Dettes : comment s’en sortir?

Auteur: Gary Foreman

Traduit de l’anglais par Sophie Meunier

Il n’y a pas si longtemps, ils avaient 25 000 euros de dettes sur leurs cartes de crédit. Ce mois-ci, ils ont remboursé ce qu’il leur restait à payer. Mais comment ont-ils fait? L’histoire de Cara et Michael est une inspiration pour tous ceux qui essayent de se sortir de leurs dettes. Récemment, Cara nous a fait part de leur expérience.

Elle explique d’abord comment ils ont commencé : « Arrêter les dépenses. On s’est dit, “OK, ça suffit.” On n’achète rien si on ne peut pas payer en liquide. On a annulé toutes nos cartes de crédit, sauf notre American Express. »

Elle explique qu’ils ont gardé leur American Express en sachant que toute la facture devait être payée chaque mois. Éliminer les cartes de crédit a été un énorme progrès.


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« On a simplement arrêté les dépenses. Si on ne possède pas de carte de crédit, on ne peut rien acheter à crédit. »

Une fois parvenus à ne plus augmenter leurs dettes, ils ont commencé à réduire le montant qu’ils devaient. Cara surveillait sa boîte aux lettres et épluchait les offres de cartes de crédit à faible taux d’introduction. Lorsqu’elle en trouvait une, elle changeait de carte. Lorsque la période d’introduction était terminée et que le taux d’intérêt augmentait, elle trouvait une autre carte. Cara commençait à s’inquiéter de la mauvaise qualité de leur rapport de crédit à cause de tous ces changements. Alors, elle s’est présentée dans les banques pour obtenir un taux d’intérêt plus faible. « Je négociais avec les conseillers. » Elle leur disait : « On me propose telle offre et j’aimerais rester chez vous. Mais il faut diminuer le taux d’intérêt.  » Elle nous confie : « Certaines d’entre elles ont prolongé le taux d’introduction ».

Cara est issue d’un milieu modeste. Son père est décédé lorsqu’elle avait trois ans, laissant la mère de Cara s’occuper seule de sept enfants. Même s’ils ont eu des difficultés financières, tous les enfants ont pu faire des études. Cara détient une maîtrise en comptabilité.

Lorsqu’on lui demande comment ils ont fait pour accumuler autant de dettes, Cara pense que c’est pour « compenser » : « Une bonne partie de ces dettes existent parce que j’ai grandi dans la pauvreté. Lorsque je suis devenue autonome et que j’ai commencé à avoir un salaire, j’ai voulu me faire “plaisir”. Et c’est ce que j’ai fait! Si je voulais quelque chose, je l’obtenais. »

Lorsqu’elle a rencontré son mari, elle avait environ 5 000 euros de dettes et il en avait aussi. Ils ont emménagé dans un appartement à 385 euros par mois à Atlanta. « Ma voiture était payée. Lui, il avait une vieille voiture déjà payée aussi. Donc, on n’avait pas vraiment de grandes dépenses. Nous avions juste nos cartes de crédit à payer. »

Comme c’est le cas pour beaucoup de gens, une dépense inattendue a augmenté de beaucoup leur dette. « Sa voiture a lâché. On a donc fini par lui acheter une voiture neuve. C’est ainsi que tout a commencé. Et un mois plus tard, j’ai démolie ma voiture. J’ai donc acheté une voiture neuve, moi aussi. On est passé de zéro à deux prêts automobile à rembourser. Et les deux voitures étaient des locations à longue durée plutôt que des achats. Ce n’était pas la meilleure idée non plus, mais les versements mensuels étaient moins élevés pour une location. Jamais on n’aurait eu les moyens d’en faire l’achat. »

Jeunes actifs, ils s’attendaient à ce que leurs salaires augmentent. Mais, comme l’explique Cara, « à chaque augmentation, on dépensait plus. »

« Ensuite, on a décidé d’acheter une maison ». Ils ne possédaient aucune épargne pour se constituer un apport. « On a emprunté de l’argent à la famille. J’ai même demandé une avance en liquide sur la carte de crédit. Bien sûr, lorsqu’on emménage dans une nouvelle maison, il faut acheter toutes ces choses nécessaires auxquelles on ne pense pas. »

La dette a pris des proportions énormes, et Cara s’est rendue compte qu’ils avaient 25 000 euros à payer sur leurs cartes de crédit. Elle a alors commencé à s’inquiéter et à se dire qu’ils n’auraient rien de mis de côté pour leur retraite. Après avoir annulé leurs cartes, ils ont commencé à surveiller les autres dépenses. « Je regardais toutes les dépenses. C’est très utile, parce qu’on voit ce qu’on a fait. »

« On gagne relativement bien notre vie, donc cela nous a aidés. On a un avantage que beaucoup de gens n’ont pas. Tout revenu supplémentaire allait à la réduction de la dette. »

Mais Michael et Cara ont eu recours à plus que des augmentations de salaire pour sortir de leur dette. Ils ont examiné leurs dépenses et ont fait des changements dans leur vie. « On s’est débarrassé de nos voitures. Aujourd’hui, on a deux voitures d’occasion. On a hypothéqué la maison pour pouvoir les acheter. J’ai déjà remboursé l’une des voitures et une bonne partie de l’autre. »

Même chaque achat mineur était remis en question. Les pizzas du vendredi soir se sont transformées en pizza maison. Les cinémas et manucures appartiennent désormais au passé. Est-elle nostalgique des vieux jours? « Pas vraiment. Surtout pas les sorties aux restaurants. On mange beaucoup mieux depuis. »

Quel conseil Cara pourrait-elle donner à ceux qui font face à des dettes toujours plus importantes? « Tout simplement, arrêter d’acheter tout ce dont on a envie. S’il y a quelque chose que je veux vraiment, je vais y réfléchir longtemps. Je vais explorer toutes les possibilités. En ai-je vraiment besoin? À quel point vais-je m’en servir? S’il y a quelque chose dont je n’ai pas besoin, mais dont j’ai vraiment, vraiment envie, je vais quand même y réfléchir. »

Le chemin vers la liberté financière a aussi été une leçon de vie pour le couple. Ils ont redécouvert le cordonnier du coin. Ils ont découvert les magasins d’occasion. « Je voulais m’acheter un jean. Je me suis donc rendue à Goodwill, un magasin de vêtements d’occasion, et j’ai trouvé un jean à deux euros. » Cara a cherché d’autres idées. Elle empruntait les collections complètes des auteurs à la bibliothèque. « La bibliothèque est devenue une grande ressource pour moi. Avant, on passait beaucoup de temps dans les librairies, et on y dépensait beaucoup d’argent. »

La voix de Cara s’animait à mesure qu’elle décrivait la façon dont ils se rapprochaient de la fin de leur dette. Il a fallu à peu près deux ans pour atteindre leur but. L’étape suivante est maintenant de rembourser l’hypothèque à laquelle ils ont eu recours pour acheter la deuxième voiture, dette qui devrait se régler avant la fin de l’année. Ils ont également des projets à long terme, et se constituer une retraite solide en fait partie.

En attendant, ils commencent à découvrir le luxe de ne plus avoir de dettes. Michael a trouvé un autre travail qui paie moins bien, mais qu’il préfère. Cara songe à passer plus de temps à aider les enfants défavorisés.

Comment Cara résumerait-elle leur expérience pour aider les autres? « La première chose, c’est arrêter de dépenser. Arrêter d’accumuler les dépenses sur la carte de crédit. S’il y a quelque chose qu’on désire, il faudra s’en passer quelque temps. Tout ce qu’on gagne de surplus doit contribuer au remboursement des dettes. On peut se faire plaisir une fois de temps en temps, mais de façon réaliste et en tenant compte de son budget. Chercher quelles sont les dépenses que l’on peut réduire. C’est ce qu’on a fait. »

Toutes nos félicitations à Cara et Michael. Et un grand « merci » à eux pour avoir partagé leur histoire.

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Une réponse à “Dettes : comment s’en sortir?”

  • GARNIER dit:

    BONJOUR.

    JE SUIS AU FOND DU GOUFFRE DE CREDITS.JE VOUDRAIS BIEN AVOIR UNE ECHELLE POUR ME SORTIR DE LA*************MERCI..PAUL

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