Une bonne fille Dinka

Auteur: Gemma (Gigi) Koul

« Voilà Gigi. C’est encore elle! »

Je savais ce que l’on dirait à l’Ambassade du Soudan. J’avais été la coordinatrice de Sudanese Women Voice for Peace (La voix des femmes soudanaises pour la paix) et nous venions de distribuer des tracs à la Conférence de 1994, International Conference on Population and Development (Conférence internationale sur la population et le développement) du Caire. La délégation soudanaise n’avait pas apprécié notre intervention et nous nous étions menacées. Nous nous étions enfouies en courrant, mais l’ambassade savait que j’y avais été.

Ce n’était pas la première fois que je leur donnais du fil à retordre. J’avais quitté mon pays pour l’Egypte à cause de la guerre civile. C’était difficile pour moi d’obtenir l’argent dont j’avais besoin pour aller à l’université parce que j’étais originaire du sud du Soudan et que le gouvernement étais dans le nord. Quand on allait à l’Ambassade du Soudan, on s’entendait répondre : « Oh, vous êtes du nord, pas de problème. Ah, vous êtes du sud ? On ne sait pas comment vous êtes entrée en Egypte. »

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Finalement, j’ai pu obtenir de l’argent, mais j’ai eu des problèmes à la fac quand le recteur m’a interdite l’accès aux examens. Je suis allée demander de l’aide à l’Ambassade du Soudan, mais ils ne m’ont pas aidée parce qu’ils ne voulaient pas avoir de mauvaises relations avec les égyptiens.

Alors, j’ai porté plainte. J’ai poursuivi le gouvernement égyptien et j’ai gagné. J’ai obtenu mon transfert à l’université du Caire pour y terminer mes études. L’ambassadeur du Soudan m’a convoqué dans son bureau pour m’exprimer sa colère, car il était furieux. Je suis devenue secrétaire pour les étudiants soudanais afin de les aider quand ils rencontraient le même genre de problèmes que ceux que j’avais eu. L’Ambassade du Soudan ne m’avait pas oubliée. Ils ont essayé de saboter mon avenir, mais mon Dieu avait tourné les choses à mon avantage.

Car voyez-vous, j’avais toujours cru en Dieu et je m’étais toujours appelée chrétienne. J’allais à l’église régulièrement, mais la vérité est que j’étais comme tous les autres. J’essayais de me faire plaisir et je remplissait mon emploi du temps avec toutes sortes de choses. Un jour, mon amie Jane m’a invitée à une étude biblique. J’y ai appris que ce que je croyais être chrétien ne l’étais en réalité pas. Ensuite, j’ai compris que quelque chose me manquait – et c’était sérieux ! Mais je ne savais pas quoi exactement.

Je me suis demandé : « Qu’est-ce que je pourrais faire maintenant ? » Peut-être qu’en lisant ma bible et en allant régulièrement à des études bibliques je ferais ainsi de bonnes choses et que je deviendrais alors une « bonne fille » et que tout serait OK. Comme j’étais du sud du Soudan – où il y a beaucoup de chrétiens – et de surcroît d’une tribu Dinka, j’avais une idée précise de ce qu’était une « bonne fille ». Dans ma tribu, une jeune fille devait rester vierge. Je pensais que, puisque je ne fréquentais pas de garçon, tout allait bien. Mais la Bible m’a dit : « Pas encore, Gigi. Ce n’est pas suffisant. » Alors j’ai essayé d’être bonne avec les gens. Dans mon esprit, je le faisais pour que les gens puissent dire, « Gigi est une bonne fille. » Je faisais de mon mieux pour devenir une bonne personne. Mais cela ne suffisait pas. Quand je mentais, je me sentais si coupable que je me disais, « Dieu ne m’aime pas aujourd’hui. »

Une nuit de 1989, Jane m’a invité à dormir chez elle. Il y avait là sur une petite table une petite brochure appelée Les Quatre Lois Spirituelles. J’ai pensé : « Je ne savais pas qu’il n’existait que quatre lois spirituelles. » C’était en anglais, mais c’était petit et c’était intéressant. J’ai commencé à le lire avant de m’endormir.

Croyez-moi, c’était la première fois que j’entendais dire que Dieu m’aimait. Et pas seulement les jours où j’étais une « bonne fille ». Mais cela me posait un problème. Comment Dieu pouvait-il m’aimer ?

La deuxième loi disait que l’on se séparait de Dieu en péchant. Mais qu’est-ce que c’était un péché ? Cette question me travaillait.

J’ai appris que le péché n’est pas seulement une action, mais aussi un comportement. Mais que pouvais-je faire avec toutes mes mauvaises attitudes ? N’y avait-il pas moyen d’être bon ? C’est ce que m’a expliqué la reste de ces quatre lois. Si j’acceptais Jésus-Christ dans ma vie, je pourrais alors expérimenter Son pardon. Et Il me changerait.

A la fin de la brochure, il y avait une prière. Il était demandé si c’était le désir de mon cœur. Je savais que ça l’étais. J’ai relu la prière plusieurs fois, parce que c’était en anglais. Je voulais être certaine de bien comprendre chaque mot et de bien les intégrer. Le message de cette brochure m’avait enthousiasmée, mais je voulais prier cette prière avec mon cœur. C’était quelque chose comme :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te demande d’y entrer en tant que mon Seigneur et Sauveur. Prends le contrôle de ma vie. Merci de m’avoir pardonné mes péchés et donné la vie éternelle. Fais de moi la femme que tu veux que je sois. Amen.

C’était Dieu lui-même qui manquait dans ma vie. Quand j’ai demandé à Jésus de venir dans mon cœur, j’ai commencé une nouvelle vie. Plus de mensonges. Plus besoin de tourner en rond. Dieu m’avait donné de nouveaux objectifs et de nouveaux désirs.

Le fait d’avoir Jésus dans ma vie n’a pas éliminé d’un seul coup tous mes problèmes – j’ai encore eu pas mal de difficultés. Mais Jésus-Christ était toujours là pour m’aider. Les tracs que nous avions distribué à la conférence du Caire dénonçaient les conséquences de la guerre civile au Soudan, particulièrement pour les populations vivant dans le sud du Soudan. Je vivais en Egypte sans les bons papiers et mon ambassade ne voulait pas renouveler mon passeport. Ils m’appelaient souvent, mais je savais que c’était dangereux.

Par la suite, les Etats Unis m’ont accordé le statut de réfugiée. Grâce à mon travail avec les réfugiés, mon mari et moi avions des contacts avec le consulat du Canada, ce qui nous a permis d’aller au Canada. Maintenant, nous faisons confiance à Dieu pour cette nouvelle vie dans un nouveau pays.

Vivre avec Jésus dans ma vie, c’est comme être au bord de la mer Méditerranée en Egypte. Si vous vous relaxez et ne bougez plus dans l’eau, vous allez vous mettre à flotter. Si vous paniquez, vous allez couler. Je me débattais toute seule pour être une « bonne fille », mais je n’y arrivais pas. Alors que maintenant que je me repose dans la main de Dieu, Il me soutient.

Est-ce que vous êtes en train de vous débattre toute seule ? Est-ce que vous êtes en train de couler au lieu de flotter ? Cela peut changer. Tournez-vous vers Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

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