Secrets: Un voyage qui guérit

Auteur: Angie Cote

abortionsecret – se dit de ce qui est caché du savoir général ou de la vue, d’après le dictionnaire Larousse

Il y a différentes sortes de secrets. Certains sont ces choses qui sont cachées à notre compréhension, aussi appelées les mystères de la vie – comment les pyramides ont été construites, les miracles, les évènements inexpliqués. Il y a des secrets militaires – les affaires militaires confidentielles, la CIA et les espions. Il y a des secrets concernant des méthodes ou des formules basées sur des succès : si vous envoyez cent dollars, vous recevrez un mélange secret de thé/crème/pillules qui vous garantissent de faire disparaître votre cellullite. Ah, si seulement…. Il y a des secrets que d’autres vous disent en confidences.

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Puis il y a des secrets d’ordre personnel – des choses que nous avons faites ou que nous nous sommes fait faire ou dans lesquelles nous étions impliquées – que nous ne voulons divulguer à personne. D’habitude, il s’agit de quelque chose qui n’est pas socialement ou moralement acceptable.

Il existe différentes sortes de secrets personnels :

  • Tricher: Peut-être lors d’un examen, regarder un peu sur la feuille du voisin.
  • Mentir: Fausser les chiffres de notre déclaration d’impôts.
  • Voler: Manger des raisins que nous n’avons pas achetés lorsque nous marchons dans l’allée du supermarché. Ceci est peut-être encore acceptable, mais qu’en est-il du vol manifeste – voler quand nous étions adolescentes. Peut-être avons-nous détourné de l’argent ?
  • Secrets sexuels: Une liaison illégitime, une grossesse involontaire qui s’est peut-être terminée par une adoption ou un avortement que vous n’avez révélé à personne. De la prostitution ? De la violence ? De l’homosexualité ? Un penchant pour la pornographie ? De l’inceste ?
  • Dépendances de drogues: Cela va du somnifère jusqu’à la cocaïne ou l’héroïne.

La liste est longue.

Nous gardons des secrets pour beaucoup de raisons. Nous les cachons par peur et honte. Nous craignons d’être rejetés. Que se passerait-il si, en nous démasquant et en nous révélant, nous sommes abandonnées par nos amis, notre famille ou peut-être même ridiculisées par nos ennemis?  Nous craignons que l’image de notre personne soit ternie si nous montrons qui nous sommes en réalité. Il se peut que nous pensions que pour être acceptées par les autres, il faut que nous ayons l’air bien à tout prix. Peut-être que nous gardons nos secrets dans un vain effort d’effacer notre passé.

Beaucoup de gens gardent un avortement secret. Nous pouvons transposer la même dynamique à n’importe quel secret personnel. L’avortement est un problème très débattu et qui peut s’avérer très politique, mais mon intention est de discuter de ce sujet avec sensibilité et compassion.

Le secret d’une femme – L’avortement

Dans la population, une femme sur quatre s’est fait avorter. Tracy, Lynn, Kate, Donna et Muriel avaient chacune ce secret en commun. Les quatre premiers ne sont pas leurs vrais noms, mais leurs situations sont toutes véridiques. Muriel, la cinquième femme, écrit et parle ouvertement de son expérience d’avortement et de son voyage de guérison. Elle travaille bénévolement au “Post Abortion Community Services” (Service communautaire post-avortement), elle a donné l’autorisation d’utiliser son vrai nom.

La première fois que j’ai rencontré ces femmes et que j’ai appris quelque chose de leurs vies et sur elles-mêmes, elles présentaient toutes une série de symptômes spécifiques à ce que l’on appelle le stress post-avortement – aussi appelé traumatisme post-avortement ou syndrome post-avortement. Quelle que soit la raison pour laquelle une femme se fait avorter, elle peut rentrer dans une phase de soulagement au bout de deux à cinq ans. Cette phase se fait de plus en plus courte simplement parce que beaucoup de femmes ont maintenant accès à des informations et à des images qu’elles n’auraient pas eues par le passé – développement du foetus, échographie et divers livres.

Après cette période de soulagement, certains symptômes sont décrits par les
femmes comme suit :

  1. Culpabilité ou culpabilité de survie – “J’ai tué mon bébé. Je me sens très coupable maintenant. Je souhaite ne plus exister.”
  2. Des crises d’anxiété et de panique.
  3. Apathie psychologique – “Je ne me sens pas heureuse, je ne me sens pas triste. Je ne ressens rien. Je me sens dépourvue d’émotions.” On a demandé à une femme dans un groupe, après qu’elle aie raconté son histoire : “Comment était-ce de raconter l’histoire de votre avortement ?” Elle a dit : “Je me suis sentie comme en l’air dans la pièce . . . et je me suis regardée d’en-haut raconter mon histoire.” C’était comme si elle avait été incapable de réconcilier ses émotions avec les détails mêmes de ce qui lui était arrivé dans sa vie.
  4. Dépression – Beaucoup de femmes ont eu à un moment donné des envies de suicide après leur avortement.
  5. Syndrome de l’anniversaire – Des femmes se sentent parfois différentes, comme folles, à la date de naissance virtuelle du bébé ou à la date anniversaire de l’avortement. Certaines femmes ont des flashbacks de leur avortement.
  6. Anxiété concernant la grossesse ou la fécondité – Des femmes peuvent s’inquiéter d’être à nouveau enceintes. Ils se peut aussi qu’il y ait aussi interruption du processus de lien affectif lorsqu’elles ressentent qu’elles sont prêtes à avoir un enfant.
  7. Troubles de l’appétit.
  8. Abus d’alcool ou de drogue – Un comportement qui ne fait que masquer la douleur.
  9. Courte psychose réactionnelle – Une femme décrivait qu’elle marchait dans la rue d’une ville le jour du ramassage des ordures. Alors qu’elle se promenait dans l’allée, elle “pouvait entendre les bébés pleurer dans les poubelles.” Elle était détachée de la réalité. Une autre femme s’est réveillée une nuit, après son avortement, a regardé ses mains et s’est écriée : “J’ai du sang sur mes mains.” Elle poursuivait : “Je suis allée me laver les mains pour essayer de l’enlever mais ça ne partait pas.”

Ces symptômes sont avant tout le résultat de trois phénomènes :

  1. L’incapacité à traiter la peur, la culpabilité et la colère qui accompagnent la grossesse et l’avortement.
  2. L’incapacité de porter le deuil du bébé – puisqu’il s’agit d’une perte de grossesse, il y a une perte du sentiment de porter un enfant.
  3. Une incapacité à trouver la paix avec soi-même et avec ceux qui ont éte impliqués dans la décision d’avorter.

Beaucoup d’autres facteurs peuvent influencer la situation, les circonstances entourant la grossesse, par exemple. S’agissait-il d’une infidélité ? S’agissait-il d’inceste ? S’agissait-il d’un viol ? La personne était-elle célibataire ? Les règles pour faire l’amour ont-elles été brisées ? Chacune de ces circonstances apporteront un ensemble de dynamiques qui affecteront la situation de la femme.

Le soutien est un autre facteur – de quel soutien bénéficiait-elle ? Etait-elle dans une situation où soit le petit ami ou le mari faisait pression sur elle pour se faire avorter ? A-t-elle fait pression sur lui pour qu’il accepte l’avortement ? Qu’en est-il de la famille et des amis ? L’a-t-elle raconté à quelqu’un ? A-t-elle franchi ses propres limites morales ou éthiques ?

Le type et la légalité de l’avortement sont aussi importants dans l’expérience de la femme. Nous voyons beaucoup de femmes des deux côtés. Il existe neuf ou dix types d’avortement différents, suivant le stade de la grossesse. Ainsi par exemple, la femme qui était éveillée vivra quelque chose de très différent de la femme qui était sous anesthésie générale. Ses souvenirs seront très différents si elle était dans une clinique parce qu’elle verra, entendra, vivra et se souviendra de ce que les gens lui auront dit.

La femme sous anesthésie générale – ce qui est habituel dans les hôpitaux – se souviendra des moments précédents et suivants l’avortement. S’il s’agissait d’un avortement médicalisé – avortement qui se passe à la maison – cela fera aussi une différence. Toutes les pièces de sa maison lui rappelleront ça. Si c’est un avortement de deuxième ou troisième trimestre, elle sera complètement éveillée pendant toute la durée de l’accouchement.

Tracy est venue pour être conseillée après avoir gardé son avortement secret pendant vingt ans. On lui a fait un avortement de fin de grossesse qui était illégal. Lynn est arrivée à son premier rendez-vous par la porte de derrière. Elle avait peur d’être vue venant à notre bureau. Lynn a fait partie d’un projet expérimental pour tester les avortements médicalisés. Elle s’est faite avorter chez elle à la maison.

Kate était résolue à ne pas être dans un groupe post-avortement où se trouverait quelqu’un qui travaillait dans son domaine. Elle était assez connue et elle était terrifiée à l’idée que quelqu’un de sa profession puisse découvrir son histoire. Elle est venue pour se faire conseiller cinq ans après son avortement. Son avortement était un avortement de début de grossesse et il était légal. Donna vint pour être conseillée plus de vingt ans après son avortement illégal. C’était une adolescente au moment de son avortement – sa mère l’avait arrangé et fut présente dans la pièce au moment de l’avortement durant lequel sa fille donna naissance à des jumeaux.

Muriel vint vingt-deux ans après ses deux avortements. Tous les deux de premier trimestre et approuvés par la commission médicale de l’hôpital, donc ils étaient tous les deux légaux.

Au moment de leur avortement, chacune des femmes était célibataire. Donna et Tracy sont maintenant mariées et l’ont raconté à leurs maris. Muriel, Kate et Lynn sont actuellement célibataires. En général, pour celles qui ont été impliquées dans la décision, l’avortement était une partie de leur vie qu’elles avaient choisi de tenir secrète.

Un endroit sombre et profond

Les secrets emprisonnent, ils cultivant la suspicion et peuvent parfois nous paralyser de la peur d’être découverts. Ce sont des parties de nous-mêmes que nous cachons et que nous gardons à couvert. C’est un sombre endroit qui sent le refermé , humide et froid et où rien ne s’épanouit sauf la peur. C’est souvent entouré de honte, de culpabilité, de confusion et -dans le cas de l’avortement- il peut y avoir des messages maternels confus pour la femme.

Si vous ne parlez à personne dans l’isolement de cet endroit sombre, cette peur augmentera.

La femme qui vient de se faire avorter réexaminera sa decision et se demandera : “Ai-je bien quelque chose de mal ?” Ou même : “Qu’ai-je fait ?” Envisager la réponse peut être trop doulereux ou terrifiant à supporter, sans parler de laisser quelqu’un d’autre en avoir un aperçu.

Quelque part dans la douleur et la peur, consciemment ou inconsciemment, on prend la décision de cacher et de compartimenter : “Je ne vais pas y toucher. Et personne d’autre n’y touchera non plus.” Cela pourrait sembler étrange dans une société qui est assez ouverte par rapport à l’avortement. Cependant, les femmes qui se sont faites avorter n’en parlent d’habitude plus- on n’en discute généralement pas dans une conversation. Donc, bien qu’il y ait une grande permission d’avorter, il n’y a pas beaucoup de permission d’en parler. Il continue d’y avoir une honte énorme de l’avortement.

Construire les murs

Qu’importe les secrets que nous avons, nous utilisons des mécanismes de défense pour nous épargner de la douleur – pour nous éviter d’aller dans cet endoit sombre. Nous pouvons éviter des gens, des situations et tout ce qui nous amène trop près de ce secret. Nous pouvons nier qu’il existe ou même consciemment, soit inconciemment. Il se peut même que nous nous donnions plus de mal pour pallier à la honte que nous ressentons : “Je ferai de mon mieux, je travaillerai plus dur, j’aurai plus de réussite.”

Nos secrets, même les plus petits, ont peut-être l’air bénins. Cependant le secret se trouve au plus profond, et il peut s’emparer de nous de manières que nous n’avoins peut-être même pas prévues. La protection revêt une très grande importance pour nous : se protéger d’être découverte.

Le secret nous empêche alors d’être intime, de nous révéler, et de nous montrer vulnérable à une autre personne. Il isole, il restreint et il étouffe.

Le poème suivant a été écrit par une jeune femme il y a onze ans. Elle était étudiante lorsqu-elle s’est présentée dans un groupe post-avortement. Elle ressentait qu’elle ne pouvait pas s’expliquer clairement, qu’elle ne pouvait pas s’ouvrir. Voilà une femme qui avait commencé à regarder son secret mais il restait des traces de l’isolation.

Des bébés partout,
Pas le mien.
Je me sens ridicule,
Mais je vais à nouveau être enceinte,
Je ne me ferai jamais plus avorter.
Mais être enceinte maintenant serait stupide.
Sentiments partagés :
Je veux un enfant,
Heureuse d’être enceinte,
J’en ai peur.
Seule.

Laissez-moi seule.
Je ne mérite pas l’amour,
J’ai tué mon propre enfant.

Ne vous approchez pas trop,
Ne me touchez pas.
Je vous blesserais,
Vous rejetterais.
Je me mets en boule,
Mois seule.
Personne d’autre,
Personne ne peut me toucher.
Vous exclure,
Exclure le monde.
Seule,
Pas solitaire.
Oui on se sent seule.

Plus seule encoure quand je suis avec beaucoup de gens.
Je me sens détachée,
En conflit avec moi-même, avec le monde, avec tout.
Je me tenais parmi eux, mais n’etais pas des leurs,
Dans un voile de pensées qui n’etaient pas leurs pensées.
S’echapper.
S’enfuir dans une cabine dans le bois.
Les seuls qui vous acceptent vraiment comme vous êtes,
Pas de questions,
Un amour inconditionnel.
Pas de questions.
Seule.

Moi et mon chien nous en allons.
Bougies, flammes, feu, chauds,
Consument tout.
Etre assise et fixer la flamme,
M’imaginer recroquevillèe à l’intérieur de la flamme,
Du feu tout autour de moi.
Entourant, protestant, isolant.
Personne ne peut me toucher.
Cocon, protection,
Comme dans le ventre.
Pas de problèmes, pas de peurs, pas de pensées.
Changer, se métamorphoser, s’améliorer,
Emerger sauvée, parfaite.
En paix.
Lumière, chaleur, acceptation.
Amour.

L’amour est patient, l’amour est bon.
Foi, espoir et amour, ces trois-lá.
Mais le plus important c’est l’amour.
Aimer mon bébé.
M’imaginer enceinte.
Me voir avec cet enfant,
Enseignant, aimant, façonnant.
Je ne me suis jamias permise de le considérer comme un bébé avant.
Fatiguée.
Je veux dormir à tout jamais.
Je veux réver de paradis,
Mon enfant et moi ensemble.
Personne d’autre.
Je ne veux la partager avec personne.

Ne me touchez pas.
Ne soyez pas gentil avec moi.
Je pleurerai.
Des larmes salées coulent de mes joues,
Mouillent mon oreiller
Avant que je puisse m’apercevoir que je pleure.
Quelque chose en moi est vide.
C’est cassé, c’est manquant.
Irremplaçable.
Châtiment, prison, barres.
Pas de condamnation publique,
Juste enfermée une éternité en moi-même,
Seule, fatiguée, épuisée.

Losqu’un groupe post-avortement se rencontre, nous demandons à chaque femme de décrire avec des images à quoi ressemble la douleur de son avortement. Comment la décrirait-elle ? Nous appelons cela la blessure de l’avortement. Une femme la décrit comme étant un sac mortuaire. Vous êtes morte. Elle dit : “Je me sens morte. Je veux sortir. Enroulée dans du fil barbelé . . . je ne peux toucher sans me blesser et personne ne peut me toucher sans se blesser.” Mise en cage. Une tasse de thé fracassée. Dans un trou noir, ne peut s’en sortir.

Muriel décrivait sa blessure de l’avortement comme étant devant un mur en brique au-dessus duquel elle ne pouvait pas voir. Quelques années après sa description de ce mur, je suis tombée sur un dessin qui exprimait le secret et l’isolation d’un avortement. La femme derrière un mur en brique.

A l’extérieur du mur, il y a des fleurs et du lierre qui poussent – la vie prospère. A l’intérieur du mur se trouvent des sentiments : désespoir, honte, apathie, tristesse, solitude, blessure. Elle vit à l’intérieur du mur : “Souvent cette isolation n’apparaît pas à la personne qui vit derrière le mur ou à ceux qui lui sont proches dans sa vie.” Cette façon de vivre est devenue son style de vie habituel, elle s’y est habituée. En fait, si une femme vit suffisamment longtemps derrière son mur, il se peut qu’elle ne se souvienne même pas de sa vie à l’extérieur du mur. Elle pense que les gens la laissent tomber quand elle a besoin d’eux, et pas seulement quand elle s’est fait avorter. Alors elle érige le mur protecteur encore plus haut.

Cela demande beaucoup d’énergie émotionnelle d’ériger un tel mur. Il faut travailler très dur pour le garder en bon état, pour que personne ne découvre le secret.

Le voyage qui guérit

Le mur derrière lequel nous nous cachons avec notre secret nous empêche vraiment d’être libre. Il nous empêche de laisser entrer d’autres gens, de devenir intime et d’être vraie. Voilà le dilemne : nous aimerions être vulnérable , nous aimerions être transparentes, nous aimerions être intimes. Mais à quel prix ?

Le prix c’est d’être exposée – la révélation du secret, les conséquences qui pourraient se confirmer, se voir comme l’on est vraiment.

Tracy, Lynn, Donna, Kate et Muriel, malgré leurs peurs ne voulaient pas vivre comme elles avaient vécu. Elles ont fait le premier pas pour raconter leur secret. Avec un courage tranquille, elles ont passé leur premier coup de fil. Elles ont parlé avec une conseillère post-avortement et les semaines suivantes, la révélation débuta. Chaque femme commença son voyage de guérison, pendant lequel elle put mettre de l’ordre dans ses peurs, ses questions et ses émotions pour porter le deuil de son bébé et se diriger vers le pardon et la résolution.

Le voyage de guérison d’une femme c’est comme peler un oignon. Lorsque vous pelez un oignon, il y a d’habitude beaucoup de pleurs. L'”oignon” se pèle par couches et chaque couche représente quelque chose de différent. Il peut s’agir de guérison de la colère, guérison de l’humiliation, de la dépression, de l’impardonnabilité, de la haine, de la tristesse, de l’inutilité, du désespoir, de la honte, du deuil. Du deuil d’avoir perdu l’enfant.

Il y a de la liberté à chaque stade, à mesure que vous exposez ce qui était dans l’ombre et que ça vient en lumière. Mais même de bonnes intentions de s’occuper d’un secret ne peuvent pas soulager le problème central. Le problème d’une culpabilité persistante.

C’est durant ce voyage de guérison, je pense, que nous sommes souvent amenées à notre voyage spirituel. A mesure que d’autres couches sont enlevées, et que de plus en plus de problèmes externes sont résolus, nous nous approchons du coeur de qui nous sommes. En nous exposant, nous nous révélons. Parfois, si nous nous reposons sereinement et nous permettons de voir qui nous sommes vraiment, cela peut être terrifiant. Parce que nous voyons une personne qui est capable de faire du mal. Nous sommes tous des pécheurs.

Nous n’aimons pas beaucoup utiliser ce mot. Quand j’ai écrit cela, j’ai pensé : “Oh, je ne sais pas si je devrais écrire ça.” Mais c’est vrai, nous le sommes vraiment. Nous avons du mal à l’admettre. Ce peut être une découverte effrayante qui détruit notre impression de qui nous pensions être. Cependant si nous ne fuyons pas de cet endroit, nous commençons à voir un désir naissant – un désir de pardon, qui ne peut pas être apaisé en nous-mêmes.

Nous ne savons pas comment appréhender le pardon. Nous essayons beaucoup de choses. Nous essayons de faire du bon travail. Parfois nous essayons de nous punir. Ça ne marche pas. Quand nous en arrivons à la fin, il ne nous reste à nouveau plus que le coeur de qui nous sommes. Les murs de la prison de la culpabilité sont toujours là, ils se dressent toujours très hauts. C’est là que nous faisons face à notre besoin de Dieu.

Quatre des cinq femmes – Tracy, Donna, Kate et Muriel – ont vécu le soulagement qui provient du partage de leur secret dans le cercle restreint et sûr de quelques personnes choisies et en qui elles ont confiance. Une des femmes a décidé qu’elle n’était pas encore prête à faire cela.. Trois d’entre elles, se sont approchées plus encore du coeur de qui elles sont et sont passées au stade spirituel suivant.

Elles ont reçu le pardon, le repos et la paix, en sécurité avec Jésus-Christ. Il est le seul Fils de Dieu. Il a le pouvoir et l’autorité de pardonner – le pouvoir et l’autorité de nous réconcilier avec Dieu et le pouvoir et l’autorité de vivifier nos vies. Nous pouvons être des femmes libres, d’authentiques femmes, des femmes vulnérables, transparentes, vraies, capable d’intimité et guéries.

Là où il nous est impossible de casser le mur de la prison, Jésus le fera pour nous. Il nous dit qu’Il nous aime alors que nous sommes encore embourbées profondément dans l’ombre du secret, même si nous disons : “J’abandonne, Dieu, je ne veux plus avoir affaire à toi.” Il nous aime quand même. Jésus a déjà tout préparé pour notre pardon, et il a déjà préparé un chemin pour nous tourner à nouveau vers Dieu. Un virage complet. Un nouveau commencement, un nouveau début. Il nous suffit de mettre notre main dans la Sienne, de Lui faire confiance et de Le suivre.

Les secrets sont une prison. Dans la Bible, Jésus dit : “Vous connaîtrez la vérité et elle vous libérera.”

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Ces secrets…comment s’en libérer   –une étude interactive en ligne

 

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