Les signes précurseurs d’une relation malsaine

Auteur: Julie Baumgardner

Tout d’un coup, tu rencontres quelqu’un, et tu te dis qu’il est parfait : il a la coupe de cheveux parfaite, l’auto parfaite… Ah oui, il est tout à fait parfait! Ou bien, c’est elle que tu rencontres : elle est merveilleuse, la réponse à tous tes rêves.

Mais voilà que peu à peu, tu découvres de petites choses à son égard… certaines caractéristiques qui t’avertissent que tout n’est pas si parfait que cela.

Dans cet article, nous nous adresserons à quelques-uns de ces signes précurseurs d’une relation malsaine.

Voici ce que certaines personnes interviewées offrent comme signes de danger :

« Le manque d’attention est signe de danger : une personne parle, et l’autre n’écoute pas du tout. »

« Quelqu’un qui a besoin de tout contrôler et de tout savoir à ton sujet : “où es-tu, que fais-tu, avec qui es-tu?”, et cela, constamment. »

« Un comportement à risque, l’amour du risque. »

« Un manque de contribution à la relation. »

« L’achat de toutes sortes de cadeaux qu’il t’offre en compensation pour ses mauvaises actions. »

« Quelqu’un qui veut toujours te dire quoi faire et qui exige que tu lui demandes sa permission avant de faire quoi que ce soit. »

Et qu’en disent les experts?

Le blâme

Steven Stosny, le fondateur de Compassion Power, dit ceci : « Un signe précurseur est le blâme. Cela peut paraître très séduisant au début d’une relation, parce qu’une personne qui blâme les autres te verra d’un œil favorable au début. Par exemple, elle pourrait dire quelque chose comme suit : “Tu es si belle et intelligente et aimante, comparée à la personne misérable avec laquelle je me tenais avant de te rencontrer. Elle rendait ma vie misérable, mais tu es si merveilleuse, si fantastique!” De telles paroles peuvent séduire, parce qu’elles nous donnent l’impression que la personne nous met sur un piédestal. Mais la loi du blâme dit que le blâme est toujours mis sur les épaules de la personne la plus proche. Si tu t’approches d’une personne qui blâme les autres, tu deviendras tôt ou tard sa cible. »

Le mépris

Selon Pat Love, auteure du livre The Truth About Love (La vérité au sujet de l’amour), le mépris peut se définir ainsi : « Je me suis fait une opinion à ton sujet, et elle est loin d’être favorable. »

Elle ajoute ceci : « Nous voyons toujours ce que nous cherchons à voir. Si nous pensons que nous ne pouvons pas dépendre des hommes ou qu’ils vont abuser de nous, c’est ce que nous verrons. Nos attentes influencent toujours notre perception des choses. Si nous pensons que toutes les filles sont impossibles à plaire et infidèles, c’est ce que nous verrons, car nous chercherons constamment à confirmer ces impressions. »

Des émotions mal maîtrisées

Pat continue ainsi : « Un autre signe précurseur de trouble est un manque de maîtrise de soi. Pendant l’adolescence, nos émotions varient beaucoup. Il faut comprendre que nous vivons tous de telles émotions extrêmes, que cela fait partie du lot de l’adolescent. Dans le domaine de la psychologie, nous avons dit pendant des années qu’il fallait agir selon nos émotions. Mais je veux vous dire que si vous agissez selon vos émotions, vous allez semer le trouble autour de vous. Souvent, il faut plutôt choisir d’agir contrairement à nos émotions; sinon, nous détruisons la relation. »

Selon Steven Stosny : « C’est excitant de se trouver en compagnie d’une personne qui semble dangereuse. Les filles pensent souvent qu’un tel gars saura la protéger; une femme peut croire que les autres gars ne viendront pas la déranger si elle sort avec ce gars un peu rude. Mais il ne sera pas seulement rude avec les autres. Il sera aussi rude avec elle. »

Des pensées mal maîtrisées

Selon Pat Love : « Une des hormones qui se déclenchent lors d’un orgasme est l’ocytocine. L’ocytocine agit comme agent d’attachement. Quand nous avons des relations sexuelles avec quelqu’un, cette hormone nous lie avec cette personne. L’autre effet de l’ocytocine est un effet amnésique : nous souffrons d’une perte temporaire de la mémoire. Nous sommes dans un état de conscience altéré. Nous n’avons pas tous nos esprits […] Je travaille beaucoup avec des adolescentes qui viennent me voir et me disent : “Tu sais, je fréquente ce gars, et il ne me traite pas comme il faut; il ne me respecte pas”. Alors, je leur demande : “As-tu eu des relations sexuelles avec lui?” Et elles me répondent : “Oui.”  Je leur dis : “Ne fais pas ça. Pourquoi te lier ainsi à cette personne? Pourquoi agir ainsi, lorsque cela influence tant ta capacité à réfléchir comme il faut?” »

L’appel à la crainte

Selon Steven Stosny : « Très souvent, dans les relations abusives, l’abuseur dira : “Personne d’autre ne va t’aimer. Tu sais bien que tu n’es pas assez belle, ni assez intelligente, pour qu’une personne autre que moi ne puisse jamais t’aimer.” Et les jeunes femmes surtout, qui souffrent d’une estime de soi précaire, croiront de telles paroles; elles sont programmées pour y croire. Elles penseront alors qu’elles doivent persévérer dans cette relation malsaine, puisqu’elles ne trouveront jamais quelqu’un d’autre capable de les aimer. »

La solution? La valorisation de soi

Selon Pat Love, la meilleure façon de se préserver d’une relation malsaine est d’apprendre à se valoriser : « Vous méritez le respect, la valorisation, l’amour. Vous pouvez créer une relation d’amour saine. Vous avez toute votre vie pour le faire. Pour l’instant, concentrez-vous sur ce qui est important pour vous. Développez un respect de soi sain. Ainsi, vous choisirez une personne qui sera tenue de vous respecter autant que vous vous respectez vous-mêmes. »

En résumé :

–         Évitez les personnes qui désirent diriger votre vie ou vous commander.

–         Un abuseur cherchera à détruire votre respect de soi en vous faisant croire que personne d’autre ne pourrait jamais vous aimer.

–         La loi du blâme dit que c’est toujours la personne la plus proche qui est blâmée. Si vous vous approchez d’une personne qui est apte à blâmer les autres, sachez que vous deviendrez la cible du blâme tôt ou tard.

–         Le mépris se définit ainsi : « Je me suis fait une opinion à ton sujet, et elle n’est pas bonne. »Le mépris détruit rapidement une relation.

–         Vous avez toute une vie pour développer une relation d’amour saine et durable avec une personne de confiance. Préparez-vous à cela en venant à mieux vous connaître, en développant vos talents et capacités et en nourrissant votre respect de soi.

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4 réponses à “Les signes précurseurs d’une relation malsaine”

  • nafissatou says:

    Votre article me plait beaucoup, je me suis reconnue, j’ai eu une relation de 20 ans malheureusement avec ce geure de personne, je suis en procedure de separation, j’ai deux enfants avec lui, j’ai pardonné plusieurs fois, je rentre toujours dans le meme cercle, le pardon mais pendant durant la période de séparation , je me culpabilise et ce qui me tracasse , il n a jamais admis qu’il m’a agressé mais s’il a fait c est parceque j’ai tout fait pour qu’il m agresse et je vous assure je suis épuisée d’essayer de le comprendre car je m engouffre dans des justifications impardonables, je pense que le probléme est en moi, comme vous l avez si bien dit, de peur que je ne trouve pas une personne qui m aime car il n a cessé de me dire que je ne ressemble à rien et que je ne vaut rien sans lui. je ne crois pas à ce qu’il me dit mais des fois ces paroles me hantent et m’empêchent de voir plus clair à mon avenir, surtout que je dois me chercher un emploi, et je n arrive pas à décrocher quoi que ce soit, ce qui affirme ce quìl m a dit sans lui je suis rien. je ne sais pas comment m en sortir, j’ai le soutien de ma famille , mes amies mais comme si je suis endoctrinné par lui, je l’ai toujours fait passé avant moi, je m en suis occupée et pendant 20 ans, je ne sais plus m occuper de moi même. je déprime de plus en plus et vos articles me servent afin que je ne perde pas pied.Que dois-je faire? c est dure pour mon coeur malheureusement je n arrive pas à me mettre en colère pour tous ce qu’il m a fait subir est ce normal?

  • waterlover says:

    Un soir je suis rentré chez moi et j’étais très alcoolisé à l’extrême (quelqu’un a du mettre des médicaments dans le rhum que j’avais bu) et j’ai donné un coup de tête à ma conjointe suite à un désaccord entre nous. Dès le lendemain elle est parti du domicile avec les enfants. Elle a eu une ITT de 24h ou 48h je ne me souviens plus. Ceci s’est passé il y a 5 mois. Je me suis maintes fois excusé. J’ai tout essayé. Elle ne veut pas me pardonner, même si je lui dis régulièrement que ce qui s’est passé est à cause de l’alcool. Elle a porté plainte puis a retiré sa plainte au bout de 5 mois. Entre temps nous avons eu quelques moments de douceur où elle se blotissait contre moi et je lui ai même fait un massage il y a une semaine. Je sais que sa mère et sa famille ne veulent pas qu’elle revienne avec moi. De mon côté j’ai été en état de choc durant une semaine. Je ne mangeais plus, je ne faisais que boire de l’eau et dormir. Chaque jour qui ont suivi l’acte de violence conjugale, mon ex-conjointe continuait à venir me voir et me remerciait régulièrement pour ma gentillesse et l’aide que je lui apportait… Quelques jours après l’acte de violence… Aujourd’hui, 5 mois après elle refuse toujours de revenir avec moi, malgré les rares petits calins, malgré les discussions incessantes, malgré ma repentance. Il ne se passe pas un jour sans que je pense à elle. J’en deviens presque fou. J’ai beaucoup pensé à me suicider mais sans le dire à personne, car c’est peut-être la seule délivrance dans un cas comme celui-là, mais il y a les enfants et je n’ai pas le droit de partir et de les laisser sans père. Je les aime. C’est très dur, extrêmement dur. J’ai commencé à écrire un livre expliquant tout cela… J’espère qu’un jour nous ne serons plus mis au rebus et qu’on essaiera de comprendre les causes de ces violences (en ce qui me concerne l’alcool que j’ai totalement arrêté). Nous sommes des humains avant tout, il faut arrêter de nous détruire sur internet. Chaque fois que je lis quelque chose sur les violences conjugales, rien n’est dit au sujet des sentiments du fautif, mais nous sommes aussi des humains.

  • Carol says:

    Bonjour waterlover, je comprends que tu regrettes énormément ce qui s’est passé avec ta femme, et je comprends ta tristesse.Mais je comprends aussi que ta femme doit avoir peur pour les enfants et pour elle-même. As-tu déjà eu de tels incidents à cause de l’alcool? Même si tu es très sincère en demandant pardon de ta femme, il y aussi une question de confiance. La confiance se détruit rapidement, mais il faut beaucoup de temps pour la restaurer. As-tu jamais pensé à fréquenter un groupe comme alcoolics anonymes, ou bien chercher de l’aide chez un conseiller professionnel? Voici un article sur notre site d’un couple qui s’est reconcilié après les problèmes d’alcoolisme du mari. “Un pardon honnête” http://pouvoirdechanger.com/decouvrir/foi/absforgiveness/ Dans son cas il a crié vers Dieu, et Dieu a entendu ses cris.

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