Hommes et femmes égaux…mais créés différemment

Auteur: René Laframboise

(Extrait du livre Hommes-femmes, égaux mais différents)
Le deuxième chapitre de la Genèse nous fait une seconde narration de la création de l’être humain. Ce qui frappe le regard, c’est le fait d’un ordre chronologique par lequel Dieu crée, d’abord l’homme, puis ensuite la femme. Nous ne pouvons pas nous permettre de passer outre le fait que Dieu avait certainement une raison très précise en créant l’homme en premier; en faire abstraction, c’est passer à côté d’un éclairage essentiel pour nous aider à comprendre la relation homme-femme. Quel sens lui donner?

Dieu, dans sa sagesse infinie, établit un ordre. Il le sait : lorsqu’il y a plus d’une personne, il faut un ordre dans les relations pour qu’elles puissent fonctionner harmonieusement. Dans la pensée de Dieu, il n’y a aucune intention de hiérarchiser les rapports, intention qui attribuerait une position de supériorité de l’un sur l’autre, mais un seul but : l’harmonie, par le biais de fonctions et de responsabilités différentes.

Le mot « responsabilité » prend tout son sens lorsque l’on constate que c’est alors que l’homme, Adam, se trouve être le seul habitant de la terre que Dieu lui donne ses instructions : L’Éternel Dieu donna ce commandement à l’homme : Tu pourras manger de tous les arbres du jardin; mais tu ne mangeras pas de l’arbre de la connaissance du bien et du mal, car le jour où tu en mangeras, tu mourras (Genèse 2:16). Ève n’est pas encore créée, c’est lui seul qui reçoit l’ordre de Dieu. Dieu l’en tient responsable. Il lui remet une tâche. L’homme devra veiller à lui obéir et à transmettre l’information à celle qui viendra après lui, Ève.

Mais soulignons un autre fait qui peut très facilement nous échapper : l’homme est créé en terrain sauvage, car ce n’est qu’après sa venue qu’il nous est dit que Dieu planta un jardin en Éden et l’y plaça[1]. John Eldredge, dans son livre Indomptable, Le secret de l’âme masculine[2], y voit une relation avec le masculin :… au plus profond de tout homme il y a le désir ardent de livrer un combat, de vivre une aventure et de conquérir une belle[3]. Naître dans un lieu non aménagé, en terrain sauvage, peut en effet correspondre à ce goût masculin pour le défi à relever. Dieu lui donne un lieu qui correspond à sa personne. Il est créé différent.

Dieu demande à l’homme une fois placé dans le jardin de le cultiver et le garder. C’est donc à lui que revient la tâche, sans qu’il le sache, de préparer un lieu pour la femme. Il y apprend à gérer, à organiser, à superviser. Il se forme comme homme. Il est toujours seul. Dieu lui donne une autre tâche : celle de nommer les animaux.

Aide et vis-à-vis

Mais après avoir terminé cette tâche de nommer, qui l’avait ainsi conduit à prendre connaissance de tous les êtres vivants qui l’entouraient, il constate qu’il manque quelqu’un : il ne trouva pas d’aide qui fût son vis-à-vis[4]. Le mot aide ne réfère pas à la notion de servante ou d’esclave et ne peut être compris que si on le rattache à la notion de vis-à-vis, c’est-à-dire d’égale à lui, ni inférieure, ni supérieure, mais à côté de lui, pour l’accompagner et l’aider. Peut-être est-ce pour cela que Dieu la forma depuis le côté d’Adam et non d’un os pris du pied ou de la tête, ce qui aurait symbolisé une position d’infériorité ou de supériorité.

De plus, Dieu lui-même est décrit à plusieurs reprises comme étant Celui qui aide l’homme : mais une étude attentive de l’Ancien Testament fait remarquer que quinze fois sur vingt-et-une, c’est Dieu qui est l’aide de l’homme[5].

Égalité de valeur, différence de fonction

Les deux textes de la Genèse (chap. 1 & 2) mettent en lumière le fait que l’homme et la femme sont égaux en valeur, mais que Dieu les a créés en s’y prenant différemment, dans le but qu’ils aient des fonctions différentes, lesquelles, mises en commun, permettront une vie harmonieuse. L’égalité de valeur ne repose jamais sur l’égalité de fonctions; elle prend sa source dans ce que je suis et non dans ce que je fais, dans l’être et non dans le faire, dans ma nature et non dans ma fonction.

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Extrait du livre Hommes-femmes, égaux mais différents
L’auteur est à la fois psychologue et missionnaire au Québec. Il a aussi écrit « Adopté par le Père, pour devenir adulte » (Éditions JEM, 2007). Marié depuis 1977 à Christiane, ils vivent selon une conviction commune : Dieu les a créés égaux, mais différents, en vue de fonctions différentes et complémentaires.

 Pour plus de détails et pour commander : http://laframboise.e-monsite.com/rubrique,hommes-femmes,1109731.html.

 


[1]    Voir Genèse 2:7-8

[2]    Éditions Farel, 2002, traduction de Wild at heart

[3]    Op. cit., p.22

[4]    Genèse 2:20

[5]              Marc Lüthi, Dieu les créa homme et femme, in Cahiers de Lavigny 80: La femme dans l’Église, Éditions Je sème, 1980, p.46

</a>(Extrait du livre <a href=”http://laframboise.e-monsite.com/pages/livres/hommes-femmes-egaux-mais-differents/” target=”_blank”><em>Hommes-femmes, égaux mais différents</em></a>)

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Une réponse à “Hommes et femmes égaux…mais créés différemment”

  • mbizi phoba says:

    merci pour cette leçon
    effectivement l’homme est responsable de la femme et la femme son aide semblable
    les deux sont égaux
    que Dieu bénisse tous les chrétiens du monde entier et en particuliers tous les couples en christ, Amen

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