Partenaires d’aventures

Auteur: Jacqueline Overpeck

partenairesPar Jacqueline Overpeck, traduit de l’anglais  par  Fleur Clapot

Levant son verre de cidre, Arnie mon époux, s’est fièrement exclamé « A mon partenaire d’aventures ! ». J’ai pris une profonde respiration, plongeant mon regard interrogateur dans l’éclat de ses yeux verts, puis j’ai souri. Partis de Dallas au Texas, nous venions d’arriver à Fairbanks en Alaska, et j’étais épuisée. De ma main libre, je sirotais mon cidre (l’autre main bien au chaud dans ma vieille moufle encore pleine de neige). « Et voilà » ai-je pensé, « nous fêtons notre anniversaire de mariage dans un gîte au milieu de nulle part  avec des chiens de traîneaux qui aboient au dehors. Aventure ?…c’est le mot juste ! »

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Nous étions enlacés devant la cheminée, exactement comme nous l’avions imaginé, pourtant quelque chose n’allait pas. Le malaise que je ressentais était tel, que le crabe royal d’Alaska servi au dîner, me restait sur l’estomac.  Notre rêve Yukon était en train de se réaliser, et tous les ingrédients étaient réunis pour que je savoure un moment de détente. Au lieu de cela, j’étais angoissée à l’idée de ne pas être à la hauteur des espérances de mon mari. Il venait de m’appeler son « partenaire d’aventures »

Confronter nos attentes

Qu’est-ce qu’un partenaire d’aventures ? Serai-je capable de combler ses attentes ?
Ces questions ont assailli mes pensées et aussitôt mon esprit s’est assombri. J’étais soudain envahie par la crainte de ne plus être acceptée pour ce que j’étais. J’avais terriblement envie d’en parler à Arnie, mais je décidais de me blottir dans ses bras et d’aborder ce sujet le lendemain.

Le matin suivant, nous nous sommes réveillés pleins d’enthousiasme, à la vue du splendide univers, glacial et immaculé, dans lequel nous étions. Plus tard dans la soirée, un guide devait nous emmener en autoneige, jusqu’au sommet d’une montagne, où notre gîte mettait un refuge à la disposition des hôtes désireux d’admirer les aurores boréales. Certaines aurores étaient plus intenses que d’autres et les formes qu’elles prenaient étaient imprévisibles, nous avait-on prévenu. Parfois on pouvait avoir droit à un magnifique ballet de couleurs, dansant sur l’étendue du ciel – au bout d’une demi-heure d’attente à peine ; parfois en revanche, on pouvait scruter le ciel dans le froid, pendant presque quatre heures, et ne voir se dessiner que la fumée de nos souffles.

Ce soir là Arnie voulait attendre sur le sommet de la montagne aussi longtemps qu’il le faudrait pour voir une de ces fameuses aurores boréales. Pour ma part, j’espérais qu’une heure suffirait, afin de vite pouvoir rentrer au gîte et nous prélasser dans les sources naturelles d’eau chaude.

L’affrontement était imminent.

J’avais la sensation que nous étions comme pris sous l’avalanche de nos idées contradictoires, et qu’il nous faudrait au moins un chasse neige pour nous sortir de là !  Nous avons décidé de nous asseoir et d’écouter comment chacun imaginait cette aventure en Alaska. Si quelques unes de nos idées et de nos attentes étaient semblables, beaucoup ne l’étaient pas : je rêvais d’une balade en chiens de traîneaux, et d’une visite au centre de la vie marine à Seward, ville côtière. Arnie, pour sa part, rêvait de survoler le point le plus septentrional de l’Amérique du nord en Cessna, pour admirer Barrow, le village esquimau, et pour voir l’océan arctique.

S’accepter l’un l’autre

Parler à cœur ouvert nous a été d’une grande aide. Nous avons confronté nos points de vue autour de plusieurs tasses de chocolat chaud. « J’ai envie d’être ta partenaire d’aventures », lui ai-je dit « mais j’ai bien peur de ne pas pouvoir te suivre dans toutes tes activités (ou de ne pas pouvoir les apprécier toutes). »

Nous avons fini par conclure, qu’être différents n’était pas un problème. De toute évidence nos goûts ne seraient pas toujours partagés, et c’est précisément à cause de ces divergences, qu’hommes et femmes sont uniques. Comprendre patiemment les différences de l’autre n’est pas chose aisée. Mais pour y arriver, accepter l’autre tel qu’il est, nous a semblé à tous deux primordial.

Nous nous sommes ensuite penchés sur l’exemple de Dieu et avons remarqué qu’Il nous accepte tels que nous sommes. Nous avons commencé à comprendre que pour être des partenaires d’aventures, il nous faudrait d’abord reconnaître le don d’acceptation de Dieu dans nos propres vies.

Plus tard dans la conversation, Arnie a fait ce commentaire « Dieu écoute attentivement nos points de vue, nos projets et nos idées, et bien que nos pensées et nos voies ne soient pas les Siennes, Il conduit toujours nos pas pour nous attirer plus près de Lui. » Nous avons compris qu’être accepté par autrui, nous permettait d’en être plus proche. Nous avons alors essayé d’imaginer ce que nous pourrions faire en pratique pour s’accepter réciproquement –se prendre dans les bras, au lieu d’être distants, ou encore sourire, au lieu de céder à nos sautes d’humeur.

Accepter sincèrement les pensées et les sentiments de l’autre, est une démarche à la fois nécessaire et difficile. Nous avons tous des zones sensibles, des sujets qui nous touchent plus que d’autres et qui nous font réagir de façon particulière dans certaines circonstances. Lorsqu’on entre dans l’une de ces zones, il est important de trouver le moment opportun pour prendre le temps de parler à l’autre, de l’accepter et de prier avec lui.

Des lumières dans le ciel

Après avoir discuté de ce que nous voulions faire pendant notre séjour, nous avons fini par nous mettre d’accord sur la balade en traîneau, l’océan arctique et le programme de cette fameuse soirée- les aurores boréales. Ces phénomènes célestes nous captivaient tant, que nous envisagions même d’appeler notre première fille « Aurore » ! Mais ceci dit, pas au point de rester indéfiniment à attendre au sommet de cette montagne ! Deux heures, tout au plus.

Un peu plus tard dans la nuit, blottis l’un contre l’autre au refuge, nous avions l’air de deux enfants partis à l’aventure, remplis de joie et de complicité. Les deux heures passèrent et au grand désarroi d’Arnie, aucune aurore boréale en vue. Comme promis, nous sommes descendus de la montagne et avons troqué nos combinaisons de ski contre des maillots, pour une baignade dans les sources d’eau chaude.

Entre rafales de neige et vapeur d’eau, les orteils dans le fond vaseux des sources…nos regards se sont arrêtés sur le ciel…soudain plein de divines lumières, flottant avec grâce au cœur de la nuit ! Le visage d’Arnie s’est illuminé, rivalisant avec l’éclat du ciel. J’étais transportée de joie pour lui. Il m’a embrassé furtivement puis a continué à admirer le spectacle.

Certes, ce spectacle aurait certainement été plus beau vu du sommet de la montagne, mais ce n’était pas grave. Ce que nous venions d’apprendre était tout aussi beau : l’acceptation dans le mariage, réserve de grandes surprises.

Laisser Dieu nous accepter

Parler des attentes de chacun, est un sujet, comme bien d’autres, difficile à aborder. Mais ce faisant, nous donnons la possibilité à nos cœurs de guérir. En laissant Dieu nous accepter, et en partageant cette expérience avec notre conjoint, nous changeons notre regard sur les choses. Car c’est alors que nous nous voyons, comme Dieu nous voit.

Dieu vous accepte tel que vous êtes aujourd’hui. A Ses yeux, vous êtes dignes d’être aimés profondément et compris. En Lui ouvrant votre cœur, Il ôtera les restrictions et les limites qui jusqu’alors vous retenaient. Grâce au Seigneur Jésus, vous pourrez vivre pleinement vos passions, individuellement et avec votre époux.

Pourquoi ne pas lever les yeux vers le ciel et laisser Dieu vous accepter aujourd’hui – puis partager ce que vous aurez divinement reçu, avec votre partenaire d’aventures ?

Vous pouvez recevoir Christ dès à présent par la prière. Prier c’est tout simplement parler à Dieu. Il sait ce qu’il y a dans votre cœur, et vos motivations Lui importent plus que vos mots.
Vous pouvez utilisez cette prière si vous le souhaitez :

Seigneur Jésus, je veux Te connaître personnellement. Merci pour Ta mort sur la croix pour mes péchés. Je T’ouvre la porte de ma vie et Te demande d’y entrer comme mon Sauveur et mon Seigneur. Prends le contrôle de ma vie. Merci car Tu pardonnes mes péchés et Tu me donnes la vie éternelle. Fais de moi la personne que Tu veux que je sois.

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