Après le deuil, il y a la vie

Auteur: Ev Baerg

deuilviePar  Ev Baerg, Traduit de l’anglais par Claire Savard

À l’époque où je venais d’avoir dix-neuf ans, je me suis retrouvée, sans le savoir, à un moment décisif de ma vie. Un inconnu s’est adressé à moi en disant: « Prends garde, John a les yeux sur toi. »

En me montrant du doigt, John avait dit à ce collègue: « Tu vois cette fille ? Je vais la raccompagner chez elle, ce soir.» Il avait une idée en tête à mon sujet. Avec mon accord, cette idée est devenue un  projet d’avenir rempli d’espoir. Ce projet devait durer pour toujours ou du moins jusqu’à ce qu’on atteigne tous deux quatre-vingt-dix ans. Pourtant, tout ceci s’est terminé il y a trois ans. Le cancer a emporté John vers sa nouvelle vie au ciel, beaucoup plus tôt que nous l’avions prévu.

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Lorsque j’étais une petite fille, je rêvais d’être enseignante et de me marier. J’ai réalisé ces deux rêves assez tôt dans ma vie. Malgré leurs défis, ces rêves convenaient particulièrement à ma personnalité. J’étais heureuse d’être l’épouse de John et j’aimais l’enseignement. J’ai mis un terme à ma carrière à l’âge de vingt-six ans, mais par la suite, j’ai eu des occasions d’enseigner bénévolement à des groupes d’adultes et d’apprécier l’enseignement encore plus qu’auparavant. Puis, au cours des quatorze années suivantes, John et moi avons animé ensemble des colloques sur le mariage partout au Canada.

Vivre sa vie à moitié

Peu de temps après la mort de mon mari, quelqu’un m’a demandé: « Est-ce que beaucoup de choses ont changé pour toi ? » Sans même prendre le temps de réfléchir, j’ai répondu: « Tout a changé ! » C’est du moins ce que je ressentais. Y avait-il un avenir pour moi ? Quel espoir me restait-il ?

Pour John et moi, Jésus était mort sur la croix pour nous libérer afin que nous  puissions vivre éternellement avec lui au ciel. Cet espoir et cette vie éternelle étaient d’un grand réconfort. Mais pendant des mois, j’ai été tentée de croire que ma vie ici-bas était terminée.

Après la mort de mon mari, les gens ont commencé à me demander comment je m’en sortais. J’ai vite compris qu’il était essentiel que je sauve les apparences. Je devais subvenir à mes besoins, alors j’ai repris le travail. Je devais voir des gens, alors j’ai continué à aller à l’église. J’acceptais à peu près toutes les invitations que je recevais. Je vivais un jour à la fois et même si j’avais l’impression d’être dans le brouillard, n’accomplissant les choses qu’au fur et à mesure qu’elles se présentaient, je projetais l’image d’une veuve qui s’en sort assez bien.

La joie et la peine ne sont pas incompatibles

Je ne m’attendais pas à ce qu’on puisse ressentir à la fois autant de peine et de joie. Je ne savais pas que Dieu avait les yeux sur moi, qu’il me ferait la cour et que je serais en amour avec lui d’une façon tout à fait nouvelle.

Un matin, je me suis réveillée avec un chant en tête. Pour savoir de quel chant il s’agissait, j’ai commencé à le fredonner. C’était un vieil hymne qui disait: « Jésus marchera avec moi, il marchera avec moi, dans la joie ou le chagrin, aujourd’hui ou demain, je sais qu’il marchera avec moi. » Je me suis mise à pleurer, envahie par ce message d’amour de Dieu, mais aussi en raison de l’amour pour Dieu qui débordait de mon cœur en retour.

Un jour, j’écoutais un message durant lequel on nous invitait à poser quelques questions à Dieu, entre autres: « Demandez à Dieu comment il vous voit en ce moment. » Encore une fois, j’ai été prise au dépourvu en voyant apparaître dans ma tête une image me représentant sous la forme d’un cœur, un cœur avec des yeux, des bras et des jambes. Mais ce cœur était presque complètement déchiré en deux et les deux morceaux étaient déchiquetés.

Je me suis demandé pendant deux jours pourquoi j’avais eu cette pensée jusqu’à ce qu’un matin, je puisse presque entendre Dieu me dire: « Si tu ne savais pas qu’il était brisé, comment pouvais-tu me demander de le guérir ? »

Je me suis dit : « Je ne sais pas. Je croyais simplement que je finirais par guérir. On dit que le temps guérit bien des blessures. » En fait, les blessures guérissent avec le temps, mais les fractures ne guérissent correctement que si un médecin remet d’abord les os bien en place. Puis une question a surgi: « Désires-tu être guérie ? »

Quelle bonne question ! Il fut un temps où je croyais que la mort aurait été une meilleure issue. Mais j’ai décidé de répondre que je voulais être guérie. Dieu a entrepris ma guérison, ce jour-là, en plaçant délicatement ses mains autour de mon cœur pour rassembler les morceaux brisés. Tout comme les os, les cœurs brisés ont besoin de l’intervention d’un médecin pour guérir. On dit souvent que Dieu est le grand médecin et ce jour-là, il a remis en place les morceaux de mon cœur afin que la guérison puisse s’opérer.

Une autre définition de la vie normale

Je savais que ma vie ne pourrait plus jamais être telle qu’elle avait été auparavant. La vie normale, c’était de vivre avec John, de rire avec lui et de prendre mes repas avec lui. Mais plus tard, il y aurait une autre définition de la vie normale. J’avais espoir qu’un jour, je ne me sentirais plus comme une étrangère dans ma propre vie.

Un an plus tard, alors que je me sentais encore bien fragile, j’ai trouvé le courage de poser une autre question à Dieu. Je me demandais si j’avais fait du progrès. Les mots suivants me sont alors venus à l’esprit: « Tu es exactement là où tu devrais être. » Je n’avais pas devancé le plan de Dieu et je n’étais pas en retard sur son horaire. J’étais exactement où je devais être. Quel réconfort ! Dieu ne m’avait pas oubliée.

J’étais étonnée. Dieu ne se préoccupait pas de ma performance. Je n’avais pas à être une veuve qui donne l’impression que tout va bien. Il ne voulait pas que je projette une image, que je soigne ma douleur avec des médicaments ou que j’attende qu’elle se dissipe. Il avait dit qu’il en prendrait soin et c’était ce qu’il faisait. Je n’avais qu’à le laisser agir.

J’en suis maintenant à la fin de la troisième année de ce moment qui a bouleversé ma vie. Dieu me montre que je peux arriver à me débrouiller toute seule. Ma voiture roule toujours et  je n’ai pas encore mis le feu à la maison. Dieu me montre qu’on peut survivre au deuil. Il m’arrive encore d’avancer de deux pas et de reculer de trois, mais Dieu m’accepte comme lui seul le peut et me couvre constamment de ses cadeaux d’amour. Il m’a gardée en sécurité et en santé et m’a donné, il y a six mois, une nouvelle petite-fille à chérir.

J’ai trouvé ces mots sur une carte. Ils expriment à merveille ce que je ressens: « C’est lorsque nous ne pouvons comprendre les desseins de Dieu que nous avons le plus besoin de ressentir son amour. » Un de mes versets préférés de la Bible est le vingt-et-unième du livre de Jude : « Maintenez-vous dans l’amour de Dieu. »

Connaissez-vous le grand médecin qui peut replacer les morceaux des cœurs brisés et les maintenir en place jusqu’à ce que le cœur soit guéri ? Et si vous le connaissez, le laissez-vous vous aimer ? Votre monde est-il en train de s’écrouler ? Lorsque vous vous regardez dans le miroir, avez-vous de la difficulté à vous reconnaître ? Sachez qu’il y a de l’espoir.

La joie et la peine ne sont pas incompatibles. Vous pouvez trouver la paix et même la joie au cœur de la tourmente si vous faites confiance aux promesses de Christ et entrez personnellement en relation avec lui.

Jésus a dit: « Je pars, mais je vous laisse la paix, c’est ma paix que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme le monde la donne. C’est pourquoi, ne soyez pas troublés et n’ayez aucune crainte en votre cœur. » (Jean 14 :27) Lorsque nous avons une relation personnelle avec Jésus-Christ, nous pouvons expérimenter la paix dans notre vie. Vous pouvez connaître cette paix dès aujourd’hui.

Vous pouvez connaître la paix et l’espoir dès à présent.

Il y a un hymne qui dit: Qu’il y ait la paix dans le monde, et que cela commence avec moi. Qu’il s’agisse de la paix à l’échelle planétaire ou de la paix dans votre cœur, vous pouvez ressentir cette paix dès maintenant. La Bible nous dit: Oui, Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils, son  unique, pour que tous ceux qui placent leur confiance en lui échappent à la perdition et qu’ils aient la vie éternelle. (Jean 3 : 16)

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière. Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons:

Seigneur, j’ai besoin de toi plus que jamais. Je veux recevoir ta paix dans mon esprit. Dans ma détresse et avec le cœur brisé, je me tourne vers toi. Jésus, je te demande de pardonner mes péchés et de me donner ta paix et ton réconfort. Je t’ouvre la porte et je place ma confiance en toi.

Si vous avez sincèrement fait cette prière à Dieu, vous pouvez savoir que vous avez une relation personnelle avec lui. Il sera votre réconfort dans ces moments difficiles. Dieu nous a promis la paix qui surpasse toute intelligence, en d’autres mots, la paix dans un monde troublé. Vous pouvez connaître la paix et l’espoir, même au milieu de la tourmente. Dieu ne change pas. Il reste toujours le même.

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2 réponses à “Après le deuil, il y a la vie”

  • leontine says:

    Diane, merci de m’avoir écouté et conseillé Je sais que Dieu est là à m’aider dans ce moment difficile.Je comprends par tout ce qui se passe autour de moi q’il ne me laisse pas seule.Un de mes frères qui habite à l’étranger et qui ne reste que quelques jours seulement chez moi était resté chez moi pendant 2 mois et demi car il avait eu .un problème administratif à régler.C’est lui qui m’a conseillé d’écouter régulièrement les enseignements de Joyce Meyer et du pasteur Mamadou Karambiri.C’est surtout par le biais de ce frère que Dieu me console et m’encourage à aller de l’avant et ne plus regarder derrière même si c’est dur en tant qu’être humain.Merci de m’aider Diane. Ecris-moi toujours

  • Henriette says:

    Merci beaucoup, je suis très touchée par toutes ces consolations. Je vais me lever et aller vers mon Père. Parce que toutes ces pensées noires me font vieillir davantage et je n’avance plus et je prends même plus soin de moi. Adieu vie morose. Je veux être guérie par Mon Médecin Céleste.Encore merci.Amen

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