Toute l’attention

Auteur: Josh McDowell

Nous avons besoin de passer du temps avec nos enfants si nous voulons les influencer pour le bien. J’aimerais vous offrir quelques suggestions pratiques à cet effet que j’ai apprises par expérience.

Avant de devenir parent, je m’assoyais à la table le matin avec ma femme, Dottie, et je lisais le journal en mangeant le petit déjeuner et en sirotant mon café. Un jour, Dottie, exaspérée, m’a dit : « Chérie, pourrais-tu s’il te plaît ne pas lire le journal à la table? Nous ne parlons pas du tout. Tu lis ton journal tout le temps que je me trouve assise ici. »

Savez-vous quoi? Je n’y avais même pas songé.

À ce que je m’en rappelle, à partir de ce matin-là, je n’ai plus jamais lu de journal pendant un repas et j’en ai récolté les bienfaits en ce qui concerne mes enfants.

Je vous invite à considérer les heures de repas comme un temps consacré uniquement à la famille.

Éteignez la télé, refusez de répondre au téléphone et concentrez-vous sur vos enfants.

Selon une étude faite par des chercheurs de l’université Colombia, il existe une corrélation directe entre le temps que les enfants passent à prendre leurs repas et la qualité de leur santé, de leur rendement scolaire, de leur comportement social et l’amplitude de leur désir de passer du temps à la maison.

Une autre suggestion est d’éteindre son cellulaire lorsqu’on est avec ses enfants. Avouons-le : le monde peut très bien se passer de nous pendant une heure ou deux! Éteignez votre téléphone en présence de votre enfant pour que vous puissiez lui accorder toute votre attention.

Une autre suggestion est de ne pas permettre aux gens d’interrompre votre temps avec vos enfants. Permettez que je vous offre une illustration pratique de ce principe :

Je vivais dans la vieille ville de Julien, à 60 kilomètres de San Diego, dans les montagnes, une des régions touristiques les plus populaires de la Californie. Les gens commençaient à découvrir que c’était là que je vivais. Ainsi, les week-ends surtout, les gens se rendaient là en voiture dans l’espoir de me rencontrer pour me parler. Alors, je sortais avec mon fils ou avec ma fille Katie, et presque chaque fois que je me rendais en ville, quelqu’un s’approcherait de nous en demandant : « Dis donc, tu ne serais pas Josh McDowell? » Je répondrais que oui, et alors, il me dirait : « Je suis venu de Los Angeles (ou d’un autre endroit) simplement dans l’espoir de te rencontrer. Pouvons-nous parler ensemble? »

Savez-vous ce que je leur répondais? Non.

Vous vous dites peut-être : « Mais ils ont fait tout ce voyage! » Mais ils auraient dû m’en parler avant de venir. Alors, je leur disais : « Écoutez, je passe du temps seul avec ma fille. » Savez-vous ce que cela communiquait à mon enfant?

« Je suis si précieux aux yeux de mon père. »

Maintenant, de temps à l’autre, si j’avais l’impression que je devais parler avec cette personne, je demandais toujours la permission de le faire à mon enfant. Une fois, je me trouvais avec Shawn, et un médecin du Script Institute est venu me voir, et j’ai demandé à Shawn : Shawn, ça te va si nous prenons le café avec lui? et Shawn a dit : Certainement, papa.

Laissez-moi vous raconter ça. Cet homme écrivait un livre sur la sexualité et voulait en parler avec moi. Shawn était tout à l’écoute. C’était une des meilleures leçons sur la moralité que mon fils aurait pu recevoir. Mais une telle exception à la règle était chose rare. Généralement, je disais aux gens, quel que soit leur statut social : « Désolé, mais ce temps est consacré à mon enfant. »
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