Noël africain

Auteur: Peter E.A. Addo

brokenornament2J’étais très triste. C’était la veille de Noël. Depuis le mois d’avril, la guerre civile faisait rage. Mon village avait été détruit. Ma famille était dispersée. J’étais certain que Noël ne viendrait pas.

Dans mon village du Ghana, Noël a toujours été une fête religieuse célébrée dans la joie. L’église commençait les préparatifs dès novembre. C’était la période de l’année où les membres de la famille et les amis se rendaient visites. Nous étions excités de recevoir ces voyageurs venant de toutes les différentes tribus. Les enfants et les jeunes aimaient décorer les écoles et les maisons avec du papier crépon multicolore. Après le culte du soir de Noël, il y avait toujours une procession dans les rues. Les musiciens locaux jouaient et tout le monde arborait un air de fête. Le jour de Noël, nous devions tous retourner à l’église où nous lisions la Parole et chantions des chants de Noël en souvenir de cette naissance bénie du bébé Jésus. C’est seulement après le culte que les jeunes recevaient en cadeau des chocolats, des bonbons et des biscuits. Noël, pour moi, c’était tout ça.

Qui est Jésus? Le connaissez-vous?

Des questions? Parlez-nous-en!

Oh! Comme j’aurais voulu que ces souvenirs deviennent réels, tout particulièrement ce soir-là.

En avril dernier, l’Armée de Libération, comme elle se faisait appeler, avait attaqué notre village. Tous les jeunes, garçons et filles, furent emmenés. Certains furent tués. Les familles furent séparées. Les soldats brûlèrent tout dans le village. Ils nous forcèrent à travailler et à marcher des kilomètres et des kilomètres sans rien nous donner à manger. Nous perdirent les notions de temps et de lieux pendant ces marches forcées. Profitant d’une nuit pluvieuse, quelques uns d’entre nous purent s’échapper miraculeusement. Il nous fallu plusieurs semaines à travers la forêt tropicale pour revenir à notre village brûlé. Nous étions malades, épuisés et déprimés. Nos familles avaient disparu. Nous ne savions ni l’heure, ni le jour, quand ma grand-mère nous fit remarquer quelque chose.

Au milieu de la place du marché, la plante rouge et jaune que nous appelions “Feu de la Montagne” fleurissait. Cet arbre était là depuis des générations et avait survécu à l’incendie qui avait ravagé la place du marché! C’était un véritable miracle! Grand-mère déclara que nous devions approcher de Noël puisque aussi loin qu’elle pouvait se souvenir, cet arbre n’avait jamais fleurit qu’à Noël. Ca m’a remonté le moral, mais pas pour longtemps. Sans mes parents et sans mon village, comment Noël pouvait-il venir? Comment pouvions-nous célébrer la naissance du Prince de Paix alors que depuis le mois d’avril nous n’avions connu que les souffrances de la guerre? Je continuais à réfléchir aux Noëls passés et aux malheurs du présent, quand, tout à coup, les klaxons de plusieurs voitures qui approchaient retentirent. Croyant qu’il s’agissait de soldats, nous nous cachâmes  dans la forêt. A notre grande surprise, ce n’étaient que des voyageurs ordinaires, sans armes. Ils avaient été bloqués par un pont que les soldats avaient détruit en quittant le village. Comme la nuit tombait et à cause de rumeurs de routes minées, ils avaient décidé de faire un détour. C‘est ainsi qu‘ils étaient parvenus qu’à notre village. Ils furent bouleversés par leur découverte et horrifiés devant nos souffrances et les ruines qui nous entouraient. Beaucoup fondirent en larmes. Ils confirmèrent que nous étions bien la veille de Noël. Ils étaient tous en chemin vers leurs villages pour célébrer Noël avec leurs familles et leurs amis. Seuls des évènements impondérables les avaient amenés ici, juste à la veille de Noël. Ils partagèrent le peu de nourriture qu’ils transportaient. Ils nous aidèrent même à faire un grand feu au milieu de la place du marché pour nous réchauffer. Au milieu de tout ça, ma sœur se sentit mal et a dû s’allonger. Je savais que ma sœur attendait un bébé. Non, c’était impossible qu’il naisse maintenant!

J’avais peur pour ma sœur parce que nous n’avions aucune assistance médicale et que nous étions loin de tout hôpital. Les voyageurs et les villageois prirent leurs chemises et leurs vêtements pour faire un lit près du feu afin que ma sœur puisse s’allonger. Cette nuit-là, ma sœur donna naissance à un beau garçon. Il fallait fêter l’évènement. Guerre ou pas guerre, les africains dansent pour célébrer les naissances. Nous dansâmes jusqu’au chant du coq. Nous chantâmes des chants de Noël, chacun dans sa propre langue. Pour la première fois, toute les peines et agonies des derniers mois s’évanouirent. Au matin, quand on demanda à ma sœur comment elle appellerai le bébé, elle parla pour la première fois depuis la destruction du village. “Son nom sera Gye Nyame, ce qui veut dire ‘je ne crains personne à part Dieu’ ”, dit-elle.

Cette nuit-là, nous avons réellement célébré Noël. Finalement Noël est venu jusqu’à notre village. Il n’est pas venu dans les voitures ou avec les voyageurs, il est venu à travers la naissance de mon neveu au milieu de nos souffrances. Ce petit enfant nous rendit espoir. Cette naissance nous démontra la loi universelle des mauvaises choses transformées en espoir, l’espoir que nous donne le bébé Jésus. Ce  miracle survenu en cette veille de Noël me rappela tout d’un coup que nous n’étions pas seuls. Maintenant, je savais qu’il y avait de l’espoir. Quelles que soient les circonstances, Noël vient toujours. Noël est venu jusqu’à notre village cette nuit-là.

Le bébé Jésus est venu pour tout le monde. Il est venu pour vous.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires