Déjà grand-mère?

Auteur: Joan Giesbrecht

par Joan Giesbrecht, traduit de l’anglais par Alix Rouvinez

joan-haydenCela fait maintenant plusieurs années, mais je vois encore ma fille au beau milieu de la cuisine en train de me dire,  « Maman, contente-toi de l’accepter ! »

Ma réaction initiale aux paroles d’Amber fut, « Oui, ça c’est facile à dire pour toi ! »  Mais à peine quelques secondes plus tard, je me mis à penser « Elle a raison.  Je n’ai pas vraiment d’autre choix. »  Avec ce choix d’accepter, nous avons connu l’angoisse mais aussi énormément de joie, lorsque nous en sommes venus à reconnaître la bénédiction de Dieu dans le chemin que nous avons parcouru jusqu’à la venue de notre précieux petit-fils.

Le début de l’aventure

Tout cela commença avec un coup de fil et un message laissé sur notre répondeur.  C’est à ce moment-là que nous apprîmes d’Amber qu’elle attendait un enfant.  Elle venait tout juste de fêter son dix-huitième anniversaire une semaine plus tôt et était en train de compléter ses derniers mois de terminale.  Lorsque je sortis de sa chambre avec la nouvelle de sa grossesse résonnant encore à mes oreilles, les larmes me montèrent aux yeux alors que je devins la proie d’une multitude d’émotions.

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Je ne peux pas décrire de façon adéquate la tristesse immense, la culpabilité, le sentiment d’échec, la peur, la honte, la blessure ressentie, et les « oh, si seulement » qui m’assaillirent. N’avais-je pas prié depuis qu’elle était toute petite qu’elle se marierait avec un homme juste ?  Ne lui avais-je pas enseigné depuis sa plus tendre enfance que l’amour mène au mariage, et que c’était après le mariage que les enfants venaient ?

Lorsqu’elle était petite fille, je pouvais lui faire un bisou et un câlin, calmer toutes ses douleurs et guérir tous ses bobos.  Et maintenant, à mon grand désespoir, je me retrouvais impuissante.  Toutes sortes de pensées me traversèrent l’esprit.  Peut-être y avait-il eu une erreur…peut-être fera-t-elle fausse couche.  Mais lorsque le test sanguin confirma sa grossesse et que les jours firent place aux semaines, il devint évident que sa grossesse finirait par produire un bébé.

Reconnaître notre perte

L’automne précédent, Amber avait fait volte-face.  L’étudiante délinquante était devenue studieuse et voulait finir ses études secondaires.  La jeune fille qui aimait tellement s’amuser avait fait bien des efforts pour obtenir un travail et se distancer de beaucoup de ses anciens amis.  Notre espoir était revenu à la vie !  Mais maintenant, ceci…  que s’était-il passé?  Il y avait tellement de questions sans réponse en moi.

A mi-chemin dans la grossesse d’Amber, mon mari et moi prîmes part à une retraite-repos.  C’est lors de cette retraite que je réalisai que ce que je traversais était un processus de deuil.  Et qu’en fait, je faisais le deuil non seulement des pertes d’Amber, mais aussi des miennes.

  • Je faisais le deuil de l’espoir de voir ma fille tomber amoureuse, se marier et attendre avec impatience la naissance de son premier enfant.  Tous ces rêves qu’une mère forme dès le moment où sa fille vient au monde!
  • Je faisais le deuil de la joie que j’aurai eu à répondre à l’annonce de ma fille : « Maman, j’attends un enfant. »  Au lieu de cela, mon cœur était plein d’une profonde tristesse, de culpabilité, de colère, d’incrédulité, de douleur et de confusion.
  • Je faisais le deuil de la joie d’annoncer à ma famille et à mes amis que j’allais être grand-mère.  Au lieu de cela, je me sentais toujours obligée de rajouter des parenthèses lorsque j’annonçais la nouvelle à mes connaissances.
  • Je faisais le deuil de toute l’excitation qui accompagne la préparation à la venue d’un bébé, puisqu’Amber changeait continuellement d’avis entre faire adopter son enfant et le garder.  Je m’attendais à ce que ses émotions à elle fluctuent, mais je n’avais pas anticipé la fluctuation proportionnelle de mes propres émotions alors que je commençais à m’attacher de plus en plus à cette nouvelle petite vie.
  • J’étais en deuil alors que je contemplais Amber compter ses propres pertes.  Je n’oublierai jamais le jour où elle éclata en sanglots en plein magasin alors que nous regardions toutes les magnifiques robes de soirée qu’elle ne pourrait jamais porter à son bal de fin d’année.  Pendant ce temps, sa sœur jumelle était en train de choisir quels ‘souliers de verre’ iraient le mieux avec sa ‘robe de Cendrillon’.  J’agonisai pour Amber alors que sa sœur planifiait son avenir à l’université pour poursuivre ses rêves alors qu’elle devait mettre les siens de côté.

Pouvoir formuler ces pertes et les voir ainsi validées m’aida énormément dans mon processus de deuil.

Au tout début de la grossesse d’Amber, nous dûmes vraiment scruter l’horizon de toutes nos forces pour apercevoir le rayon de soleil proverbial après la pluie, mais au fil des mois, nous fûmes sidérés de voir la bonté de Dieu à notre égard. Lorsqu’Amber me dit qu’elle voulait assister à la cérémonie de remise des diplômes pour sa classe, je frémis intérieurement.   « Ils ne font pas de robes de soirée pour les adolescentes enceintes.  Ne se sentira-t-elle pas encore plus à part des autres si elle ne porte pas de jolie robe ? »

Mais le Seigneur nous bénit de façon incroyable.  Un dimanche matin, quelqu’un me salua avec ces paroles : « Pendant toute la semaine, j’ai senti que je devrais vous offrir de coudre quelque chose pour vous.  Je suis une couturière professionnelle. »  Cette dame créa une superbe robe pour Amber.  Lorsque celle-ci l’essaya, elle s’exclama : « Je me sens comme une princesse ! »

Trouver la joie au sein de notre réalité

Alors que je choisissais des photos d’Amber et de Natasha de lorsqu’elles étaient encore des bébés pour préparer la célébration de la fin de leurs études secondaires, des larmes me vinrent aux yeux lorsque je me rendis compte que mon rêve de les voir finir ces études ensemble se réaliserait.  Lorsque j’avais entendu la nouvelle de la grossesse d’Amber pour la première fois, j’avais pensé que cela ne pourrait jamais arriver.  Mais Dieu dans sa souveraineté pourvut un enseignant incroyablement flexible et encourageant qui lui donna complète liberté de finir son travail à son propre rythme.

Quelle bénédiction d’avoir pu faire partie de l’aventure avec Amber depuis le tout début.  Non seulement ai-je pu être présente à chaque rendez-vous médical, à chaque échographie (quelle joie de voir son petit bébé bouger dans tous les sens!), mais je pus aussi aider Amber lorsque notre petit-fils vint au monde.

Lorsque le temps vint, je fus entièrement prête à être grand-mère.

Ces sentiments de tristesse immense, de culpabilité et de peur eurent l’air d’un simple cauchemar lorsque nous tînmes finalement notre précieux petit-fils dans nos bras, et lorsque nous contemplâmes sa mère prendre soin de lui avec tendresse.  Nous ne pouvons imaginer notre vie sans lui. Notre vie a-t-elle changé ?  Tout-à-fait !!  Tous les jouets que j’avais mis de côté et une bonne quantité de nouveaux jouets sont maintenant éparpillés dans notre salon.  Il y a à nouveau des ornements en forme d’empreintes digitales au beurre de cacahuètes sur nos murs.  Lorsqu’Amber s’en va travailler le matin, j’ai à nouveau un enfant en bas âge à la charge – une étape que je pensais avoir franchie il y a longtemps.  Et il y a aussi les défis de nature émotionnelle.

Puisqu’Amber et Hayden vivent avec nous, il y a le défi d’apprendre à laisser notre enfant maintenant adulte être parent. Et le défi de découvrir comment être les grands-parents d’un enfant qui semble être notre enfant à nous.  C’est un apprentissage pour tous.  Mais tout comme Dieu nous a donné la force de nous accoutumer à la grossesse d’Amber, il nous aide non seulement à tenir le coup, mais aussi à apprécier cette nouvelle étape de notre vie.

Cette aventure, laquelle débuta avec une grossesse inattendue, est loin d’être terminée. Ce n’est pas un chemin facile qu’Amber a choisi de poursuivre.  Mais nous nous réjouissons de voir la provision continuelle de Dieu pour elle, les choix sages qu’elle fait et à quel point elle est une bonne mère pour Hayden.  La fidélité de Dieu nous encourage tous lorsque nous considérons l’avenir.

Après avoir pris une année de congé de maternité, Amber s’est inscrite dans un programme d’éducation parascolaire.  L’automne dernier, elle a été embauchée en tant que professeur spécialisé pour les enfants en difficulté dans une école privée de notre communauté et elle continue à s’impliquer dans un programme de jeunes mamans en tant que participante, où elle encourage et sert de modèle à plusieurs des mères encore plus jeunes qu’elle.

Je ne sais pas comment j’aurais pu m’embarquer dans cette aventure sans connaître l’amour et la fidélité de Dieu.  Je sais que Dieu m’aime, ainsi que ma fille et mon petit-fils.  Rien ne pourra jamais changer cela.  Et vous, savez-vous à quel point Dieu vous aime ? Il a donné son propre Fils pour que nous puissions le connaître.  La Bible nous raconte comment Dieu s’est rapproché de nous, nous aimant avant même que nous le connaissions, nous rachetant de nos circonstances, de nos propres choix, ainsi que des choses que nous n’avons pas choisies.  Dieu vous aime énormément, et vous pouvez dès à présent connaître la paix qui vient de lui.

Il y a des choses dans la vie dont nous pensons qu’elles ne pourront jamais être réparées. Si vous avez déjà ressenti cela, il y a de l’espoir pour vous.  Jésus peut apporter la guérison à quelle que soit la situation.  Dieu a donné son Fils Jésus-Christ sur la croix pour mourir pour nos péchés pour que nous puissions être renouvelés et développer une relation personnelle avec lui.

Vous pouvez recevoir le Christ par la foi dès à présent à travers la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

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3 réponses à “Déjà grand-mère?”

  • Mamy Mwanza says:

    Je suis contente de vous lire car c’est depuis 2002 que je lis vos articles. Je suis chrétienne et équipiere avec Campus pour Christ/RDC.
    Cet article: déjà grand-mère? m’a beaucoup touché car il y a seulement une et demi que nous sommes entrain de vivre la même situation avec notre fille ainée de 19 ans, étudiante. Le Seigneur est entrain de fortifier et de nous donner des directives à suivre pour parfois prendre des decisions impopulaires pour les autres mais salutaires pour notre communion en Jésus-Cchrist. Cet article vient nous fortifier de ne pas perdre l’espoir car nous avons investi beaucoup d’énérgie pour ses études mais maintenants nous vivons tous les sentiments que Joan est entrain de decrire. Vraiment c’est comme si il est entrain dans les coeurs de mon mari et moi pour y puiser le contenu morose pour en decrire.
    Dieu nous éclaire par cet article: Nous encourageons notre fille à continuer avec ses études. Que cet incident combien amère ne l’empeche pas à réaliser ses embition. Nous sommes soudés à trois(son père, elle et moi)pour planifier ensemble son avenir et celui de l’enfant qui naitra.Nous avons refusé de la confier à l’auteur de la grossesse.
    Priez pour nous pour que Dieu nous accorde la victoire dispoble en Christ.
    Merci

  • BELKHIR CHRISTINE says:

    je profite de ce site de discussion pour dénoncer un drame censuré ma fille a été enlevée à l’age de douzes ans par cinq intervenants d’états qui l’on séquestré au sein du cms de st auban là ils l’ont allongé par terre éttouffée et de la peur ma fille s’est défenestrée elle n’a été retrouvée que tard dans la nuit en état de traumatisme. CET 2V7NEMENT FAIT SUITE 0 UN HARCELLEMENT DE HUIT ANS 0 SON ENCONTRE CAR ELLE était devenue un enjeu politique d’ailleurs le but de ces gens là était de la faire disparaitre. Je demande à ce que justice lui soit rendue, et je mènerai mon combat jusqau’au bout c’est un appel à la solidarité que je lance et aux médias TEL 0620999921 il faut savoir que l’an dernier un homme est venue pour nous tuer et je sais qu’il y a un contrat sur nos tetes donc mon nom est belkhir christine le prénom de ma fille est Marine elle est maintenant agée de treizes ans et demi vous etes au courant s’il nous arrivait malheur

  • BELKHIR CHRISTINE says:

    toutes les tentatives les plus sournoises de déstabilisations sont pratiqués contre nous car on abdique pas on veus faire connaitre ce drame à la france entière pour etre sur que plus jamais un enfant ne vive ce calvaire il faut savoir que Marine remet en cause dans son historique des institutions telles que le conseil général l’ase la défence à l’enfance les assistantes sociales les associations d’entraides aux enfants ne leur faites donc jamais confiance et n’éyez pas peur des abus de pouvoir de ces gens là ils n’ont de pouvoir que ceux qu’on veut bien leur donner il vivent grace à la misère des familles c’est des morpion j’ai réussit à faire connaitre mon histoire à un niveau national et là par contre on m’a soutenue se qui me fait etre convaincue de l’intègrité de notre chef d’état que j’affectionne beaucoup car j’ai sentit qu’il aimait les enfants qu’il a du coeur et qu’il est droit mon papa me l’avait dit et il avait raison mr SARKOSY est un homme juste clairvoyant et je ne dit pas celà parce qu’il est président car s’il avait été tordu je l’aurait dit aussi au point ou j’en suis je n’ai plus peur de rien, et l’hypocrisie n’est pas mon fort mais ce qui fait que je voterai encore pour cet homme c’est sa tolérence j’ai rarement ressentit chez un humain une tolérence et une patience telle et çà seul un homme gentil le possède et je trouve que les français sont ingras car il mérite beaucoup plus de reconnaissance il est touché par la pauvreté et çà se sent c’est un homme à respecter je le soutiendrai jusqu’au bout.

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