Voici Noël, ô douce nuit…

Auteur: Nathalie Peatier

voicinoelNoël, avant d’être une journée, c’est d’abord une nuit. Une nuit très spéciale, certes, au cours de laquelle un enfant va naître dans une crèche, mais une nuit quand même! Et la nuit, par définition, c’est le règne des ténèbres.

C’est pourtant au cours d’une nuit galiléenne que Dieu va choisir de faire naître son fils. Déjà le pauvre, il n’était pas gâté du point de vue confort. Ses parents ne disposant pas à l’époque de services de réservation à distance, le net n’ayant pas encore tissée sa toile autour de la planète, ils n’avaient pu prendre des dispositions pour réserver une chambre.

N’ayant pas non plus de bourses pleines, sésame qui permet on le sait bien, d’ouvrir les portes des auberges les plus « surbookées » , ils s’étaient retrouvés cantonnés à l’étable, grâce à la « générosité » toute relative d’un aubergiste peu scrupuleux qui avait préféré offrir à une femme enceinte la couche de sa vache plutôt que la sienne.

À ces circonstances peu favorables, faudrait-il donc en plus rajouter une erreur de timing?
Eh bien non, tout au contraire!

Le nouveau-né qui vint au monde cette nuit-là allait être baptisé « Jésus », c’est-à-dire Dieu sauve. Et ce Jésus allait une trentaine d’années plus tard se présenter comme étant la lumière du monde. Bien sûr, tout s’éclaire alors, oserais-je dire, car qu’elle est la raison d’être de la lumière, si ce n’est de chasser les ténèbres?

C’est au cœur de la nuit que la lumière est la plus efficace. Plus la nuit est noire, plus la moindre flamme sera remarquable. Quelle plus belle entrée sur scène pour la lumière que de naître au cœur de la nuit!

Dans la belle ville de Lyon, près de laquelle j’habite, on célèbre chaque année le 8 décembre la fête des lumières. Les rues, les places et les monuments se parent alors de spectacles lumineux extraordinaires que l’on vient voir de toutes la France. Pendant quelques temps les nuits lyonnaises s’éclairent de ces parures.

A Noël, nous décorons de même nos maisons de bougies et de guirlandes électriques et les froides nuits interminables d’hiver deviennent ainsi plus supportables.

Ce n’est pas pour rien que la date de Noël a été, tout à fait arbitrairement fixée au 25 décembre, période au cours de laquelle on célébrait avant l’ère chrétienne les fêtes du solstice d’hiver (le 21 décembre), qui marquaient la victoire du jour sur la nuit!

Le problème, c’est qu’il est beaucoup moins facile d’illuminer les ténèbres dans lesquelles nos vies plongent parfois. Dieu le sait mieux que personne, c’est pourquoi il a envoyé son fils pour être la lumière du monde. Il nous avait déjà fait don du soleil qui réchauffe nos corps, embellit nos vies et chasse les ombres chaque matin qu’il se lève. Mais malgré son éclat, malgré les guirlandes qui clignotent aux fenêtres, il est dans notre cœur et autour de nous des ombres qui ne régressent pas.   Car ses ombres-là ne reculent que devant un nom : celui de Jésus.

On l’a déjà dit, Jésus, cela veut dire « Dieu sauve ». Car Noël, c’est aussi pour tous ceux qui le veulent, Dieu qui nous sauve des ténèbres. N’est-ce pas le plus beau cadeau que l’on puisse espérer?

Je vous souhaite à tous et à toutes un très lumineux Noël !

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