Chez moi, enfin

Auteur: Ann Mangroo

Je pourrais vous parler de mon enfance avec un père alcoolique qui maltraitait ma mère. Ou encore, je pourrais vous parler de ma vie après le divorce de mes parents, lorsque je ne pouvais plus voir mon frère et ma sœur parce que je vivais avec mon père. Je pourrais décrire en détail le viol que j’ai subi à 15 ans, ou décrire ma relation de quatre ans avec un homme abusif. Je pourrais partager la souffrance liée à la perte de mon enfant après trois mois de grossesse.

Mais j’aimerais plutôt vous parler de comment ces expériences ont servi à me fortifier. J’aimerais vous parler de la personne que je suis devenue.

J’ai grandi sans connaître l’amour.

Peut-être était-ce le produit de la culture guyanienne dans laquelle j’ai grandi. Personne ne m’a dit : «Je t’aime», même pas mes parents. Ils n’ont pas connu cela pendant leur enfance et donc je ne l’ai pas connu non plus. J’avais l’impression d’être rejetée— on m’appelait souvent «la petite maigrichonne laide»

. Au début, je croyais que c’était parce que j’étais la seule fille dans la famille. Plus tard, j’ai cru que c’était du fait que je n’étais pas la plus jeune. Je n’arrivais pas à en discerner la raison.

On attendait beaucoup de moi du fait que j’étais l’aînée. Mais, enfant, je ne comprenais pas ces attentes. Je voyais la façon dont les femmes étaient traitées dans ma famille: comme moins qu’humains, plutôt comme des machines qui s’occupaient de leurs tâches, mais jamais assez bien. Et donc, j’ai fait ce que je pensais être mon devoir. Adolescente, j’étais une élève modèle: que des A, toujours au tableau d’honneur. J’ai reçu mon diplôme de l’université avec mention. Mais cela ne suffisait pas. Je n’arrivais quand même pas à plaire à mes parents.

J’ai fréquenté l’église, enfant, mais ce n’était qu’une tâche de plus à effectuer. La plupart des membres de ma famille étaient des «chrétiens du dimanche matin» et je m’étais promis que dès que je pourrais dire «non», je cesserais d’y aller. En effet, dès que j’ai quitté la maison, j’ai cessé de fréquenter l’église.

Ma vie est devenue remplie d’amis dont je n’avais pas besoin. J’étais enfin libre des attentes des autres. Mais ce n’était pas ce que je voulais.

Quelque chose d’inattendu a transformé ma vie.

Ce n’était pas extraordinaire, mais simplement inattendu : deux simples remarques, l’une de ma sœur cadette et l’autre de mon frère. Ces paroles, prononcées il y a environ quatre ans, sont restées gravées dans mon cœur.

Ma sœur m’a dit : «Tu cherches l’amour partout, sauf au bon endroit». Mon frère m’a dit : «Je ne sais pas ce que tu fais le vendredi et le samedi soir, mais j’aimerais que tu viennes avec nous à l’église le dimanche».

Je ne pouvais pas m’arrêter de penser à ces paroles. Je savais que ma sœur avait raison et que j’avais besoin d’aller à l’église, ne serait-ce que parce que mon frère me l’avait demandé. Je voyais maintenant quelque chose de nouveau dans la vie de mon frère et de ma sœur, quelque chose qui me manquait : la paix.

J’ai appris que cette paix venait de leur relation avec le Père céleste qui ne blessait ni ne frappait, un Dieu qui savait tout sur eux : toutes leurs blessures, toutes leurs joies secrètes. Dieu les aimait parfaitement et avait envoyé Son Fils, Jésus-Christ, dans le but exprès de les réconcilier à lui. J’ai appris que Dieu m’aimait aussi.

Une nouvelle vision de la vie

Cette année-là, je suis retournée à l’église avec une vision nouvelle. Je n’y allais plus par devoir ou obligation, mais pour faire suite à ma décision de confier ma vie à Dieu et de lui demander de diriger ma vie.

Maintenant je sais que je suis créée à son image, parfaite à ses yeux. Il est le père et la mère qui m’accueille. Il m’écoute, il rit avec moi, il verse des larmes avec moi, il me tient et me réconforte quand plus personne ne peut le faire.

Quand je fais un retour sur le passé, je vois comment Dieu a transformé ma vie au cours de ces quatre dernières années, et j’en suis reconnaissante. C’est difficile de croire que j’étais autrefois silencieuse et renfermée, sans désir ni motivation! Mon cœur était plein d’amour, il l’a toujours été, mais j’étais incapable de le partager jusqu’à ce que je confie toute ma souffrance au Seigneur.

J’apprends à voir les gens tels que Dieu les voit, à les aimer et à leur pardonner. Je suis enfin capable de rétablir certaines relations. Celle qui me manquait le plus était ma relation avec ma mère et Dieu l’a rétablie. J’ai toujours eu beaucoup d’affection pour ma mère; je l’ai toujours vue comme le cadeau le plus précieux que Dieu m’a fait. J’ai du respect pour sa force de caractère et je peux maintenant apprécier la femme qu’elle est devenue.

Cela m’arrive très rarement aujourd’hui de me promener sans sourire aux lèvres, parce que je sais qu’il m’aime et parce que j’ai trouvé en Lui tout ce dont j’ai besoin.

Jetez un regard sur votre vie. Comment la décririez-vous? Épanouie? Stressante? Excitante? En plein essor? En chute libre?

Parfois, c’est tout cela en même temps, et plus encore.

Nous avons tous des rêves, et des regrets.

Dans la Bible, Jésus dit qu’il est venu pour renouveler toutes choses. Que  serait votre vie si vous pouviez la commencer à neuf?

Vivre avec l’espoir

Si vous êtes en quête de paix, vous pouvez la trouver, et vivre une vie équilibrée. Il n’y a personne de parfait sur cette terre: cependant, nous pouvons tous connaître le pardon parfait et une transformation merveilleuse en vivant une relation personnelle avec Dieu grâce à Jésus-Christ.

Vous pouvez accueillir Jésus dans votre cœur dès ce moment. Il suffit de lui exprimer votre désir d’accueillir son pardon parfait et de vivre dorénavant sous sa direction. Dieu connaît votre cœur : ce ne sont pas les mots qui comptent, mais plutôt l’attitude du cœur. Voici une prière suggérée qui pourrait vous aider à exprimer votre désir de vous réconcilier avec Dieu.

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre cœur? Si oui, vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement. Nous vous invitons à nous faire part de cette belle décision en cliquant sur le bouton «oui», afin que nous puissions nous réjouir avec vous.

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