En attendant Noël

Auteur: Marcia Laycock

nativity« Et quelles sont tes aspirations maintenant ? »

Le murmure dans mon oreille m’a fait sourire encore plus fort. C’était le 10 décembre et c’était notre première sortie avec notre nouveau bébé. Elle n’avait que 10 jours, mais nous avions affronté le rude hiver du Yukon (nord-ouest du Canada) pour assister à un spectacle de Noël donné dans une petite église missionnaire.

Je savais que le culte ne serait pas une super-production. L’ « église » n’était qu’une petite salle délabrée. Les chants seraient chantés a cappella sans même l’accompagnement d’un piano pour donner le ton. Le « spectacle de Noël » était composé de six à sept enfants revêtus de peignoirs, arborant un turban fait avec un torchon et le décor était un carton recouvert d’étoiles en papier alu.

Qui est Jésus? Le connaissez-vous?

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Mais je regardais tout ce qui se rattachais à Noël avec de nouveaux yeux. Les étoiles en papier alu étaient plus brillantes qu’un chandelier. Les chants étaient aussi beaux que s’ils avaient été chantés par des anges. Et les enfants… Ah, les enfants rendaient l’histoire vivante !

J’étais inondée de reconnaissance. Je venais juste de recevoir le désir de mon cœur, le précieux cadeau de mon propre enfant. On nous avait dit que nous ne pourrions pas en avoir. Et après cinq ans d’efforts infructueux, mon mari et moi essayions de nous résigner à cette réalité. Cela m’avait été très difficile de dissimuler l’immense tristesse qui m’était presque insupportable. Personne ne savait à quel point je désirais un bébé. Mais les évidences étaient là. Je ne décolérais pratiquement jamais. Comme j’étais convaincue que Dieu me punissait, je Le haïssait. L’amertume prenait place dans tous les domaines de ma vie.

Jusqu’au jour où Dieu a rit. C’était sur la route de Mayo, Yukon. J’étais en route pour rendre visite à une amie, fortement déterminée à ne pas penser à Dieu ou à la religion ou à aucune de ces questions déroutantes que mon mari continuait à poser. Mais, peu importe combien j’essayais, mon esprit ne trouvait pas de repos. La question de l’existence de Dieu et de ce qu’Il avait à faire avec moi était toujours présente. Dans un acte désespérée, je me suis arrêtée à un point de vue qui dominait la rivière Stewart.

La belle vallée de la rivière s’étendait en contre-bas, mais je la voyais à peine. J’étais si bouleversée que j’ai défié Dieu de faire quelque chose pour me prouver qu’Il était là. Ensuite, je me suis rendue compte que j’étais stupide, de parler ainsi à un Dieu auquel je ne croyais pas réellement. A ce moment-là, quelque chose s’est passé que je n’ai jamais été capable de décrire parfaitement. J’ai « entendu » un rire, semblable au gloussement d’un grand-père, accompagné de ces mots, « oui, mais je t’aime quand même ». Rien n’était audible, mais c’était réel de manière choquante. J’ai cru que je devenais folle. Le bouleversement m’avait finalement poussée de l’autre côté et maintenant j’entendais des voix !

J’ai appuyé sur la pédale d’accélération, j’ai mis la radio aussi fort que possible et j’ai filé. La visite chez mon amie s’est avéré essentiellement une discussion sur les choses spirituelles, mais bien avant que je sois revenue à la maison, j’étais bien déterminé à ne pas m’intéresser au christianisme. En plus, j’avais autre chose en tête. Je souffrais d’une étrange grippe, de celle qui reviens chaque matin. Mon amie m’a dit, « pour moi, je trouve que ça ressemble à la maladie du matin. » Mais c’était impossible. Les tests le prouvaient.

Un peu plus tard, je me suis réveillée un matin en ayant besoin de me précipiter aux toilettes. C’était à peu près le 7ème jour de ma « grippe ». Et tout en répétant la routine matinale des derniers jours, la réalisation que j’étais réellement enceinte m’a envahi comme une pluie chaude. En même temps, la vérité m’est apparu comme un coup de foudre aveuglant. C’était le « quelque chose » que j’avais défié Dieu de faire. L’enfant qui grandissait dans mon utérus était Sa réponse, la preuve de Son amour. Il m’avait donné le désir de mon cœur. Elle est née le 30 novembre 1982.

« Et quelles sont vos aspirations maintenant ? » Oh oui, j’en avais. J’envisageais le future avec l’assurance qu’il existe une paix sans mesures, une grâce sans limites et un amour sans conditions. J’envisageais soudainement un future brillant parce que je croyais à l’histoire de Noël. Un petit bébé, dont le seul but a été de mourir pour moi et pour mon enfant, était né à Bethléem. Je prenais conscience du fait que Christ est encore intimement impliqué dans nos vies sur terre.

Bien que l’église n’ait été qu’une simple salle, que la musique était loin d’être parfaite et que les costumes étaient du bricolage, l’histoire était exquise. L’histoire est vraie !

Que veut dire Noël pour vous ? Est-ce que ce n’est qu’une histoire parmi d’autres ? Cela peut être différent cette année. Vous pouvez avoir la paix et la plénitude que vous recherchez grâce à une relation personnelle avec Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

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