Ma propre décision

Auteur: Joy Youssef

Ayant grandi à Alexandrie, en Egypte, dans une famille aisée, avec mes parents, mes sœurs et mon frère, je n’avais pas à me plaindre. Mon père avait travaillé de nombreuses années pour une compagnie pétrolière avant de devenir le directeur de l’Ecole Américaine d’Egypte.

Dans un sens, j’étais comme les étudiants étrangers et anglophones qui fréquentaient l’école de mon père. Ils avaient un lieu sûr où ils pouvaient être avec d’autres gens qui avaient quelque chose en commun avec eux. Je plaçais ma sécurité dans la foi de mes parents.

Ma famille était chrétienne, tout comme environ 8 à 10 pour cent de la population égyptienne. Notre famille avait été chrétienne depuis de nombreuses générations.

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Nous savions que nous étions différents de la plupart des autres gens de notre pays, mais cela ne posait pas de problèmes. Personne ne pouvait dire : « Je vous hais ! » Maintenant, cela a beaucoup changé, mais ça c’était il y a quinze ou vingt ans. Nous avions notre propre communauté et j’étais heureuse comme ça.

Mon père était un des responsables de notre église où nous passions beaucoup de temps. J’étais fier d’être une fille sage. Je ne faisais jamais rien de mal. Je n’avais pas de mauvaises pensées. J’allais bien.

Mais lorsque je devins adolescente, je pris conscience que suivre simplement ce en quoi mes parents croyaient ne me suffisait pas. Il me manquait quelque chose et je ne savais pas ce que c’était. Je ne savais pas non plus où le trouver.

Puis mon frère participa à une retraite d’une semaine. Quand il revint, je ne pus presque plus le reconnaître. Il était si différent. Il avait toujours eu un mauvais caractère, mais maintenant c’était l’opposé!

Je finis par lui demander ce qui s’était passé. Il m’a répondu d’une voix calme et douce: «Veux-tu vraiment savoir ce qui m’est arrivé?» Quand je lui ai dit que oui, il m’a annoncé qu’une autre retraite était prévue prochainement et qu’il demanderai au responsable si je pourrais venir.

A la retraite, le tout premier jour, le conférencier commença à parler de quelqu’un qui me ressemblait beaucoup. «Ne pensez pas que, parce que vous êtes bon ou parce que vous vous considérez comme chrétien, vous n’avez pas besoin de Jésus-Christ dans votre vie.» Je n’étais pas sûre de ce qu’il voulait dire, mais je voulais le savoir.

Plus la retraite avançait, plus je réfléchissais à cette phrase. Peut-être qu’il ne parlait pas de moi, me disais-je. Peut-être qu’il parlait des gens qui font du mal et qui ont besoin de changer leur vie.

Mais il ne cessait de répéter: «Ne manquez pas cette occasion. Vous devez prendre la décision.»

Un soir, comme il se tenait une nouvelle fois devant nous et qu’il nous demandait de nous décider, il nous dit: «Ceux qui veulent donner leur vie à Jésus-Christ,  levez la main et nous allons prier.» Certains levèrent la main, mais je fus un peu timide et je ne voulais pas que quelqu’un pense que je n’étais pas une bonne chrétienne et donc je suis restée assise. Un peu plus tard, le conférencier nous informa que la réunion était terminée.

«Je vais m’absenter un instant, si quelqu’un d’autre souhaite lever la main.»

Je ne pouvais plus rester assise. J’avais compris que c’était la réponse que je cherchais. Il fallait que je décide moi-même ce qui me distinguerait.

J’ai levé ma main et j’ai prié une prière qui était environ la suivante :

“Seigneur Jésus, je veux te connaître. Merci d’être mort sur la croix pour moi. Je te demande de venir et d’être mon Sauveur. Merci de m’aimer, de m’avoir pardonné mes péchés et donné la vie éternelle. Aide-moi à être la personne que tu veux que je sois. Amen.”

Comme mon frère, j’étais maintenant différente. Quand je suis rentrée à la maison, ma mère, mes sœurs et mes amis remarquèrent ce changement en moi. Je n’étais plus aussi têtue que je l’avais été et ne me disputais plus avec tout le monde sans arrêt comme je le faisais avant la retraite. Les petites sournoiseries que mes soeurs faisaient et qui m’énervaient toujours tellement commencèrent à ne plus tellement m’embêter.

Avant d’avoir invité Jésus dans ma vie, j’avais une Bible que je ne lisais pas. Je ne passais pas de temps à parler avec Dieu tous les jours. Après la retraite, j’avais le désir d’en savoir plus sur Dieu et de Lui parler tous les jours. J’étais plus heureuse, ma vie prenait enfin un sens. J’avais enfin ompris en quoi consistait la foi de mes parents.

Depuis, je sens que j’ai grandi dans la grâce et la connaissance de Dieu. Avoir Jésus dans ma vie m’a donné la force de me sortir de tout. Quand mon mari pensa que nous devrions quitter l’Egypte pour aller vivre au Canada, je n’étais pas certaine à 100 %. Même si cela voulait dire que nos deux garçons auraient de meilleurs chances, j’étais toujours très proche de ma famille. Mon mari avait de la famille au Canada, mais pour moi, quitter l’Egypte, cela voulait dire laisser en arrière toute ma famille, tout ce que j’avais toujours connu.

Pendant dix ans, mon mari fit sa demande pour émigrer au Canada et pendant dix ans j’ai prié pour que Dieu fasse ce qui était le mieux pour nous. Finalement, après dix ans, notre demande fut acceptée. J’avais prié que Dieu me donne la force de l’accepter et c’est ce qu’Il a fait.

Maintenant je travaille pour une organisation qui aide les gens à trouver les réponses à certaines des questions que je me posais il y a tant d’années. Je sais que je fais ce que Dieu veut que je fasse. Il me distingua quand je choisis de Le suivre.

Qu’en est-il de vous ? Avez-vous aussi du mal à trouver des réponses dans votre vie ? Vous demandez-vous ce qui pourrait combler ce vide ? Il peut en être autrement. Vous pouvez avoir la paix et la satisfaction à travers une relation personnelle avec Jésus-Christ.

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

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