Non assistance à personne en danger

Auteur: Mitch Land

nonassistanceAustin, mon fils de 21 ans, roulait vers son travail quand un chauffeur ivre l’a frappé de plein fouet sur l’autoroute. Austin avait sa ceinture attachée, les airbags avaient fonctionnés, mais il est quand même mort. Le chauffard n’est pas mort, mais il a été gravement blessé.

Après cette tragédie, il m’est arrivé d’être envahi par l’angoisse. Je soupirais alors profondément et me tordais de douleur tant la souffrance était grande. Puis je m’effondrais sur le sol et me mettais à sangloter. Je hurlais vers Dieu et je lui demandais: « Pourquoi? Pourquoi m’as-tu pris mon fils? Je ne supporte pas cette souffrance! » Je pensais alors à toutes les atrocités que Dieu avaient permises sur terre, aux six millions de juifs tués par Hitler et à toutes les victimes innocentes des attentats terroristes. « Pourquoi, mon Dieu, ne viens-tu pas faire quelque chose contre tout cela? », criais-je.

À la recherche du bonheur durable? Découvrir la voie de la joie


Des questions au sujet de Dieu? Parler avec un mentor

Nous connaissons tous la peine et la souffrance. Certains plus que les autres. Certains ressentent profondément la peine des autres. C’est quelquefois la faute de quelqu’un, de quelqu’un contre qui nous pouvons diriger notre haine et notre amertume; dans ce cas-là, nous poursuivons l’auteur et tentons de nous délivrer de la peine et de la souffrance dans la vengeance. Mais la peine, la souffrance et l’amertume ne font que grandir en nous et nous ne nous en trouvons pas soulagés. Je le sais parce que je parle régulièrement à des groupes de gens qui souffrent à cause de chauffards ivres. Et parmi ces gens, j’ai rencontré des hommes et des femmes dévastés par la haine.

J’ai cherché des raisons à ma souffrance et au sentiment de vide que je ressentais. Peu de temps après la mort d’Austin, j’ai pu dire au chauffard qui recevait sa sentence que je l’avais pardonné et que je lui souhaitais du fond du cœur qu’il soit libéré de ce fardeau qu’il aurait à porter pour le reste de sa vie. Alors, si ma peine et ma souffrance ne venait pas de la haine envers cet homme, pourquoi continuais-je à souffrir? Nous ne pouvons pas toujours identifier le coupable. Nous ressentons alors une peine qui semble sans fondement et sans cause. Peut-être que la peine vient d’une maladie ou d’une catastrophe naturelle, ou d’un accident exceptionnel, ou encore d’une dépression inexplicable. Mais , quand nous ne trouvons plus personne à accuser, ou quand nous avons épuisé nos sentiments envers les autres, nous dirigeons finalement notre rage contre la véritable source de notre peine, Dieu.

Après tout, puisqu’il est Dieu, il est au moins coupable de non assistance à personne en danger. Si un cardiologue ne s’arrêtait pas dans la rue pour secourir un étranger terrassé au sol apparemment en proie à une crise cardiaque, nous le honnirions. Car le cardiologue, bien mieux que beaucoup de monde, aurait pu sauver cette personne. Il aurait eu le pouvoir de le faire et n’aurait pas assisté une personne en danger. Nous éviterions une telle personne et la considérerions même comme si elle était le diable en personne. Ce cardiologue aurait tout aussi bien pu tuer par négligence cette personne en proie à une crise cardiaque.

Il en est de même avec Dieu, raisonnons-nous dans nos cœurs. Il a le pouvoir de sauver, de guérir, de ressusciter, de défendre et de protéger. Et il semble ne pas le faire. N’est-ce pas Jésus-Christ qui nous raconte l’histoire du bon samaritain, cet homme qui a donné de son temps et de son argent pour secourir un ennemi victime de voleurs? Et la règle d’or? C’est dans la Bible aussi. Le Dieu de la Bible déclare être le Dieu de notre monde. Alors, s’il existe vraiment, ce doit être un menteur. Nous raisonnons et nous disons qu’il doit être malveillant ou même fou.

Au début on hésite à maudire Dieu quand il semble refuser d’intervenir. Car après tout, si c’est lui qui permet une telle souffrance, ou qui la cause, il pourrait se venger un jour de notre impudence. Il pourrait “nous anéantir d’un éclair”, comme on dit. Ou provoquer la faillite de notre entreprise ou des brouilles dans nos relations. Mais nous souffrons parfois tant que nous nous fichons qu’il nous entende et n’aime pas ce que nous disons. Nous éprouvons du ressentiment envers lui pour ce qu’il a fait ou pas fait. Nous le haïssons de déclarer qu’il est tout-puissant et de supporter tout ce mal qui nous arrive.

Dieu, où es-tu?  Si tu existes, si tu t’intéresse à nous, pourquoi est-ce que j’ai si mal? Pourquoi devrais-je croire en un Dieu qui prendrait soin de moi?

Et puis, quelque chose m’est arrivé. C’était comme si la souffrance de mon deuil m’était enlevé de sur mes épaules. D’une certaine manière, la joie est revenue en moi. Et c’est venu en même temps que Dieu m’a révélé une vérité importante: que je le blâmais, non pour avoir pris mon fils, mais pour ne pas l’avoir protégé. J’ai dit textuellement: « Dieu, je te pardonne de ne pas avoir  protégé Austin. » A cet instant précis, la peine s’est dissipée et mon cœur a commencé à guérir. Je ressens encore de la peine aujourd’hui. Mon fils me manque toujours. Mais je ne suis plus surmonté par l’angoisse. Une paix au-delà de tout entendement humain s’est établie dans mon cœur. C’est surnaturel. Quand j’ai été à bout, Dieu m’a touché et m’a guéri de mon amertume. L’aide est venue d’ailleurs, d’en-dehors de notre monde. Cette aide est venue du seul qui a le véritable pouvoir de guérir et de pardonner.

Pourquoi? Et pourquoi moi et pas les autres? Et pourquoi au bout de si longtemps? Je me souviens d’un temps où mes enfants revenaient à la maison avec un ami et me demandaient si ce dernier pouvait dormir chez nous. « Pas ce soir», répondais-je. « Mais pourquoi? », protestaient-ils. « Parce que je l’ai décidé », répondais-je. Et quand ils continuaient à plaider leur cause, j’avais à les prendre à part pour les réprimander. Je leur expliquais que, comme c’était moi le père, je me rendais mieux compte de la situation globale et que je me rendais compte de problèmes auxquels mes enfants n’auraient jamais pensé. Peut-être que ma réponse négative faisait inévitablement de la peine à leur ami, mais peut-être que j’avais organisé une fête surprise pour mon enfant que je ne voulais pas annuler, ou peut-être que je voulais simplement que nous restions en famille ce soir-là. Peu importait mes raisons, ils devaient me faire confiance, simplement parce que je suis le parent, le plus âgé, le plus avisé et celui qui voit le plus loin. Et, parce que j’aime mes enfants, qu’ils le savent et que je le leur montre, je pourrais un jour leur expliquer ce pourquoi. Peut-être pas.

Pourquoi ai-je dû attendre trois ans avant de découvrir que j’avais besoin de pardonner Dieu de ne pas avoir  protégé mon fils? Pourquoi Dieu n’a-t-il pas protégé mon fils? Mais il est Dieu. Il existe.  Il voit plus large et plus loin que moi. Je choisis de lui faire confiance. Il n’est ni fou, ni malveillant. Il veut réellement le mieux pour moi. Il m’aime d’un amour parfait. Il voit le moindre de mes mouvements et il sait tout ce qui m’arrive et tout ce qui m’arrivera. Alors, je n’ai rien à craindre. Je suis entre de bonnes mains, des mains compatissantes.

Je suis allé dans ces mains par choix. Dans leurs débats sur l’existence de Dieu, les philosophes professionnels sont plus habiles que moi pour écrire l’importance du choix et de la liberté. Et pourtant, je sais et je peux dire que l’amour de Dieu est gratuit. Il nous suffit de le recevoir. Il nous suffit d’ouvrir notre cœur. J’avais raison: mon fils appartenait d’abord à Dieu. Puisque Dieu nous a créé, il a tous les droits sur nous. Alors, il n’existe pas de meilleur soin que celui prodigué par le Dieu qui nous a choisi et qui nous aime. Il nous a laissé ce libre choix pour que nous puissions venir à lui de notre plein gré, de notre propre choix. Il est juste là, à attendre de déverser son amour, sa paix et sa joie sur nous et de prendre tous nos fardeaux.

Dieu a déjà supporté le pire. Quand son fils Jésus-Christ est mort sur la croix, il a pris avec lui toute la culpabilité de nos péchés. Ainsi qu’il le dit dans la Bible: « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. Prenez mon joug… Car mon joug est doux, et mon fardeau léger »(Matthieu 11.28-30). Jésus était Dieu et parce qu’il était Dieu, il a été capable de porter le fardeau du monde comme une mouche sur le dos d’un chameau. C’était facile pour lui. Il veut porter nos fardeaux; car ils ne pèsent pas lourd sur sa charge. Il réclame le privilège de supporter nos soucies, nos problèmes et nos peines. Et alors qu’il peut porter nos fardeaux avec des sauts de joie, une toute petite particule de peine, de souffrance ou d’anxiété peut nous détruire. Et nous détruira. Me tuait.

Dieu en Jésus-Christ est le cardiologue qui nous croise et supplie de nous aider. Car nous sommes littéralement en train de mourir de crise cardiaque. Il est en train de nous supplier de lui faire confiance, de nous remettre entre ses mains expertes. Et nous le repoussons si souvent avec la dernière once d’énergie qui nous reste en disant: « Non, je n’ai pas besoin de toi. Cela va passer. Je guérirai tout seul. Ou quelqu’un d’autre viendra et me guérira. »

N’attendez pas plus longtemps. Dites-lui tout simplement que vous l’acceptez. Tournez-vous vers lui et demandez-lui pardon pour votre refus et votre belligérance. Pardonnez-lui si cela est nécessaire, et découvrez alors le flot d’amour dont il va remplir votre cœur.

Regardez comment vous vivez. Quels qualificatifs emploieriez-vous pour qualifier votre vie? Contente? Précipitée? Excitante? Stressée? Allant de l’avant? Rattachée au passé? Pour beaucoup d’entre nous, c’est parfois tout cela. Il y a des choses que nous rêvons de faire un jour et celles que nous aimerions bien oublier. Dans la Bible, il est dit que Jésus est venu pour rendre toutes choses nouvelles. A quoi ressemblerait votre vie si vous pouviez faire table rase du passé et repartir à zéro?

Vivre avec espoir

Si vous recherchez la paix, il y a moyen d’équilibrer votre vie. Personne n’est parfait ou vie parfaitement. Mais chacun de nous a la chance d’expérimenter la grâce parfaite à travers une relation personnelle avec Dieu par son fils, Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires