De défaite en victoire

Auteur: Jeannette Inman

«Je suis désolé, mais ça ne marche pas avec vous.»

Les mots transpercèrent mon cœur comme des coups de poignard glacé.

« Une infirmière doit pouvoir bien communiquer avec ses malades. Comment quelqu’un qui est malade ou mourant peut-il être réconforté si vous vous écroulez au moindre coup de vent? A moins d’un miracle, vous échouerez dans les semaines qui viennent. »

Mes yeux piquaient alors que j’essayais de retenir mes larmes. Mes professeurs avaient raison : « Je n’avais aucune confiance en moi lorsque j’étais avec d’autres gens. » Mais personne ne savait combien je m’efforçais! Je voulais tellement être une bonne infirmière, mais cela ne semblait pas marcher. Je voulais prendre un nouveau départ, mais j’échouais.

Bien que j’avais eu une enfance normale, les expériences que j’avais traversées adolescente m’avaient humiliée, rendue perplexe et laissée en retrait avec un amour propre au niveau zéro.

A treize ans, j’avais changé d’école et j’en avais été bien contente. Jusqu’à cette journée de janvier.

En allant chercher mes livres dans mon casier, j’avais rencontré quelques camarades de classe. Mes nouveaux « amis » me tabassèrent.

Ça n’aurait pas été trop difficile pour moi de digérer cette trahison si l’attention négative s’était vite dissipée. Mais au contraire, la situation empira. Je fus surnommée la « chauve-souris » et mes camarades de classe faisaient un écart quand ils me voyaient. Petit à petit, de plus en plus d’élèves se mirent contre moi. On me poussait dans les couloirs, on me tapait sur la tête avec des objets et j’étais souvent bombardée de boulettes de papier pendant les cours.

Dès réception de mon diplôme, je déménageai le plus loin possible pour essayer de me refaire un nom en tant qu’infirmière respectée.

Mais même maintenant, à entendre mon professeur, il était évident que ces années de rejet m’avaient beaucoup marquée. Ne sachant pas ce qu’était l’amitié et n’ayant jamais compris ce qu’était une conversation sensée, je ne savais ni comment réconforter mes malades, ni comment parler à mes collègues. Je lâchais mes questions et mes commentaires sans réaliser l’effet de mes mots sur les autres. Je faisais des gaffes dans des situations délicates, ce qui causait pas mal de désarroi dans mon entourage. Mes parents ne pouvaient comprendre comment j’étais capable d’avoir de si bonnes notes en classe et dans la pratique être une si mauvaise infirmière.

N’ayant personne à qui demander conseil, et certaine de faire honte à ma famille si j’échouais à l’école, je décidai qu’il ne me restait plus qu’une seule chose à faire. À moins d’un « miracle », je me suiciderais.

Le jour suivant, la cafétéria de l’hôpital était particulièrement bondée. Une fille, la vingtaine bien passée, me demanda si elle pouvait s’asseoir à côté de moi parce qu’il n’y avait plus de tables libres. Pendant que nous mangions, elle me parla d’un groupe de célibataires qu’elle était en train d’organiser. Elle me demanda si j’étais intéressée. J’étais trop déprimée pour penser à rencontrer d’autres gens, mais pour être polie, j’ai accepté son numéro de téléphone.

Ce soir-là, je fus incapable de me concentrer sur mes devoirs. Pourquoi investir tout ce temps et toute cette peine pour de toute façon me planter à l’examen ? Peut-être avais-je besoin de quelqu’un sur qui m’appuyer. Peut-être… avais-je besoin d’un petit ami. J’ai composé le numéro que la fille de la cafétéria m’avait donné. Elle est venue me prendre le vendredi soir pour aller à la réunion. Dès notre arrivée, je me suis sentie très mal à l’aise. Cela se passait dans une église. En tant qu’athée, j’espérais ne pas me retrouver au beau milieu d’un « truc religieux ». Quelques minutes plus tard, je me suis rendu compte que la réunion pour célibataires était en fait une étude biblique pour célibataires. J’étais furieuse. Mais, au fur et à mesure que la soirée s’avançait, beaucoup de personnes vinrent me saluer avec l’air de vouloir me parler. Ma colère fit place à un étrange sentiment de « est-ce possible ? »

La semaine d’après, j’étais en train de me demander si je devais retourner au groupe de célibataires. Après tout, je ne m’intéressais absolument pas à la religion. C’est alors que j’ai reçu un coup de téléphone. Une des filles m’appelait juste pour dire « Bonjour ». « C’était comme ça, avoir une amie? » me demandais-je.

Une personne différente animait cette seconde réunion. Cet homme commença par lire la Bible, et pour une raison étrange, les mots trouvaient un sens en moi. La Bible m’était toujours apparue comme un étrange mélange de mots mystérieux et je la considérais trop archaïque pour avoir un intérêt quelconque. Mais ce soir-là, pour une raison ou pour une autre, celle-ci devenait comme vivante pour moi. Je suis rentrée à la maison déboussolée non seulement à cause de la pertinence soudaine de la Bible par rapport à ma vie, mais aussi parce que je ressentais un étrange sentiment d’appartenance.

Cependant, la nuit suivante, c’était samedi et j’étais toute seule dans mon dortoir. J’ai essayé de dormir, mais j’étais paralysée par la peur des semaines à venir. J’avais essayé comme je pouvais de surmonter mon manque de confiance et de tact, mais plus j’essayais, plus j’échouais. Des projets de suicide hantaient mon esprit : comment?, où?

Et puis, pour une raison que j’ignore, j’ai commencé à réfléchir à la réunion à laquelle j’avais participé la veille. C’était le premier endroit dont je pouvais me souvenir où je m’étais sentie acceptée sans condition. Ces gens étaient différents de tous ceux que j’avais rencontrés auparavant. Je me demandais pourquoi.

Peut-être m’étais-je trompée pendant toutes ces années? Peut-être que Dieu existait vraiment.

Ça, je ne le savais pas, mais je savais que ma façon de gérer ma vie aurait tôt fait de me mener à la destruction. Je l’ai supplié : « Oh, Dieu, je ne sais même pas si tu existes! Mais si c’est le cas, veuille m’entendre. Prends la direction de ma vie. Je ne peux rien faire correctement. Conduis ma vie comme tu le souhaites. Je te la confie. » C’est alors que pour la toute première fois, j’ai ressenti un sentiment de paix et d’assurance m’envahir comme une chaude couverture enveloppe un nouveau-né sans défense.

Au cours des jours et des semaines qui suivirent, je commençai à lire la Bible. En lisant la vie de Jésus, je me suis mise à pleurer lorsque j’ai compris que, alors que je n’avais vécu que rejets et échecs pendant des années, Jésus avait ses bras grand ouverts pour me recevoir en tant que son enfant et pour me guider avec douceur dans cette vie. J’appris que rien ne pouvait me séparer de l’amour de Dieu: aucune personne, aucune situation, aucun échec, aucun péché. Il m’aimait de toute façon! Tout d’un coup, la pire marginale de la société se trouvait être aimée et désirée par le Dieu de toute la création.

J’ai remis à Jésus la direction de ma vie, et je lui ai confié les résultats de mon examen. Lorsque je me suis rendue compte de son amour pour moi, je me suis aussi rendue compte de son amour immense pour les autres. Mon attention se déplaça, et au lieu de me soucier de chaque mouvement que je faisais à l’hôpital, je cherchais à savoir comment je pouvais me rendre utile pour ceux que je côtoyais. Mes professeurs remarquèrent que je communiquais complètement différemment avec les gens. Tout d’un coup, je m’intéressais vraiment à ceux qui me côtoyaient et je voulais aider les malades, pas seulement pour être respectée moi-même mais aussi pour les fortifier et les réconforter. J’ai réussi ce semestre-là et j’ai, à la fin, obtenu mon diplôme avec mention.

Ça fait maintenant 17 ans que je suis infirmière. J’ai travaillé dans beaucoup d’endroits. Certaines situations ont été plus difficiles que d’autres, mais une chose est sûre: Dieu n’a jamais lâché ma main. Savoir que Dieu lui-même contrôle toutes choses et qu’il promet de tout arranger pour le mieux, m’a donné une paix et un réconfort pendant les périodes les plus éprouvantes et m’a libérée en faisant de moi une infirmière compatissante plutôt qu’un paquet de nerfs, énervant et instable.

Jésus dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos. »

Si vous n’avez jamais pensé confier la direction de votre vie à Jésus, il se peut que vous vouliez considérer cela maintenant. Lisez sa parole, la Bible, et vous découvrirez que Jésus est un Dieu d’amour et de compassion et qu’il aime particulièrement ceux qui sont las et rejetés. Si vous lui faites confiance, il peut même transformer les moments les plus sombres de votre vie.

Avez-vous été blessée par des relations? Souhaiteriez-vous être différente? C’est possible. Vous pouvez connaître l’amour et la paix véritables à travers une relation personnelle avec Jésus-Christ. Il vous suffit de le lui demander.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre cœur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

 

Print


Aucun commentaire

Afficher vos commentaires