L’importance de comprendre que…hommes et femmes sont différents mais égaux

Auteur: René Laframboise

(Extrait du livre Hommes-femmes, égaux mais différents)

« À vrai dire, toutes les guerres du monde, quel que soit le prétexte invoqué, sont des guerres de territoire. La guerre éclate lorsque deux pays prétendent à la souveraineté sur une même portion de territoire dont les frontières ont été mal définies ou ont fini par se confondre avec le temps. Là où des limites claires ont été établies et respectées, il n’y a pas de confusion et il n’y a pas de conflit.

De même, lorsqu’une société est en plein bouleversement en ce qui concerne la définition des rôles et des limites de chaque individu, un climat d’incertitude s’installe et favorise la propagation d’un conflit, particulièrement sur les terrains de la famille et du couple ».

(Guy Corneau, L’amour en guerre, Éd. de l’Homme, 1996, pages 14-15)

« La suppression des distinctions entre les sexes n’est pas seulement le sujet le plus frappant de notre époque, il peut être le plus sérieux auquel l’humanité n’ait jamais été confrontée »[1].

La famille est la cellule de base de la société. Sa stabilité repose sur la capacité de l’homme et de la femme à vivre dans l’harmonie. Or le taux élevé de divorces, le refus de s’engager dans les liens du mariage, les nombreux conflits dans les relations de couple sont de forts indicateurs de l’extrême difficulté pour l’homme et la femme à vivre en paix l’un avec l’autre.

Ces échecs ont fragilisé la société, qui en paie le prix à tous niveaux : social et économique, dans la santé mentale et physique des gens. L’homme et la femme deviennent malades; malades dans leur âme et dans leur corps. Car le conflit rend malade. Chaque brisure de relation crée une perte. Ce sentiment de perte poussé à l’extrême peut conduire au suicide ou au meurtre. La perte n’est pas qu’extérieure, en tant que perte d’un être auquel on était attaché. Mais c’est aussi la perte de quelque chose de soi qui est parti avec le départ de l’autre : ce que j’avais partagé et donné de ma personne, livré de mon intimité est parti avec l’autre. Je me sens volé, on m’a arraché quelque chose, je me sens éparpillé.

 Et au-delà de la vie de couple, cette tension de la relation entre l’homme et la femme déborde sur les enfants et se retrouve aussi dans la communauté : vie politique, vie d’église, marché du travail.

La réponse sociale a souvent été d’essayer de s’ajuster aux nouvelles réalités des familles brisées, s’efforçant de « normaliser le tout » (« on fait avec » — par exemple, le divorce est une chose à faciliter, en légiférant au Québec pour que la femme conserve son nom de jeune fille lors du mariage), en investissant peu dans le curatif et encore moins dans le préventif.

La résolution de conflits doit se faire sur de solides fondements. Un de ces fondements est la notion de destinée. Par destinée, nous entendons le fait que nous avons chacun été dessinés pour un but particulier et distinct, avec une personnalité différente pensée et voulue par le Créateur. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient; Et sur ton livre étaient tous inscrits Les jours qui m’étaient destinés, Avant qu’aucun d’eux existât (Psaume 139:16). Hommes et femmes ont une destinée semblable et différente à la fois, selon leur sexe. Si nos destinées étaient absolument identiques, il nous faudrait aborder la notion de conflit uniquement sur une base d’égalité de deux personnes qui réclament un même droit. À force de négociations et éventuellement avec la présence d’un médiateur, on s’efforcerait de faire justice à la satisfaction de chacun. Mais, si en plus de la notion d’égalité, nous considérons la présence d’une autre notion, celle de la différence, nous aborderons la résolution de conflit d’une tout autre façon. Et si cette notion de destinée différente se trouve démontrée, nous pouvons en conclure que notre capacité de résoudre efficacement un conflit s’en trouvera accrue.

Ce n’est pas le conflit qui pose problème, puisqu’il est une réalité prévisible lorsque deux personnes différentes se rencontrent. Il est normal d’avoir des conflits. La difficulté réside plutôt dans la façon de gérer les différences. Mieux connaître ma destinée propre me permettra de mieux m’ajuster à l’autre et à sa différence. Parce que le conflit prend son origine dans la rencontre de différences — différences de points de vue, d’arrière-plan, de personnalité, certes, mais aussi différence de destinée selon notre sexe.

La prise de conscience que l’homme et la femme diffèrent en partie dans leur destinée ne donnera pas de solutions toutes faites aux situations conflictuelles que vous rencontrerez, mais vous conduira sur un chemin qui élargira votre compréhension et vous aidera à mieux vivre avec l’autre.

Partie 2>>

Extrait tiré du livre de René Laframboise, Hommes-femmes, égaux mais différents. ISBN : 978-2-88150-121-0-

L’auteur est à la fois psychologue et missionnaire au Québec. Il a aussi écrit « Adopté par le Père, pour devenir adulte » (Éditions JEM, 2007). Marié depuis 1977 à Christiane, ils vivent selon une conviction commune : Dieu les a créés égaux, mais différents, en vue de fonctions différentes et complémentaires.

Pour plus de détails et pour commander : http://laframboise.e-monsite.com/rubrique,hommes-femmes,1109731.html.

 


[1]    Traduction libre, tirée de William Manchester (historien, 1922-2004), A world lit only by change, U.S. News & World Report (25 octobre 1993), p.6: “The erasure of distinctions between the sexes is not only the most striking issue of our time, it may be the most profound the race has ever confronted.”

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