L’automutilation : qu’en sont les causes?

Auteur: Muriel Larson

En tant que psychologue, j’ai reçu beaucoup de lettres de jeunes qui s’automutilent. Comment comprendre cette épidémie?

En lisant la recherche à ce sujet, j’ai découvert que des milliers de jeunes gens se tournent vers l’automutilation pour gérer leur souffrance; même des personnes riches et célèbres luttent avec ce problème.

Lorsque des personnes aux prises avec cette dépendance ont commencé à me consulter, j’ai demandé à Jésus pourquoi elles se mutilaient de cette façon. Il m’a encouragé à leur poser la question. Et donc, j’ai commencé à explorer leur passé avec elles, en leur demandant de me raconter quand et pourquoi elles ont commencé à se couper. Plusieurs m’ont dit qu’elles avaient été violées ou victimes de violence sexuelle, et qu’elles avaient commencé à s’automutiler pour trouver un répit à leur souffrance.

« Pourquoi cela a-t-il eu cet effet? », me suis-je demandé. En premier, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une forme d’autoflagellation. Mais pourquoi ces jeunes se sentiraient-ils soulagés de s’être punis de cette façon? Serait-ce parce qu’ils se sentaient moins coupables en agissant ainsi? Serait-ce pour faire taire leurs sentiments de culpabilité ou de honte? Mais pourquoi ces jeunes seraient-ils si remplis de haine ou de honte à leur égard?

Dans son enfance, Martin Luther avait compris ainsi l’enseignement de l’Église : « Fais de bonnes œuvres, fais ta pénitence, humilie-toi et tu seras sauvé. » Donc, il se flagellait dans l’espoir de faire taire ses sentiments de culpabilité. Mais ce répit était toujours de courte durée.

C’est le cas pour les jeunes qui se coupent; le soulagement de leur souffrance n’est que passager.

En lisant la Bible, Martin Luther a découvert que le juste vit par la foi (Romains 1.17). C’est alors qu’il a compris que le pardon et la restauration étaient des dons de Dieu : Jésus avait payé la punition complète pour son péché sur la croix et il n’avait rien à y ajouter. Cette compréhension de l’œuvre rédemptrice de Christ l’a libéré de sa compulsion à se punir soi-même. Armée de cette compréhension biblique de l’œuvre de Christ, il est devenu un prédicateur courageux de la Parole, un des pères de la Réforme et le fondateur de l’Église luthérienne.

Comment son histoire peut-elle encourager les gens qui souffrent de dépendances, de pensées suicidaires, de dépression? Comment ces vérités peuvent-elles délivrer les victimes de violence, les cœurs brisés, les âmes perdues?

Il se peut très bien qu’ils souffrent de sentiments de culpabilité. Il se peut qu’ils soient affectés par une colère profonde contre leurs agresseurs. De tels sentiments peuvent provoquer la dépression, le désespoir et de profonds sentiments d’échec et de misère.

Jésus a dit ceci : « Mais si vous ne pardonnez pas aux autres, votre Père ne vous pardonnera pas vos fautes non plus. » (Matthieu 6.15, Parole de Vie)

Notre colère, notre amertume ou notre culpabilité nous empêchent de vivre en paix avec Dieu. Mais Jésus peut transformer notre situation pour nous donner la paix qui dépasse tout entendement, peu importe la situation, si nous marchons avec lui.

C’était mon cas à moi.  J’ai été maltraitée physiquement et verbalement à de multiples reprises, mais le Seigneur m’a donné la capacité de pardonner à mon agresseur à chaque fois. Ainsi, j’ai pu faire l’expérience de la paix indescriptible de Christ et le servir de toutes sortes de moyens au sein même de ma détresse.

Ce que Jésus a fait pour moi, il peut le faire tout autant pour vous ou pour un être cher qui vous tient à cœur!

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