Quand le berceau est vide

Auteur: Claire Colvin

emptycradlePar  Claire Colvin, adapté de Reproduction Rollercoaster (Les hauts et les bas de la reproduction) du Dr. Stephen Gernuis, M.D.

De mon expérience, je vois souvent les couples infertiles souffrir en silence. Peut-être parce qu’ils se sentent honteux ou coupables. Certains considèrent leur incapacité à concevoir comme une sorte de Némésis pour des fautes ou des erreurs passées. D’autres sont poussés par les parents et beaux-parents à leur donner de petits enfants. Si ce désir n’est pas satisfait, le couple a l’impression de décevoir des parents qu’ils aiment.

Il arrive souvent, particulièrement quand le nid est vide, que les amis se renseignent et fassent des commentaires sur la période où il serait bon d’enfanter. Bien que ces commentaires soient faits sans intention maligne ou malicieuse, cela peut être blessant pour un couple déjà désespéré par leurs difficultés à enfanter. Le cycle éprouvant des anticipations et des résultats décevants mène à la frustration et à la dissension conjugale.

L’outil émotionnel

Certains professionnels disent que l’instinct de reproduction est presque aussi fort que l’instinct de survie. Cela rend compréhensible le grand deuil souvent rencontré quand cette capacité fondamentale est inexplicablement perdue. Parce que les couples qui font face à la stérilité ne sont pas visiblement malades, ils ne provoquent pas le soutien,  l’empathie et la compassion, comme une personne qui souffre de manière visible le ferait. Leur souffrance est pourtant bien réelle.

Comme ce sont en général les jeunes adultes qui sont affectés par ce problèmes, il se pourrait bien que ce soit la première crise majeure de leur vie d’adulte et de leur vie maritale. Certains n’ont pas ce qu’il faut pour faire face à cette épreuve. Les démarches que les traitements contre l’infertilité requièrent sont une succession de décisions à prendre, chacune d’entre elles soulevant un nouveau problème et un nouveau défi. C’est une période très stressante.

La mort d’un rêve

Certains auteurs ont dit que la perte de la capacité à concevoir est comparable émotionnellement au décès et à la perte de quelqu’un. Presque tous les couples supposent que, s’ils ont choisi d’être en couple, les enfants vont faire partie de leur futur. Cette supposition a une grande influence dans la relation de couple et fait partie de leurs projets. Quand cet objectif n’est pas atteint, il s’en suit fréquemment un profond sentiment de perte.

Un de mes amis, dont la femme a eu une infection suite à la pose d’un stérilet, a beaucoup philosophé sur leur situation. Il a remarqué que “une part d’eux-mêmes est morte quand on leur a dit qu’ils ne pourraient pas avoir d’enfants”. Ce désir fondamental d’avoir des enfants faisait partie de leur existence, et quand ils l’ont perdu, ils l’ont ressenti comme un deuil profond.

La tendance à se couper des autres

Quand un couple commence les consultations médicales et les traitements contre la stérilité, cela devient souvent une obsession et ils peuvent se sentir isolés de leur entourage. Ils évitent les activités avec les enfants, ainsi que leurs amies enceintes parce qu’elles leur rappellent constamment leurs rêves inassouvis. Pour certains couples, la sensation d’échec et la perte de leur amour-propre les éloignent même de leurs amis proches et de leurs familles, personnes qui avaient été auparavant la principale source de leur force et réconfort.

Une des aides qui pourraient être efficace consiste à se joindre à un groupe de soutien formé de couples affrontant les mêmes difficultés. Ce genre d’association donne non seulement des informations sur certains aspects de la stérilité, mais aussi le sentiment d’appartenance et l’accompagnement dont ceux qui sont seuls et isolés ont besoin.

Quand les résultats sont connus

Pour beaucoup, le diagnostic d’infertilité est rapidement suivi par une introspection et la question: “Pourquoi cela m’arrive-t-il?”  Pour certains, cela est du à une raison précise et identifiable, mais pour d’autres cela peut faire naître le sentiment que l’incapacité à enfanter est la punition d’imprudence passé. Que ces incartades passées soient ou ne soient pas un facteur d’infertilité, il n’est pas inhabituel pour les personnes concernées de se sentir profondément coupables.

Vous sentez vous coupable? Avez-vous perdu votre amour propre à cause d’infertilité? Vous n’êtes pas toute seule. Il existe un Dieu qui vous aime beaucoup et qui voit vos souffrances. Vous pouvez avoir la paix que vous recherchez, même au milieu d’une peine profonde. Personne n’est parfait. Nulle vie n’est parfaite. Mais chacune de nous a l’opportunité d’expérimenter la grâce parfaite à travers une relation personnelle avec Dieu par son fils Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

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