Enfants victimes d’agression sexuelle : le passé influence le présent

Auteur: Barbara Wilson

On estime qu’en Amérique du Nord, une fille sur trois et un garçon sur six risquent d’être victimes d’agression sexuelle. Mais il est difficile de connaître les vraies statistiques parce que la majorité des enfants parlent de ces agressions seulement après avoir atteint l’âge adulte, si du tout. Beaucoup des femmes qui se présentent à mon cabinet dans l’espoir de guérir des effets de ces agressions me disent qu’elles n’en ont jamais parlé, ou que, pire encore, elles en ont parlé mais qu’on les a punies pour avoir exposé un secret de famille.

Il est difficile d’écrire à ce sujet, et il est tout aussi difficile de lire à ce sujet. Le fait qu’un adulte puisse maltraiter un enfant pour assouvir ses pulsions sexuelles est un mal incompréhensible. C’est un acte répréhensible, destructif et dévalorisant. Mais le fait est là. Cela arrive, et le nombre des victimes ne fait que croître. Il se peut même que vous comptiez parmi ces victimes.

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Dans cette série d’articles, j’aimerais m’adresser aux sujets ci-dessous :

Si vous avez été victime d’agression, il se peut que vous décidiez de ne pas lire plus loin. Il est difficile de revoir ces souvenirs d’agression et de revivre les émotions liées à ces actes. Même si vous n’avez aucun souvenir d’une telle agression, il se peut que vous ayez la vague impression d’en avoir été victime. Il se peut que vous vous questionniez au sujet d’un événement, d’une personne ou d’une situation passée.  Peut-être vous sentez-vous mal à l’aise dans la présence d’une certaine personne sans trop savoir pourquoi. Vous vous posez des questions, sans trop connaître la réponse. Peut-être préférez-vous ne pas connaître la réponse.

Si c’est le cas, c’est tout à fait compréhensible. Vous avez survécu jusqu’à aujourd’hui en refoulant tout sentiment lié à ces souvenirs d’une agression.   Ou peut-être en avez-vous préservé le souvenir, en minimisant son importance, vous  disant que ce n’était pas si grave que ça. Mais dernièrement, le souvenir de cette agression vous revient à l’esprit. Vous ne pouvez plus l’éviter. Vous en rêvez.  Il influence votre vie de couple ou de famille. Vous avez de la difficulté à vous fier à votre conjoint et à vivre une vie sexuelle épanouie. Peut-être est-ce le moment de vous poser des questions comme celle-ci : « Est-ce à cause de ce que j’ai vécu en tant qu’enfant? »

Mais il se peut aussi que la raison que vous ne voulez pas lire cet article soit que la honte vous chuchote un mensonge terrible : « C’est ta faute. Tu n’as pas dit non. Tu voulais que cela se passe. Tu as permis à cela de continuer. C’EST.TA.FAUTE. » J’ai conseillé des centaines de femmes victimes d’agression sexuelle. Elles ont presque toutes avoué qu’elles se croyaient responsables de leur victimisation.

Mais c’est tout à fait faux. Une agression n’est jamais la faute de la victime. Vous étiez enfant. L’enfant n’a aucun désir sexuel si celui-ci n’est pas éveillé contre sa volonté. Je demande à Dieu de vous libérer de toute honte ou crainte pour que vous puissiez plutôt affirmer cette vérité indisputable : ce n’était pas votre faute. Vous n’êtes pas seul. Dieu est là et il peut vous guérir. Il y a de l’espoir.

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