Grâce à Dieu, l’étiquette « bonne à rien » ne me colle plus à la peau

Auteur: Tiffany Dawn

Traduit de l’anglais par Carine Bisseck

« J’ai parfois l’impression que tu ne sers à rien! », a dit la voix au téléphone.

« Alors, je suppose que nous n’avons rien à faire ensemble », ai-je répondu avant de raccrocher.

Après avoir essayé pendant plusieurs mois de mettre fin à ma relation avec mon copain, et après avoir rompu, puis repris notre relation, puis rompu de nouveau, j’ai enfin trouvé le courage de mettre définitivement fin à notre histoire. Après ce dernier coup de fil, je n’avais plus la force de pleurer. J’ai tout simplement fermé les yeux et j’ai prié pour avoir la force de résister et de ne pas retomber dans ses bras. J’ai prié pour que ce soit définitivement terminé.

J’ai vécu les mois suivants dans une sorte de cauchemar éveillé. Les mots de mon ancien copain ne cessaient de résonner dans mon esprit. Je pensais à toutes les fois où il m’avait dit qu’il lui était difficile de tomber amoureux de moi parce que son ancienne copine était bien plus jolie que moi. Je me souvenais qu’il avait l’habitude de compter les kilos que j’avais perdus et de regarder d’autres filles quand nous faisions des sorties en amoureux. J’ai ainsi commencé à souffrir de troubles du comportement alimentaire, à chercher à avoir le plus de relations possible pour me sentir valorisée, tout en ayant constamment l’impression d’être une moins que rien.

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Une bonne à rien

Bonne à rien. J’avais l’impression que quelqu’un m’avait collé cette étiquette sur le front, et que je valais bien moins que ce que je croyais.

Avez-vous déjà eu le sentiment que l’étiquette qu’une personne vous a collée détermine ce que vous valez? Avez-vous déjà eu l’impression de ne pas être à la hauteur ou de ne pas être assez bien? J’ai souvent eu ce sentiment. J’avais l’impression de ne pas être assez jolie, pas assez mince, pas assez populaire, pas assez intelligente ou pas assez bien pour que quelqu’un ait envie de sortir avec moi… bref, je n’étais tout simplement pas assez quelque chose.

Lorsque j’ai lu Matthieu 27:9 aujourd’hui, cela m’a sauté aux yeux. « Ainsi se réalisa la parole du prophète Jérémie : “Ils ont pris les trente pièces d’argent, le prix auquel les descendants d’Israël l’ont estimé” ». J’ai lu ce passage des centaines de fois et je me suis soudain dit ceci : « Trente pièces d’argent pour le Roi de l’univers? Pour le fils de Dieu? »

Pendant tous ces moments où j’avais eu l’impression d’avoir une étiquette « bonne à rien » collée sur le front, je n’avais pas réalisé que mon Sauveur avait subi le même traitement. Il ne garda cependant pas cette étiquette pour toujours. Il ne l’a pas portée pendant des années comme je le faisais. Il savait qui il était.

Un jour où je me morfondais chez mes parents quelques mois après cette rupture, mon père vint vers moi, me prit dans ses bras et me déclara : « Tiffany, je ne t’aime pas parce que tu es assez ceci ou assez cela, je t’aime parce que tu es ma fille ».

Inestimable

Ce brouillard dans lequel je vivais se dissipa immédiatement lorsque je réalisai que Dieu était en train de me dire la même chose : « Tiffany, je ne t’aime pas parce que tu es assez bien. Toutes tes bonnes actions sont comme du linge sale à mes yeux. Tu ne pourras jamais mériter mon amour, mais je continue à t’aimer maintenant, telle que tu es actuellement. Tu as une valeur inestimable pour moi. J’ai tout donné (jusqu’à la vie de mon Fils) pour que tu sois plus proche de moi. Tu as de la valeur parce que je te l’ai donnée. Si tu me laisses m’en occuper, je remplacerai l’étiquette « bonne à rien » qui te colle à la peau par une étiquette « utile et rachetée ».

Le Seigneur m’a emmenée sur le chemin de la découverte. Petit à petit, il a gratté tous les restes de cette étiquette qui me collaient encore à la peau. J’ai découvert que je ne pouvais pas savoir qui j’étais tant que je ne savais pas à qui j’appartenais. Il m’a rachetée à un prix élevé. Je lui appartenais et être sa fille m’a donné une nouvelle identité.

Je ne me sens plus du tout inutile. Je n’ai plus l’impression de ne pas être assez ceci ou assez cela. En fait, au lieu de me concentrer sur moi-même, je me concentre sur celui qui a donné sa vie pour me racheter de mes péchés. Moins je suis tournée vers moi-même, plus je me tourne vers lui, et moins mon sentiment d’insécurité est présent dans ma vie.

En réalisant que ma vie avait été rachetée à un prix élevé, je me suis rendu compte que je ne m’appartenais plus, mais que je lui appartenais désormais. Lorsque je vis ma vie pour lui plaire et pour glorifier son nom au lieu de chercher à prouver quelque chose aux autres, mon sentiment d’insécurité devient secondaire et laisse place à un véritable sentiment de confiance.

J’éprouve un immense sentiment de gratitude envers le Souverain Prêtre (Jésus) qui est capable de comprendre nos difficultés parce qu’il les a vécues lorsqu’il est venu sur terre pour payer le prix ultime de notre rançon (Hébreux 4:15). Il comprend ce que j’ai vécu, car lui aussi était affublé d’une étiquette. Mais cette étiquette, il ne l’a pas portée. Il connaissait son identité, et maintenant, je connais moi aussi la mienne, car je sais à qui j’appartiens. Mon Sauveur a offert sa vie pour racheter la mienne.

Et vous, quel regard portez-vous sur vous-même?

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Ce qu’homme veut

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