Délivrée du syndrome post-avortement

Auteur: Amanda Bird

Lorsque son médecin a suggéré qu’elle se joigne à un groupe de personnes qui se remettent d’un avortement, Melissa n’a pas ressenti le besoin d’aller creuser dans le passé même si elle en souffrait encore.

À 25 ans, Melissa est allée en Allemagne travailler à l’ambassade des États-Unis. Quelque temps après, elle a commencée à sortir avec un homme avec qui elle a très vite eu des rapports intimes. Ils n’ont eu des rapports sexuels qu’une fois mais cela a suffit pour que Melissa tombe enceinte.

Une solution rapide les a effleuré. Le copain de Melissa, Greg, ne voulait pas que quelqu’un d’autre élève le bébé. Melissa ne voulait pas se marier juste parce qu’elle était enceinte.

Ni l’un ni l’autre ne voulait décevoir ses amis et sa famille. Quoique Melissa sût que ses parents la soutiendraient, elle avait peur que les gens ne sachent que Greg et elle avait couché ensemble.

La loi allemande exige que les femmes assistent à des séances de relation d’aide avant l’avortement. Les détails sont flous dans la mémoire de Melissa. Mais elle se souvient que le conseiller lui demanda plusieurs fois si elle voulait vraiment avorter.

Melissa  a répondu à plusieurs reprises qu’elle ne savait pas quoi faire d’autre.

Le moment venu, Greg conduisit Melissa pour se faire avorter et l’a ramena à  la maison. Elle commença aussitôt à vomir et à pleurer. Greg lui demanda : «Qu’est-ce qui ne va pas?»

Et ce fut tout. Il ne parlèrent plus jamais de l’avortement. Melissa décida alors là à ce moment de n’en parler à personne.

Le honteux secret.

Deux années plus tard, Melissa retourna aux États-Unis pour travailler pour un cabinet d’avocats. Melissa s’était toujours bien entendu avec les autres, mais son tempérament changea radicalement. Elle commença à éviter les gens pensant que si elle ne leur donnait aucune raison de l’apprécier, elle ne se rapprocherait pas d’eux et ne risquait pas de les décevoir. Le procureur avec lequel elle travaillait commença à lui parler de son attitude. Lorsque son père remarqua qu’elle était toujours fâchée, elle s’en prit à lui.

Melissa tentait de ne pas  penser à son avortement. Quand ça lui venait à l’esprit, elle avait l’habitude de pensait, «Oh Dieu, je suis vraiment désolée.» La peur, le ressentiment, la culpabilité et la honte continuaient de grandir en elle. Finalement, Melissa ne pouvait plus porter son fardeau.

Elle se confia à sa colocataire. «Je pensais qu’elle allait sortir  de la chambre en criant,» dit Melissa.  Mais elle n’en fit rien. Au contraire, elle persuada Melissa d’appeler un centre d’aide aux femmes enceintes.

Trouver la liberté

La conseillère que Melissa rencontra l’encouragea à se joindre à un groupe de femmes de la région qui se remettent d’un avortement. Les 13 semaines étaient basées sur l’étude d’un livre de Linda Cochrane intitulé, Pardonnée et libérée. Il commence par une étude sur l’identité de Dieu telle que révélée dans la Bible, par exemple, comment Dieu est un pourvoyeur, un protecteur et un sauveur. L’étude guide alors les femmes à travers le deuil de cet enfant que la société déclare n’avoir jamais existé. Les femmes gèrent leur colère, leur dépression, le pardon et l’acceptation de soi. Au travers de l’étude, Melissa butait sur chaque sujet, mais à la fin elle ressenti pour la première fois une vraie joie et une vraie paix telles qu’elle n’avait pas expérimenté depuis longtemps. Melissa réalisa que le pardon de Dieu dans sa vie était extrêmement puissant.

Cependant elle ajoute très vite que «c’est un processus et personne ne peut guérir en 13 semaines.»

Un problème qui persistait chez Melissa était sa colère contre Greg. Greg et elle avaient correspondu de façon sporadique depuis son retour aux États-Unis. Melissa devait reconnaître son ressentiment envers Greg pour l’avoir poussée à avorter et refusé d’en parler après coup. L’étude renforçait l’idée selon laquelle le pardon ne voulait pas dire réconciliation et n’était pas non plus  basé sur les sentiments. C’était un acte d’obéissance à Dieu.

L’étude suggérait que beaucoup de femmes avortent à cause d’autres problèmes non résolus dans leurs vies tel que les abus et la peur. La guérison nécessite qu’on règle les facteurs qui ont mené à l’avortement. En ce qui concerne Melissa, la peur de perdre sa relation avec Greg et la peur que les gens découvrent la vérité ont été des facteurs qui ont grandement influencé sa prise de décision.

La fête des mères, l’anniversaire de l’avortement et la date prévue de l’accouchement lui rappellent encore sa perte. Mais ces souvenirs ne pèsent plus sur elle comme auparavant. Elle s’est rendue compte que la dépression qui l’affaiblissait n’était plus là. Le programme du livre de Linda Cochrane était basé sur le pardon et la délivrance. La honte et la tragédie n’étaient plus les mêmes que 4 ans auparavant grâce à la guérison que Dieu avait pourvue.

Elle insiste sur le fait que sa liberté et sa guérison ne sont pas le résultat de pensée positive ou l’augmentation de son estime de soi. Melissa dit que sa guérison était plutôt en raison du fait qu’elle a reconnu sa faute et accepté le pardon et l’amour de Dieu. «Les gens pensent qu’ils peuvent résoudre les problèmes d’un avortement en travaillant sur eux-mêmes.» Melissa dit, «mais ce dont je parle est différent. C’était exclusivement la grâce et la miséricorde de Dieu qui m’ont apporté la guérison.»

«Je suis toujours impressionnée que le Fils de Dieu dise ‘Tu es mon amie, et je t’aime Melissa’», dit Melissa. «La première fois que j’ai lu cela, je me suis dit, ‘Dieu sais-tu a qui tu t’adresse?’» Melissa s’émerveille encore de la façon miraculeuse par laquelle Dieu a transformé la tragédie en bénédiction dans sa vie. «L’avortement était une mauvaise chose à faire… mais il ne porte plus cette grande condamnation.»

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