“On ne change pas” chante Céline Dion…

Auteur: Nathalie Peatier

changepasMais est-ce bien sûr ?

« On ne change pas, on met juste les costumes d’autres sur soi… ». C’est Céline Dion qui le chante, on ne change pas. Jean-Jacques Goldman, dans les paroles de la chanson qu’il a écrite pour elle prétend que même si on change d’apparence, on reste toujours l’enfant que l’on était. On peut réussir, devenir l’une des plus grandes stars du monde, mais au fond, on ne peut renier ses origines.

Bien sûr notre enfance et le milieu social dans lequel on est élevé nous marque profondément. Une fois adulte, on se comporte de telle ou telle manière par action ou réaction à cette éducation, à ce milieu. Suivant les possibilités que nous offrent nos réussites ou nos échecs, on pourra chercher à rentrer dans le moule ou au contraire tout tenter pour le faire exploser et faire scandale.
«  Mais toi non plus tu n’as pas changé, toujours le même parfum léger… »

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Voici maintenant Julio Iglésias qui s’y met. Lui aussi insiste. On ne change pas. On garde les mêmes habitudes pendant 10, 20, 30 ans, parfois, souvent même sans s’en rendre compte.

Alors bien sûr, on sait bien que ce n’est pas vrai. Tout change dans ce monde. A l’échelle de la planète, des montagnes surgissent, puis s’érodent lentement. Chaque année des espèces disparaissent et de nouvelles maladies apparaissent. Le monde est en mouvement constant. A l’échelle de l’homme, on naît, grandit, vieillit et meurt. Pas un jour qui nous laisse semblables au précédent. Quand on y pense, c’est affolant. Encore plus quand on réfléchit que malgré tous nos efforts, nous sommes impuissants à stopper ces changements. Certains cependant sont bénéfiques, désirés et porteurs de vie. Le corps d’une future mère est un théâtre en perpétuel et extraordinaire changement. Ce n’est pas toujours sans peine ni sans douleur, mais au bout du compte le résultat est inestimable et tient du miracle. Comme le dit si bien l’expression, cela en vaut la peine !

Changer, ça fait mal !

En général, il est rare qu’un changement profond, total, se fasse sans douleur. Allez donc demander à la chrysalide qui devient papillon si la transformation est aisée ! Il n’a pas été possible jusqu’à ce jour d’obtenir les premières impressions d’un papillon sortant tout frais de son cocon, mais à voir les efforts déployés lors de l’exercice, nul doute qu’il témoignerait de la difficulté de la métamorphose. Et pourtant, quel papillon voudrait rester chrysalide toute sa vie ?

N’en déplaise à Céline Dion, je crois aujourd’hui être très différente de ce que j’étais il y a vingt ans. Mais quand je regarde les étapes de ma vie qui ont marqué de grands changements, je vois à chaque fois beaucoup de souffrance. Loin de moi pourtant de rechercher les épreuves. Je m’avoue douillette, raisonnable (peut-être même trop), et en recherche de la prise de risque minimum. Sauf que dans la vie, on ne contrôle pas tout. Les gens, les situations, les maladies surgissent, et il faut faire avec.

Que faire alors quand l’échec et la souffrance frappe à notre porte ?

Moi, après des années de galère dans certains domaines de ma vie, j’en suis finalement arrivée à la conclusion suivante : soit je « m’accroche » encore, soit je lâche tout entre les mains de Dieu. Pendant longtemps j’ai privilégié la première option. Je me suis accrochée. Et puis est venu un temps où mes forces humaines m’ont lâchée. Ce soir-là, à travers mes pleurs j’ai dit : O.K., mon Dieu, je lâche tout : mes rêves, mes attentes, ce que je pense qui m’est dû. Je ne comprends rien, mais j’abandonne tout pourvu que tu me donnes Ta paix.

Pendant longtemps j’ai voulu que Dieu change mes circonstances pour que je sois en paix. Ce soir-là j’ai voulu avoir sa paix malgré mes circonstances. Il m’a fallu des années pour en arriver là, mais le matin suivant, je n’étais plus la même. Je goûtais sa paix. Et sa joie en prime !

Pour changer, il y a des choix à faire !

C’est vrai, parfois on rencontre des gens dix, vingt ans après, et ils vous tiennent toujours le même discours. Parfois, pour certains (mais ils sont rares), c’est parce que leur vie a été un long fleuve tranquille. Pour d’autres, c’est parce qu’ils se sont endurcis pour résister aux épreuves plutôt que d’accepter de changer.

Car l’un des secrets d’un sain changement, c’est la remise en cause. Si je ne me remets pas en cause, je ne change pas.   Si je ne me remets pas en cause, j’ai de forte chance de m’endurcir.
Il arrive aussi que l’on préfère s’endurcir plutôt que de changer, car on a peur. Tout changement contient une part d’incertitude , c’est pourquoi il nous effraie. On dit souvent que l’on préfère un mal que l’on connaît plutôt qu’un bien que l’on ne connaît pas.  Peut-être est-ce en partie pour cela que nous rejetons Dieu. Il nous promet une vie en abondance, faite de paix, de liberté et d’amour. Mais pour l’obtenir, un changement s’impose.

Le plus grand des changements.

Dieu nous dit qu’Il changera nos cœurs de pierre en cœurs de chair.  Ça, c’est du changement ! Et si on ne recule pas, ce ne sera que le premier d’une longue série. Nous sommes esclaves, Il veut nous rendre libre. Nous sommes mortels, Il veut nous donner la vie éternelle.

Changements après changements, Il nous amène à expérimenter une vie nouvelle, une paix qui ne dépend pas des circonstances, et bien d’autres choses encore. Quand on apprend à lui faire confiance, Il change nos vies. Mais ne nous inquiétons pas, ces changements-là en valent vraiment la peine…

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