Faim de vie et de beauté

Auteur: Karen Schenk

faimdevieDéjà toute jeune, je voulais être populaire. Enfant, j’avais beaucoup d’amis et je me sentais bien dans ma peau. Je me sentais très proche de ma famille.

Puis, à l’âge de onze ans, mon monde paisible se transforma en une souffrance confuse. J’ai été la victime d’abus sexuels par un lointain parent. Mon petit frère mourut. Et notre famille déménagea dans une autre province.

Ces évènements eurent pour effet que je me suis mise à me sentir mal dans ma peau. J’avais peur de parler de l’abus à mes parents. J’avais peur de déranger des relations “paisibles” et je justifiais ainsi mon silence – les choses n’étaient pas si graves, me disais-je.

Bien que je faisais partie des gens “in”, mon amour propre était en train de vaciller au moment où j’ai commencé à aller au lycée. Jusqu’au point où j’ai demandé à un garçon que je connaissais d’être un peu cru et de me dire honnêtement s’il me fallait perdre un peu de poids. Il m’a répondu: “Un ou deux kilos, ça serait bien.”

J’ai perdu trois kilos en un rien de temps et je me suis sentie vraiment bien. Je me suis dit que si cela me faisait sentir si bien, alors encore trois kilos de moins ne pourraient être que mieux. Plus je perdais du poids, plus je devenais populaire, j’avais des amis, des petits amis – tout ce dont j’avais très envie. Je me suis mise à assimiler l’amour à la minceur.

J’ai fini par être obsédée par la perfection et je ne me permettais pas d’obtenir moins que des très-bien en classe. Je faisais de l’exercice tous les jours, je courais, je faisais des abdominaux et de l’aérobic pour me débarrasser de toutes les calories que j’avais pu manger.

Six mois plus tard, de sérieux vertiges m’obligèrent à aller voir un docteur. Lorsqu’il m’a dit que je faisais de l’anorexie mentale, j’ai pensé : “Comment quelqu’un qui pèse 48 kilos pourrait-il avoir des troubles de l’alimentation?” Les gens qui entendaient le diagnostic se posaient la même question. Et donc j’ai décidé qu’il me restait un autre domaine où je devais exceller: devenir une véritable anorexique.

Je devins désespérée . . . à essayer d’étudier suffisamment, à faire suffisamment d’exercice et à devenir suffisamment mince. Je ne mangeais souvent que 100 à 500 calories par jour. Finalement, j’ai trouvé que mes méthodes de régime avaient besoin d’un peu d’aide et je pris bientôt jusqu’à 60 pilules laxatives par jour en me forçant à vomir le peu de calories que je consommais.

Durant les neuf années qui suivirent, je luttais, frôlant la mort par deux fois. J’ai été sous surveillance médicale et en thérapie pendant de nombreuses années. Malgré tout, à l’extérieur, je m’efforçais de paraître complètement normale.

Puis j’ai rencontré Cam, une personne merveilleuse que j’avais connu à l’église où il m’apparaissait être un bel homme, avec de l’humour et du charme. Cam aimait Dieu et voulait que tout le monde soit aussi passionné de Dieu que lui. Nous sommes devenus amis et j’ai même essayé d’arranger les choses pour qu’il sorte avec ma sœur. Heureusement que ça ne s’est jamais fait.

Environ deux ans après notre rencontre, mes troubles de l’alimentation avaient atteint leur maximum. Je m’évanouissais souvent. Mon docteur m’appela au travail et déclara qu’il allait me faire hospitaliser.

Après deux semaines d”hôpital, j’étais si frustrée qu’ils me laissèrent partir. A la maison, je m’appliquais furieusement à perdre encore plus de poids. Je faisais de l’exercice plus que jamais, j’abusais des laxatifs et je mangeais très peu – un cracker ou deux par jour et un peu d’eau que je vomissais aussitôt.

Je fus de nouveau hospitalisée, cette fois-ci pour des palpitations cardiaques et une déshydratation aiguë. J’ai vraiment frôlé la mort, cette fois-ci. On nourrissait de force mon corps de 37 kilos, en injectant 3.000 calories directement par un tube dans mon estomac. Mais je vidais le tube dans la poubelle sous mon lit et, dés qu’on me laissait, je faisais de l’exercice furieusement.

Un dimanche matin, alors que Cam et ma famille étaient à l’église, j’étais seule et face-à-face avec moi-même. Alors, j’ai fait une liste des mensonges que je croyais et je l’ai mise en face des vérités que je connaissais au plus profond de mon coeur. Pendant que j’écrivais, je désirais fortement croire à la vérité. Je pleurais et je suppliais Dieu pour qu’il m’aide. J’ai demandé à des amis de prier pour que je puisse enfin connaître la vérité.

Je me rappelle très bien d’un soir, quand j’avais cinq ans, assise avec ma mère dans le salon. Nous avions parlé de comment Jésus était mort pour que nous puissions aller au ciel. Je me souviens avoir demandé à Jésus de me pardonner les péchés et d’entrer dans mon cœur. Ma prière fut environ la suivante:

“Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je te demande d’entrer dans ma vie comme mon Seigneur et Sauveur. Merci d’avoir pardonné mes péchés et de m’avoir donné la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois. Amen.”

Ce fut un moment particulier pour moi.

Bien que j’avais demandé à Jésus d’entrer dans mon cœur lorsque j’étais enfant, les insécurités, la pression environnante et le désir de contrôler ma propre vie avaient modifié ma croyance.

Je me sentais incapable d’avoir un rapport avec Dieu parce que je savais que je détruisais mon corps et j’avais peur de me donner toute entière à Lui. Je sentais que quelque part Dieu permettrait que je devienne obèse et donc j’essayais de lui plaire autrement. J’étais bonne, je faisais des choses que je pensais que Dieu voudrait que je fasse, je lisais la Bible . . . et pourtant, j’étais incapable de donner le contrôle de mon corps à Dieu.

Ce fut à l’hôpital que je rendis le contrôle total de ma vie à Dieu. J’ai demandé pardon pour mon égocentrisme. J’ai demandé à Dieu de m’aider à lui faire confiance pour mon problème de poids.

Après quatre semaines d’hospitalisation, je pesais de nouveau 46 kilos et on me laissa enfin sortir. Une thérapie complète, de l’aide médicale, les prières et l’amour de ma famille et de Cam m’aidèrent à combattre les mensonges pour la vérité de Dieu. Ma santé s’améliora et sept mois après être sortie de l’hôpital, j’épousai Cam. Quelle joie ce fut pour nous ce jour-là et pour tous ceux qui avaient été les témoins de l’amour constant dont Cam m’avait entourée!

Durant les périodes de stress, je retournais toujours à mes habitudes de régime. Ce ne fut que lors de ma grossesse, deux ans plus tard, lorsque je fus confrontée à la terreur de devoir prendre du poids et à la réalité de voir qu’on le perd à nouveau– que je me suis sentie vraiment libérée et guérie.

J’apprécie maintenant la paix qui provient de savoir que le véritable amour n’est pas gagné en ayant un corps parfait et une vie parfaitement organisée. Alors que je pensais qu’amour voulait dire minceur, maintenant je sais que les véritables amour et sécurité viennent d’une relation avec Dieu.

On dit souvent : “Anorexique un jour, anorexique toujours.” Je me bats toujours contre des sentiments de “grosseur”. La différence c’est que maintenant je suis armée pour les combattre. Jésus-Christ remplit le vide de ma vie que je me suis évertuée à remplir toute seule pendant si longtemps. Son amour et Son acceptation répondent à mes besoins et me donnent des forces.

Qu’en est-il de vous ? Avez-vous des problèmes d’amour propre? Etes-vous à la recherche d’un amour sans condition? Cela existe!

Vous pouvez recevoir Christ dès maintenant par la foi, au moyen de la prière.

Prier, c’est tout simplement parler à Dieu. Dieu connaît votre cœur, et il est plus soucieux de l’attitude de votre cœur que des mots que vous utilisez. Voici une prière que nous vous suggérons :

Seigneur Jésus, je veux te connaître personnellement. Merci d’être mort sur la croix pour mes péchés. Je t’ouvre la porte de ma vie et je te reçois comme Sauveur et Seigneur. Prends la direction de ma vie. Merci de pardonner mes péchés et de me donner la vie éternelle. Fais de moi la personne que tu veux que je sois.

Cette prière exprime-t-elle le désir de votre coeur? Vous pouvez la prier dès maintenant, et Jésus-Christ viendra dans votre vie comme il l’a promis.

Une vie nouvelle

Si vous avez invité Jésus-Christ à entrer dans votre vie, remerciez souvent Dieu à ce sujet. Remerciez-le également parce que Christ ne vous abandonnera jamais et parce qu’il vous a donné la vie éternelle. Alors que vous en apprenez plus sur votre relation avec Dieu et combien il vous aime, vous vivrez la vie pleinement.

Pendant des années, Mary a lutté pour garder secret son trouble alimentaire. Elle a enfin décidé d’en parler.

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