Briser le cercle vicieux de la violence. Pourquoi j’ai pardonné à mon assaillant.

Auteur: Steven McDonald

policierJe suis officier dans la police de New-York. Le 12 juillet 1986, pendant que je patrouillais dans Central Park, je me suis arrêté pour interroger trois adolescents. J’étais en train de parler avec eux, quand le plus grand, un garçon de 15 ans, a sorti un pistolet et m’a tiré dessus. Il m’a touché à la tête et au cou.

Dieu merci, mes deux collègues ont agi rapidement et j’ai été emmené en urgence à l’hôpital. Quelques jours plus tard, il était devenu certain que je survivrai. Un chirurgien est venu dans ma chambre et nous a annoncé, à ma femme Patti Ann et moi, que je resterai tétraplégique et que je devrais aller vivre dans une maison spécialisée. Nous étions mariés depuis huit mois et ma femme, qui avait juste vingt-trois ans, était enceinte de trois mois. Devant ces perspectives, Patti Ann s’est mise à pleurer sans pouvoir s’arrêter. Moi aussi je pleurais. Mais j’étais emprisonné dans mon corps, sans pouvoir bouger et aller la réconforter.

Dieu est là. Voulez-vous le connaître?

Des questions au sujet de Dieu? Écrire à un mentor

Notre foi est devenue d’un seul coup très importante pour nous: la messe catholique, les prières, notre besoin de Dieu. C’est l’amour de Dieu qui m’a remis d’aplomb. Et c’est venu de divers horizons, de chrétiens de toutes tendances, de juifs, de musulmans, ainsi que de personnes qui ne croyaient en rien du tout.

Une semaine après la fusillade, les médias ont demandé à parler à ma femme. Bien que toujours sous le choc, Patti Ann a courageusement déclaré à tout le monde qu’elle ferait confiance à Dieu parce qu’il ferait ce qui serait le mieux pour notre famille. Cela a donné le ton, non seulement pour mon rétablissement, mais aussi pour le reste de notre vie. Quand des choses de ce genre arrivent, les gens ont parfois tendance à s’éloigner de Dieu. Patti Ann m’a appris qu’il ne faut pas le faire. Il faut faire confiance à Dieu. C’est ce qu’elle a fait. Et je suis toujours là.

J’ai passé dix-huit mois à l’hôpital. Mon fils, Connor, est né pendant que j’y étais. A son baptême, j’ai annoncé à tout le monde que j’avais pardonné à l’adolescent qui avait tiré sur moi. Je voulais me libérer des sentiments négatifs et destructeurs, de la colère, de l’amertume et de la haine que cet acte de violence avait éveillé en moi. J’avais besoin de me libérer de tout cela afin de pouvoir aimer librement me femme, mon fils et notre entourage.

Je dis souvent que la seule chose pire qu’une balle dans la colonne vertébrale serait d’alimenter la revanche dans mon cœur. Une telle attitude aurait étendu la tragédie de ma blessure à mon âme, aurait peiné ma femme et mon fils, ainsi que bien d’autres. C’est déjà assez difficile de subir les conséquences physiques permanentes pour que je puisse au moins choisir de me protéger des blessures spirituelles.

Un an plus tard, le jeune homme qui m’avait tire dessus, Shavod Jones, m’a téléphoné chez moi de la prison pour demander pardon auprès de moi, de ma femme et de mon fils. Je lui ai répondu que j’espérais que nous pourrions travailler un jour ensemble. J’espérais que nous pourrions sillonner le pays ensemble et témoigner de nos compréhensions respectives sur cet acte de violence qui avait changé nos deux vies et sur l’impact que cela avait eu sur nos priorités respectives. Shavod a été libéré en 1995. Trois jours après sa libération, il s’est tué dans un accident de moto. Mais Shavod Jones est présent chaque fois que mon histoire est racontée. Et nous avons, tous les deux, aidé beaucoup de gens.

Avant la fusillade, je n’étais pas très engagé dans ma foi, mais ensuite tout a changé. Je me sens aujourd’hui bien plus proche des cieux que je ne l’avais jamais ressenti auparavant. Et cela me rend très heureux. Je sais que cela peut être difficile à croire, mais je préfère être dans l’état où je suis et ressentir ce que je ressens, que vivre comme je le faisais avant.

J’ai évidemment mes hauts et mes bas. Certains jours, quand je ne me sens pas bien, je suis en colère. Je deviens dépressif. Il m’est même arrivé d’avoir eu envie de me tuer. Mais j’en suis arrivé à me rendre compte que la colère est une perte de temps. Alors, je pardonne encore et encore à ce jeune homme, et chaque fois que je raconte mon histoire, je pense à Shavod et je lui pardonne.

Les gens me demandent souvent si j’ai tout de suite pardonné à Shavod ou s’il m’a fallu du temps. En fait, cela a évolué au cours de ces derniers quatorze ans. Je pense à lui presque tous les jours. J’étais en colère contre lui, mais j’étais aussi troublé parce que je me rendais compte que je ne pouvais pas le haïr. La plupart du temps, j’étais désolé pour lui. Je désirais qu’il trouve la paix et un but à sa vie. Je voulais qu’il change sa vie et qu’il se mette à aider les autres au lieu de les agresser. C’est pour cela que je lui pardonnais. C’étais aussi pour moi une manière d’aller de l’avant, une façon de mettre ce terrible accident dernière moi.

Nous avons toujours des problèmes au quotidien. Ma femme voudrait savoir pourquoi un adolescent avait à me faire ça. Mon fils grandit et il a maintenant quatorze ans. Il voit les autres pères jouer avec leur fils et voudrait bien savoir pourquoi il n’a pas le droit de vivre ça avec son propre père. Oui, nous avons encore des problèmes. J’ai appris que nous prions quand nous le décidons et que Dieu exauce quand Il le décide. Et les prières se sont pas toujours exaucées comme nous le voudrions.

Les mois et les années ont passé et je n’ai jamais regretté d’avoir pardonné à Shavod. A l’époque, nous n’aurions jamais imaginé que cela aurait tant d’impact sur les autres. Nous l’avions fait pour nous-mêmes. Mais depuis, les gens ont voulu entendre davantage sur le thème du pardon. Cela nous a aidé, bien plus encore que cela a pu en aider d’autres. Le pape, des présidents, des chefs d’état et des gens ordinaires nous ont invités chez eux ou dans leurs bureaux pour raconter notre histoire. Nous ne trouvons pas toujours les paroles adéquates, mais je crois que ce qui leur parle, c’est le fait que nous pardonnons.

J’ai pu en parler particulièrement aux enfants, parce que c’est un enfant de ma ville qui m’avait fait cette chose terrible. Je parle souvent de la non violence dans les écoles, et d’après les retombées que j’en ai, je sais que beaucoup d’enfants reçoivent et intègrent mon message. Car ils décident de pardonner et d’aimer au lieu de répondre à la violence par la violence.

C’est ainsi que Dieu a transformé quelque chose de terrible en quelque chose de beau. Je crois que Dieu veut utiliser à la fois nos capacités et nos incapacités. Il a besoin de nos bras, de nos jambes, de nos esprits, de nos cœurs et de tout ce que nous avons pour faire savoir aux autres qu’il est bien vivant, qu’il nous aime et qu’il veut que nous nous aimions les uns les autres.

En ce moment, les villes qui m’entourent sont remplies de gens qui ont perdu des êtres chers dans la catastrophe du 11 septembre. Il y a partout des cœurs brisés. J’ai personnellement perdu beaucoup d’amis chers. Ils font partie de nous, mais à travers la peine que nous ressentons, nous voyons que Dieu vient vers nous. Même au sein de cette période douloureuse, particulièrement celle-ci, Dieu nous offre paix et pardon.

Mon histoire est racontée dans le livre de Johann Christoph Arnold, Why Forgive? (Pourquoi pardonner?) Mais je trouve que l’histoire la plus actuelle est celle du livre de Gordon Wilson, dont la fille Marie a été tuée dans un attentat terroriste en Irlande du Nord. Ils avaient été tous les deux enfouis sous les décombres d’un immeuble, se tenant les mains. Quelques heures plus tard, Gordon disait aux journalistes: “J’ai perdu ma fille, mais je n’ai en moi aucun mal et je ne garderai pas de rancune, car cela ne la fera pas revenir.”

Je n’approuve pas ceux qui pensent que les auteurs de l’attentat du World Trade Center et du Pentagone devraient rester en liberté après avoir été pardonnés. Ils doivent être arrêtés et recevoir la punition qu’ils méritent. En tant qu’Américain ayant servi dans l’armée des Etats-Unis, je veux protéger l’Amérique et me rallier au drapeau américain. Il y a un endroit pour cela.

Mais où se trouvent les réponses, si vous y faites face sur le plan humain? Pourquoi toutes ces souffrances, pourquoi tous ces morts, tous ces amis qui nous manquent tant maintenant? Il est difficile de répondre à ces questions. Mais sur un plan divin, je sais que ces femmes et ces hommes qui nous ont été pris si brutalement font maintenant l’expérience du bonheur éternel et attendent que nous les rejoignions.

Nous avons plus que jamais besoin d’entendre parler du pardon. Nous avons besoin de pardon en tant qu’être humain, que ce soit pour le donner ou pour le demander. Et nous formons des pays. Cela veut dire que les pays ont besoin de pardon et peuvent pardonner. Le pardon est en relation directe avec notre propre guérison. Nous pouvons être légèrement ou profondément offensé. Mais à la fin, il s’agit de notre propre choix et de la survie de notre âme.

Examinez votre vie. Comment la décririez-vous? Satisfaite? Speedée? Surexcitée? Stressée? Toujours de l’avant? Maîtrisée? Pour certaines d’entre nous, c’est parfois tout cela en même temps. Il y a des choses que nous rêvons de faire un jour et il y  a des choses que nous aimerions bien oublier. Dans la Bible, Il est dit que Jésus est venu pour faire toutes choses nouvelles. Comment serait votre vie si vous pouviez lui redonner un nouveau départ en effaçant l’ardoise?

Vivre avec espoir

Si vous rechercher la paix, il existe un moyen d’équilibrer votre vie. Personne n’est parfait et rien n’est parfait. Mais chacun de nous a la possibilité d’expérimenter la grâce parfaite à travers une relation personnelle avec Dieu, en son Fils Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

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