève qu’ils mourraient le jour où ils en mangeraient…

Mais Dieu nous surprend. Il ne les anéantit pas lorsqu’il se présente devant eux en juge. Certes, il y a des conséquences terribles à leur refus de son règne, mais au beau milieu de ce jugement, Dieu leur donne une promesse… Une grande promesse, qui sert en même temps d’avertissement au serpent :

« Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon. »

Un jour un enfant vainqueur naîtra d’une femme et mettra fin au règne du mal…

Le mal vient tout juste de faire son entrée, et déjà, Dieu donne la promesse d’une solution.

Texte biblique : Genèse 2 et 3

Une destinée inouïe

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Cette semaine, mon ordinateur a commencé à mal fonctionner. Comment ai-je réagi à la situation? J’ai fait connaître mon problème à des amis qui s’y connaissent. L’un d’eux m’a conseillé de contacter le manufacturier.

J’aurais pu tenter de réparer mon ordinateur seule, tout ignorante que je suis de son fonctionnement. Mais, je me suis plutôt tournée vers les experts : les fabricants. Je savais, sans même qu’on ait besoin de me l’expliquer, que personne ne peut mieux comprendre le fonctionnement de mon ordinateur que ses créateurs. J’ai hésité à contacter la compagnie parce qu’il ne restait que 2 jours sous la garantie, mais ils ont respecté leur engagement.

N’est-ce pas la même chose pour nous?

Parfois, ça va mal. En de tels moments, nous cherchons de l’aide. Nous nous tournons alors vers ceux et celles qui nous entourent dans l’espoir qu’ils pourront résoudre notre problème. Parfois, si ceux-ci nous invitent à nous tourner vers notre Créateur, nous hésitons à le faire, par crainte que cela ne nous coûte trop cher, ne sachant pas que notre Créateur nous donne tout ce qu’il nous faut, si seulement nous osons le lui demander.

Lorsque je réfléchis au fait que le seul vrai Dieu a tout créé et nous a tout donné, je constate que cela a des implications profondes pour ma vie.

Le fait que je viens de la main de Dieu veut dire qu’il y a un expert qui peut m’expliquer ma raison d’être mieux que quiconque, s’il choisit de le faire. Et je vivrai ma vie au maximum si je suis consciente de cette destinée.

Mais Dieu a-t-il choisi de nous la révéler?

Lorsque nous ouvrons la Bible, nous n’avons pas à lire longtemps pour découvrir la raison de notre création : Dieu nous la révèle dès le premier chapitre. Ce n’est pas un secret qu’il faut lui arracher : il la déclare ouvertement à tous ceux qui veulent bien prendre le temps de lire son livre.

Quelle est cette destinée que Dieu nous offre?

Une destinée inouïe, inimaginable :

Dieu créa les hommes pour qu’ils soient son image, oui, il les créa pour qu’ils soient l’image de Dieu. Il les créa homme et femme.

Dieu n’avait pas besoin de nous confier une destinée aussi grande. Rien ne le forçait de nous couronner de cette gloire. Il aurait pu nous créer comme esclaves, mais non! Il nous a créés pour refléter sa nature. Il nous a créés pour devenir ses enfants.

C’est ainsi que Dieu commence son histoire, notre histoire : en nous révélant notre destinée, une raison d’être de la plus grande beauté. Tout au long de son livre, la Bible, il dévoile de plus en plus comment il rend ce destin possible pour chacun de nous, un don à la fois.

La vie, le souffle, toutes choses

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Comment répondez-vous à la question suivante : « Pourquoi existe-t-il quelque chose, plutôt que rien? »

Les réponses à cette question sont si nombreuses et variées qu’elles peuvent nous laisser perplexes et indécis. Nous pouvons même désespérer de trouver la réponse. Mais nous savons qu’il faut la chercher, parce que notre réponse à cette question influencera notre vie à tout jamais.

À l’époque de Jésus, c’était beaucoup comme aujourd’hui. La diversité religieuse était la norme. Les réponses à la question étaient multiples. C’est dans ce contexte multiculturel que le message de Jésus s’est répandu et a pris racine. Comment les disciples ont-ils réussi à le proclamer?

La réponse pourrait nous surprendre.

Voici un petit extrait de ce que Paul déclare ouvertement devant le grand public à Athènes, une ville remplie de temples divers :

« Dieu, qui a créé l’univers et tout ce qui s’y trouve, et qui est le Seigneur du ciel et de la terre, n’habite pas dans des temples bâtis de mains d’hommes. Il n’a pas besoin non plus d’être servi par des mains humaines, comme s’il lui manquait quelque chose. Au contraire, c’est lui qui donne à tous les êtres la vie, le souffle et toutes choses. » (Actes 17.24-25)

Devant la multiplicité de religions qui existe à Athènes, Paul n’hésite pas à se proclamer monothéiste. Il invite ces auditeurs, adeptes de multiples religions, à considérer une idée nouvelle : l’idée qu’un seul vrai Dieu existe, qu’il est le Créateur d’absolument tout dans l’univers, et qu’il n’a besoin de rien de notre part. C’est plutôt lui qui est la source de tout ce qu’il nous faut : la vie, le souffle, toutes choses.

Il ne nous doit rien; nous lui devons tout.

L’adoption de cette optique change tout :

Reconnaître qu’un seul Dieu existe, c’est rejeter tous les autres dieux comme faux.

Reconnaître qu’il a tout fait, c’est reconnaître que tout lui appartient, incluant nous.

Reconnaître qu’il nous a tout donné, c’est le reconnaître comme la source de tout bien, digne de notre confiance et de notre reconnaissance.

C’est radical comme croyance. Aujourd’hui autant qu’alors.

Qu’en pensez-vous?

À lire aussi : La science et le Dieu personnel

Celui qui donne tout

Auteur : Anne-Marie Montgomery

Je parlais récemment avec un ami de ce qu’il y avait d’unique dans le message de Jésus.  Nous avons parlé du fait que beaucoup de gens pensent que le Dieu de la Bible est un bourreau exigeant qui leur demande l’impossible et qui punit tous ceux qui ne suivent pas ses règles démodées.

Mais si nous lisons attentivement la Bible, nous découvrons que le message de Jésus est tout autre. L’une des dimensions les plus uniques du message de Jésus, c’est que Dieu nous donne tout :

  • Tout ce qu’il nous faut pour vivre;
  • Tout ce qu’il nous faut pour devenir conformes à son image (1 Pierre 1.3.4).

Selon Jésus, Dieu n’est pas un maître exigeant qui prend plaisir à nous condamner, mais plutôt un Père rempli d’amour et de miséricorde qui nous invite à recevoir tout de sa main, par la foi.

Vivre comme chrétien, c’est découvrir de plus en plus tout ce que Dieu nous offre gratuitement et apprendre à puiser en Dieu tout ce qu’il nous faut pour la vie et la conformité à son image.

Les religions humaines, sous toutes leurs formes, nous disent que nous devons mériter l’amour de Dieu. Ils nous font croire que la vie éternelle peut se mériter, doit se mériter. Jésus nous dit que nous ne pourrions jamais mériter l’amour de Dieu ou la vie éternelle, pour ensuite nous dire que, ce que nous ne pourrions jamais mériter, Dieu nous l’offre, gratuitement.

Cet été, j’aimerais vous inviter à vous joindre à moi chaque semaine pour découvrir tranquillement ces dons qui nous viennent de la main de Dieu. Cela pourrait transformer votre vie… notre vie.

Peut-on vraiment changer le monde?

Auteur : Anne-Marie Montgomery

La semaine dernière, nous avons vu les représentants du G-8 et du G-20 se réunir dans l’espoir de changer l’état du monde. Nous avons aussi vu des foules se réunir dans les rues de Toronto dans l’espoir de changer les choses.

Quelques-uns, anarchistes, prônaient le chaos. D’autres, poussés par la compassion et un sens de la justice, voulaient faire valoir les droits des moins nantis ou des plus fragiles de la planète.

Tous cherchaient à changer le monde par leurs paroles et leurs actions.

En les regardant faire, je me suis posé la question suivante : Quelle est la meilleure façon de vraiment changer le monde? Est-ce en travaillant comme dirigeants politiques? Est-ce en protestant le manque d’équité, de compassion et de justice que nous trouvons en ce monde? Est-ce en rejetant toute forme de gouvernance et de loi?

Est-ce possible que la réponse soit à la fois plus variée et plus simple que cela?

Je lisais dernièrement dans la Bible certains récits d’hommes et de femmes qui ont changé le monde de leur époque pour le meilleur. J’ai constaté que toutes ces personnes avaient suivi un seul et unique principe, bien que cela les ait portées à faire des choses très différentes. Ils avaient tous choisi de se consacrer à la réalisation du rêve que Dieu avait mis dans leur cœur, malgré toutes les difficultés et toute l’opposition que cela pouvait entraîner. Ils ont tous choisi de persévérer jusqu’à ce que ce rêve s’accomplisse.

Et si chacun de nous faisait comme eux? Si chacun de nous demandait à Dieu quelles bonnes œuvres il veut nous confier? (Car Dieu ne nous demande que de faire le bien.) Si chacun de nous poursuivait ce rêve de tout notre cœur, en dépit des difficultés et des embuches? À quel point le monde se trouverait-il transformé pour le mieux?

Car nous sommes son ouvrage, ayant été créés en Jésus Christ pour de bonnes œuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions. Éphésiens 2.10

Le mal des mots

Auteur : Anne-Marie Montgomery

« La chose la plus importante en communication, c’est d’entendre ce qui n’est pas dit. »  Peter Drucker

Avez-vous déjà noté à quel point la communication peut s’avérer complexe?

Cette semaine, en réfléchissant à une petite discussion que j’ai eue sur Facebook avec deux personnes athées, j’ai constaté à quel point il m’est facile de mal communiquer.

Nous avions commencé à parler tout simplement, par bribes, de vérité, de foi, et de Dieu. Tranquillement, au fil des messages, j’ai constaté que nous donnions des définitions très différentes à ces termes, et que plus nous nous parlions, moins nous nous comprenions. Très rapidement, la conversation a cessé d’être un dialogue pour devenir plutôt une série de monologues.

Je ne réfléchis pas toujours au fait que le sens que j’accorde à un mot peut différer beaucoup du sens qu’une autre personne lui accorde.

Prenons le mot Dieu comme exemple. Pour moi, Dieu est un être infini et éternel qui nous aime et qui s’est révélé clairement à nous par la création, notre conscience, sa Parole, son Fils et son Esprit. Il est le Dieu qui vient habiter en nous, qui vient unir sa vie à la nôtre pour que nous puissions le connaître vraiment, comme un enfant connaît son Père. Il existe.

Mais pour ces deux athées, Dieu était un être fictif créé par des hommes qui cherchaient à dominer les autres. Dieu, ce n’était que des dogmes, des lois et des rites tout humains. Dieu n’existait pas.

Donc, lorsque je parlais de Dieu, cela évoquait chez eux une idée très différente de celle que je voulais communiquer. Et cela provoquait aussi des sentiments que je ne voulais point provoquer.

J’ai constaté, trop tard, que bien que nous parlions tous français, lorsque cela venait à Dieu, nous n’avions aucun langage commun.

Cela m’a rappelé un principe de communication que j’avais négligé pendant cette discussion : je n’avais pas pris le temps de découvrir le sens qu’ils accordaient aux mots que j’utilisais.

J’aimerais revoir cette discussion avec eux, prendre le temps de découvrir à fond leur pensée et leur présenter beaucoup plus clairement la mienne. J’espère que ce sera possible, car, à mon avis, il n’y a pas de dialogue plus important qu’un vrai dialogue sur la vérité, la foi et Dieu.

À lire : Apprendre à communiquer

Invitation au dialogue

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